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Poecilia maylandi : Molly de Mayland

Poecilia maylandi : fiche poisson pour maintenance et élevage en aquarium.

Description de Poecilia maylandi, Molly de Mayland:

Depuis la révision fondamentale de la famille des Poeciliidae par Rosen et Bailey (1963), désormais sous-famille des Poeciliinae selon Parenti (1981), le genre Poecilia Bloch & Schneider, 1801 est subdivisé en quatre sous-genres: Poecilia, Lebistes de Filippi, Pamphorichthys et Limia. Depuis lors, Rivas (1980) a rétabli Limia au rang de genre, avec comme sous- genres Limia et Odontolimia. Miller (1973) postule un sous-genre complémentaire dans le genre Poecilia, à savoir Mollinesia. Etant donné cependant qu'il n'existe pas de définition précise du genre et du sous-genre, nous donnons encore provisoirement la préférence à la classification de Rosen & Bailey. Le sous-genre Poecilia comprend 15 espèces et une sous- espèce si l'on tient compte du fait que l'hybride naturel nommé P. formosa n'est pas reconnu comme taxon, mais qu'il est désigné selon Schulz (1969), comme Poecilia latipinna x mexicana. L'espèce Poecilia maylandi se range dans ce qu'il est convenu d'appeler le complexe sphenops. Ici,
Poecilia maylandi
Poecilia maylandi
Poecilia maylandi de la localité type près d'Altamirano, Guerrero au Mexique, est décrite dans l'ensemble du complexe sphenops.

Le nom d'espèce voit son éthymologie issue d'un honneur rendu à Hans J. Mayland.

La diagnose de Poecilia maylandi montre une tête grande et pointue et à silhouette allongée. Les mâles dominants ont une dorsale bien développée (fait partie des caractères du dimorphisme sexuel), se prolongeant jusque dans la région caudale. Les deux sexes ont une coloration de base brun-olive, avec 5-6 rangées horizontales de points oranges. Les dents internes des mâchoires sont tricuspides, la cuspide médiane plus longue que les latérales. Le rayon anal (le 3e) du gonopode est muni d'un petit crochet membraneux et le rayon 5 présente une épine de grande taille.

Le description de cette espèce propose un corps allongé à dos élevé, hauteur du pédoncule caudal 4,50-5,50 dans la longueur standard ; les écailles du corps sont grandes, présentant par endroits des micromélanophores. La coloration des adultes est brun-olive, avec 5-6 rangées de points oranges le long des flancs; en fonction de l'incidence de la lumière, les flancs présentent, en plus, des reflets bleu-vert; les écailles de la région dorsale sont brunes; la face ventrale est claire. Les mâles adultes et juvéniles présentent parfois, le long de la moitié supérieure du corps, des rayures verticales sombres, mais peu marquées.

La tête est grande et pointue, la bouche grande, 2,70 à 3,00 fois dans la longueur de la tête; les organes de contact des adultes mâles sont très peu développés, inexistants le plus souvent; le diamètre de l'oeil est de 3,30 à 3,55 fois dans la longueur de tête. La coloration de la tête brun-olive comporte des reflets bleu-vert sur les opercules. Les mâchoires sont bien développées et les dents de la rangée externe de la mandibule et du maxillaire sont grandes et spatulées; les dents internes sont petites et exclusivement tricuspides et présentent des cuspides latérales petites et une cuspide médiane plus allongée. Le premier arc branchial comporte en tout 16-20 branchiospines.

Les nageoires sont bien développées, arrondies aux extrémités; la dorsale des mâles dominants est prolongée en drapeau et chez quelques spécimens s'étend jusque dans la région caudale; la dorsale des femelles est petite et arrondie. Les mâles dominants présentent une dorsale d'un orange intense, légèrement assombrie sur les bords; la dorsale des femelles est légèrement jaune, parsemée de quelques taches ovalaires noires et, en fonction des stimulations, légèrement bordée de noir.

La caudale des mâles est développée en longueur; cette nageoire est munie de petites écailles dans la zone basilaire chez les deux sexes. La caudale des mâles est sombre et bordée d'une large lisière noire et jaune; celle des femelles est habituellement transparente, bordée de noir en fonction des stimulations. Ainsi, l'anale est légèrement jaune, transformée en gonopode chez les mâles à maturité sexuelle. La ventrale est légèrement jaune et dépasse l'anus. La pectorale est arrondie et développée en largeur, sans coloration.

Poecilia maylandi se distingue très nettement, par la combinaison des caractères décrits ci-dessus, de tous les Poecilia connus. Par la forme de la tête, le nombre de rayons dorsaux, le degré de développement du crochet membraneux, la présence d'une épine à la pointe du gonopode, la position relative des rayons anaux 3-5 et la forme de tous les autres éléments du gonopode, ce taxon s'avère appartenir au complexe sphenops. Par rapport aux autres taxa du complexe sphenops, Poecilia maylandi est la seule espèce possédant des dents tricuspides dans les régions postérieures des mâchoires, ces dents se caractérisant par le fort prolongement de la cuspide médiane. L'épine du rayon 5 du gonopode est bien développée et ses dimensions ne sont égalées que par celle de Poecilia mexicana. Si l'on considère les écailles de la série latérale le long de la ligne médiane, cette espèce est celle qui, avec Poecilia chica et Poecilia sulphuraria, en a en moyenne le plus petit nombre. Au sein du complexe sphenops, maylandi est celui qui a le plus petit nombre moyen de branchiospines, ainsi que le plus petit crochet gonopodique au rayon 3. Par rapport à Poecilia butleri, qui semble être l'espèce la plus proche, Poecilia maylandi possède des dents tricuspides, 9 rayons anaux, une plus grande épine et un plus petit crochet à la pointe du gonopode, ainsi qu'un corps plus élancé. Par rapport à Poecilia sphenops, notre espèce présente de plus grandes dimensions, des dents tricuspides à pointe médiane prolongée, un plus petit quotient des mesures (1er rayon de l'anale à centre de l'anus sur centre de l'anus à origine de la ventrale), un indice plus grand de la mesure (1er rayon de l'anale à limite postérieure de l'anus), un plus petit nombre de branchiospines, ainsi que l'absence de rangées de points noirs le long du flanc des femelles. Maylandi se distingue de Poecilia catemaconis par le nombre de branchiospines, la série d'écailles le long de la ligne médiane, le degré de développement de l'épine au rayon 5 du gonopode, la taille et la forme de la dorsale des mâles et les proportions du corps. Par comparaison avec Poecilia mexicana, Poecilia maylandi manifeste la plus grande concordance pour l'ensemble des caractères considérés, avec cependant des divergences: dents tricuspides, absence des pores supraorbitaux et proportions du corps. Notre taxon s'écarte en outre de tous les représentants du sous-genre par ses patrons de coloration. En ce qui concerne les affinités, Poecilia maylandi se range tout près de Poecilia butleri et de Poecilia sphenops, bien que la concordance la meilleure soit avec Poecilia mexicana. Poecilia mexicana présente toutefois une très grande variabilité de ses caractères, de sorte que, par rapport à ses valeurs moyennes, il est tout de même possible de différencier maylandi.

Distribution géographique et biotope


L'Arroyo Chacambero est un cours d'eau lent qui se jette dans le système du Rio Balsas; il charrie en alternance des éboulis, du gravier et du sable (région de roches à agathes). Le locus typicus de Poecilia maylandi se situe au creux d'une vallée; au point de récolte, le cours d'eau a une largeur de 4 à 5 mètres et est divisé en plusieurs lits. A la fin de la saison sèche, il subsiste des flaques que le soleil échauffe considérablement. Ces bassins sont envahis par des algues filamenteuses qui constituent la nourriture de base de Poecilia maylandi. La température moyenne annuelle est voisine de 28 °C. Les environs du cours d'eau sont vallonnés, couverts de buissons épineux et de rares arbres (bois rouge dur). Par endroits, des cultures: plantations de heurtas, de manguiers, de citronniers et de bananiers; çà et là, il y a aussi des champs de maïs. La faune qui accompagne l'espèce maylandicomprend Poeciliopsis balsas Hubbs 1926; Astyanax sp.; des Cichlasoma et Ilyodon lennoni Meyer & Forster 1983.

Fiche de maintenance et élevage de Poecilia maylandi:

Comment maintenir, associer, nourrir, reproduire et élever Poecilia maylandi (Molly de Mayland)? Quels paramètres choisir?

Qualité de l'eau:

Quels sont les meilleurs paramètres de maintenance? Quel type d'eau est préféré?Dans son milieu d'origine, l'eau a un goût fade, pH = 8,0, dureté carbonatée = 10°, dureté totale = 15°. Jusqu'ici, le cours supérieur de Arroyo Chacambero n'a été que peu exploré.

Cohabitation et comportement:

Quel comportement a l'animal? Avec quels autres animaux est-il compatible? Est-il sociable?Comme tous les mollys/guppys, ces poissons vivent en groupe avec une hiérachie dominée par un mâle. Attention à la taille atteinte par Poecilia maylandi dont les femelles (les plus grandes) peuvent mesurer jusque 11 cm! Le mâle qui a servi d'holotype pour la description de l'espèce mesure 70,20 mm.

Alimentation et nourriture:

Comment le nourrir? Quelle alimentation convient le mieux? À quelle fréquence?Une grand partie de l'alimentation est constituée par les algues et les animalcules (infusoires, daphnies, hyalelles, ...).

Données scientifiques sur Poecilia maylandi:

Classification et taxonomie de P. maylandi:
Classe :Actinopterygii
Ordre :Cyprinodontiformes
Famille :Poeciliidae
Sous-famille :Poeciliinae
Genre :Poecilia
Espèce :maylandi
Rang :Espèce
Descripteur :Meyer
Année description :1983
Nom scientifique :Poecilia maylandi
Noms communs :(fr) Molly de Mayland
Origine géographique, abondance:
Habitat naturel :Amérique centrale, Mexique
Continent d'origine :
Abondance :Très rare
Maintenance de P. maylandi:
Maintenance :facile
Volume ou type :Aquarium moyen
Taille :7 à 11 cm
Auteur: anemone-clown, dernière modification le , publié le 02/10/2009. 7705 lectures.
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