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Symphysodon discus : Discus de Heckel, Discus rouge

Symphysodon discus : fiche poisson pour maintenance et élevage en aquarium.

Description de Symphysodon discus, Discus de Heckel, Discus rouge

Le discus rouge Symphysodon discus doit son nom de genre, Symphysodon, signifie symphyse pourvue de dents et le nom d'espèce, discus, indique en forme de disque. Son nom commun Discus de Heckel fait honneur à l'ichtyologiste Jacob Heckel, inventeur autrichien de l'espèce. On parle également de "discus vrai" et on trouve parfois des écritures erronées du nom de genre : symphosidon discus, symphosydon, etc...
Symphysodon discus
Symphysodon discus

Le Discus est originaire du bassin de l'Amazone au Brésil, en Amérique du Sud, près de l'embouchure de la rivière Negro, dans la basse rivière Abacaxis, et dans le cours inférieur du fleuve Trombetas. En aquarium, il dépasse rarement 18 cm (en moyenne), mais peut atteindre 22 cm LS dans la nature.

Clé de détermination des formes du genre Symphysodon :


1-a) 44 - 48 écailles sur la rangée médiane et latérale allant de la base de la tête à la base de la queue : flancs ornés de 9 bandes verticales dont 3 sont plus foncées (la première au niveau de l'oeil, la cinquième, plus large que les autres au milieu du corps et la neuvième à la base de la queue). coloration constituée par un grand nombre de lignes longitudinales alternativement claires et foncées. Yeux bleus: Symphysodon discus Heckel : « Discus vrai » ou « Poisson Pompadour » ou « Discus rouge ».

1-b) 50 - 61 écailles sur la rangée médiane et latérale, flancs ornés de 9 bandes verticales foncées d'intensité sensiblement égale, sauf éventuellement la première et la dernière légèrement plus sombres (la cinquième par contre, ne se différencie guère des autres).

2-a) Présence de stries vermiculées longitudinales sur le corps et les nageoires : voir 3).

2-b) Absence de stries vermiculées longitudinales sur le corps et les nageoires. Parfois quelques stries bleues sur la partie frontale de la tête, Yeux rouges: Symphysodon aequifasciata axelrodi L.P. Schultz : « Discus brun » (le plus commun).

3-a) Stries longitudinales brun foncé sur fond vert foncé. Yeux brun-rouge: Symphysodon aequifasciata aequifasciata Pellegrin : « Discus vert ». Très rare.

3-b) Stries longitudinales bleu vif sur fond brun foncé. Yeux rouge vif: Symphysodon aequifasciata haraldi L.P. Schultz : « Discus bleu ». Géographiquement très localisé dans le cours supérieur de l'Amazone.

Remarques :

Compte tenu des nombreuses variations de la coloration des spécimens d'élevage et des nombreuses hybridations et sélections possibles, cette clé de détermination n'est pas aussi rigoureuse que les aquariophiles pourraient le souhaiter, au moins en ce qui concerne les formes de Symphysodon aequifasciata. Les auteurs admettent qu'il est pratiquement impossible, dans le cas de spécimens d'élevage, de différencier le Discus brun du Discus vert. D'autre part, de nombreux intermédiaires existent entre le Discus vert et le Discus bleu. En outre, d'après H. Pinter, les descendants des Discus bleus élevés en captivité ne sont jamais aussi bleus que les parents importés. Il est donc raisonnable d'admettre, dans l'état actuel des connaissances, que la détermination des spécimens d'élevage, les plus fréquents sur le marché, est impossible au niveau de la sous-espèce. Le « Discus sauvage » le plus répandu dans le commerce est le « Discus brun », Symphysodon aequifasciata axelrodi, les autres n'ayant été que très rarement importés.

Il est donc parfaitement logique, compte tenu de ces remarques, de ne parler ici que de Symphysodon discus Heckel (Discus vrai) et de Symphysodon aequifasciata Pellegrin.

De nouvelles et récentes informations (fin 2006) viennent bouleverser un ordre, finalement assez bien établi, avec la possible création d'une 3ème espèce de Discus : Symphysodon tarzoo :
L'espèce de discus de l'Ouest du bassin amazonien, bien connue des aquariophiles sous le nom de Discus Tefe, de son lieu d'origine, est désormais distincte sous la nouvelle appellation de Symphysodon tarzoo. Elle rejoint donc les deux autres espèces reconnues, Symphysodon discus et Symphysodon aequifasciatus. Décrit par JS Ready, EJG Ferreira et SO Kullander, le Symphysodon tarzoo se distingue des 2 autres espèces notamment par la présence de points rouges sur la nageoire anale et sur le corps.

Fiche de maintenance et élevage de Symphysodon discus

Qualité de l'eau :

Les qualités physico-chimiques de l'eau pour l'élevage des Discus rouges, si on tient compte des exigences de leur biotope naturel, nécessite une eau peu minéralisée (GH < 8), un pH acide (pH < 6,5), une température supérieure à 26 °C (28-29 °C en période de reproduction) une forte oxygénation et une faible teneur en nitrates.

Les adultes s'accommodent néanmoins de conditions beaucoup plus défavorables. Il est cependant recommandé, pour des raisons évidentes, de les élever dans les conditions les plus favorables et conformes à leur biotope naturel. Capacité de l'aquarium : elle doit être proportionnelle à la taille et au nombre de spécimens élevés. Un aquarium de 200 litres semble être un minimum pour un couple d'adultes d'une quinzaine de centimètres. Pour la maintenance en groupe de 5 individus par exemple, un bac de 350 litres constitue un minimum !

Cohabitation et comportement :

Les discus vivent obligatoirement en groupe dans des aquariums d'au moins 300 litres de volume net! Il est impératif de maintenir les discus en banc de 5 ou 6 poissons au moins. Les spécimens uniques dans un petit aquarium sont à proscrire : interdisez-vous le!

Alimentation et nourriture :

Proposez à vos poissons disques des nourriture vivantes de préférence avec des larves de chironomes, tubifex, enchytrées, daphnies qui sont généralement des mets très appréciés. La plupart des nourritures "estampillées" Discus sont acceptées. Les souches sauvages sont plus délicates.

En milieu naturel, l'espèce se nourrit de vers, de crustacés, d'insectes et de matières végétales.

Protocole d'élevage et reproduction Symphysodon discus :

L'identification des sexes est très délicate, sinon impossible, en dehors des périodes de ponte. Au moment de la formation des couples les attitudes de soumission de la femelle permettent de la reconnaître avant la ponte. Il est donc nécessaire au départ d'élever plusieurs spécimens de 10 cm et plus pour avoir une chance de voir un couple se former; celui-ci présente alors bien souvent un comportement territorial et agressif à l'égard des congénères. Des parades nuptiales, le choix d'un support, les mouvements de nettoyage du support, l'apparition d'un tube de ponte, des essais "à blancs" de la femelle qui effectue des passages successifs de bas en haut en effleurant le support avec son tube de ponte, légèrement dirigé vers l'avant, sont des signes précurseurs de la ponte réelle. Celle-ci peut n'avoir lieu que bien plus tard (délais d'un mois observés).

Date et fréquence des pontes :

De nombreuses observations y compris celles faites à Nancy montrent que la période de ponte la plus favorable se situe entre novembre et février. L'intervalle de temps qui sépare deux pontes successives est d'environ 15 jours à 3 semaines. Dans le cas, très fréquent, où le développement est interrompu et où les parents sont bien alimentés, cet intervalle peut se réduire à moins d'une semaine.

Heures des pontes :

Les observations faites à Nancy confirment que les pontes ont lieu généralement en fin d'après-midi ou en soirée. Sur 10 pontes observées, 9 ont lieu après 17 h 30 (dont 6 après 20 h), une seule à 15 h. La moyenne des 10 pontes se situe entre 19 et 20 heures.

Caractéristiques de l'aquarium :

Les dimensions et la capacité de l'aquarium ne semblent guère avoir d'importance réelle sur le déroulement de la ponte. Cette remarque confirme les observations du Dr. Geisler rapportées dans le no 1, 1970 de la revue allemande D.A.T.Z. "La taille de l'aquarium n'a pas un rôle primordial pour provoquer la ponte". L'auteur conseille cependant, pour assurer le maintien des poissons dans de bonnes conditions, de ne pas descendre au-dessous de 150 litres pour un couple. Depuis, on estime qu’un volume de 200 à 250 litres est un bon compromis.

Peuplement de l'aquarium :

Il n'a pas non plus une importance essentielle sur le déclenchement de la ponte. Au Musée de zoologie la première ponte s'est produite dans un aquarium de 200 litres surpeuplé (10 scalaires d'une dizaine de centimètres, un Symphysodon discus et un Epalzeorhynchos bicolor, le Labéo bicolor, en plus du couple). Cette observation confirme également celle de nombreux auteurs. Il est bien évident toutefois qu'il est indispensable d'isoler le couple dans un aquarium spécial pour soustraire la ponte et éventuellement des alevins à la voracité des hôtes de l'aquarium.

Développement anormal des oeufs :

Un examen microscopique prouve que, dans tous les cas, le développement s'est arrêté aux tous premiers stades. Des oeufs, fixés, ont été colorés in toto au bleu de toluidine à 1%. Ce colorant, spécifique des A.R.N., permet de différencier les cellules vitellines, réserves des cellules du blastoderme (cellules embryonnaires). La présence de cellules germinatives et le développement, jusqu'au début de la gastrulation, prouvent que les oeufs sont fécondés. Malheureusement, pour une raison indéterminée, on assiste ensuite à une nécrose progressive des cellules. Cet arrêt expliquerait également le fait que les parents dévorent souvent les oeufs à partir du troisième jour alors que l'éclosion devrait normalement avoir lieu à une température de 28 °C (la durée moyenne de développement à 28 °C est de 60 h).

Activité parentale :

Les soins prodigués à la ponte puis aux alevins par les parents peuvent se résumer ainsi :

  • Surveillance de la ponte assumée parfois à tour de rôle, parfois exclusivement par l'un ou l'autre parent.
  • Ventilation de la ponte par des mouvements réguliers de va-et-vient d'une nageoire pectorale. La turbulence très légère ainsi créée aère les oeufs et évite tout dépôt de corps étrangers sur la ponte.
  • Nettoyage : les grosses particules de corps étrangers et les oeufs blancs sont enlevés à l'aide de la bouche.
  • Aide à l'éclosion : les parents mâchonnent les oeufs en fin d'incubation dans ce but.
  • Protection des alevins : à l'éclosion ceux-ci sont pourvus de glandes de fixation sur la tête qui leur permet d'adhérer à un support en attendant de nager librement. Les alevins sont rassemblés en lieu sûr et en essaim par les parents.
  • Nourrissage : après résorption de la vésicule vitelline les alevins commencent à absorber des proies très fines mais picorent également la tête et les flancs des parents, qui secrètent un mucus indispensable à la survie des alevins.

Informations encyclopédiques (Discus de Heckel, Discus rouge) :

Qu'est qu'un Discus ?
Le corps d'un discus est grand, très comprimé sur les côtés, arrondi, d'où le nom commun du poisson. La caractéristique morphologique principale est effectivement d'avoir la forme d'un disque, surtout lorsque les nageoires sont repliées.

Discus, en langage aquariophile, est le nom vernaculaire international des poissons d'eau douce d'Amérique du Sud du genre Symphysodon. Les trois espèce reconnues depuis 2006 ont une vaste étendue géographique, en Amazonie. Les deux autres espèces sont Symphysodon aequifasciatus et Symphysodon tarzoo.

Très prisé des aquariophiles en aquarium d'eau douce, ce poisson existe en plusieurs couleurs naturelles : discus rouge, discus bleu, discus vert ou discus brun. De nombreuses hybridations ont également permis d'obtenir des poissons aux couleurs moins naturelles.

systématique du genre Symphysodon :
Le genre Symphysodon, créé par Heckel en 1840, renferme actuellement 2 espèces incontestables : Symphysodon discus décrit par Heckel comme espèce-type du genre et Symphysodon aequifasciata décrit par Pellegrin en 1903 comme simple variété de Symphysodon discus.

Si l'espèce Symphysodon discus n'a pas été démembrée jusqu'ici, P. Schultz établit par contre, en 1960, 3 types de Symphysodon aequifasciata en leur donnant le statut de sous-espèces. De cette étude publiée dans la revue T.F.H. et basée sur un matériel récolté principalement par Axelrod et Harald Schultz, il résulte la clé de détermination reproduite ci-dessous.

Données scientifiques sur Symphysodon discus

Classification et taxonomie de S. discus :
Classe :Actinopterygii
Ordre :Perciformes
Famille :Cichlidae
Sous-famille :Cichlasomatinae
Tribu :Heroini
Genre :Symphysodon
Espèce :discus
Rang :Espèce
Descripteur :Heckel
Année description :1840
Nom scientifique :Symphysodon discus
Protonyme :Symphysodon discus
Synonymes :Symphysodon discus willischwartzi
Noms communs :(fr) Discus de Heckel, Discus rouge
(en) Pompadour fish, Red Discus
Acheter Symphysodon discus :
Prix moyen :18,90
Fourchette de prix :12,90 à 99,00
Statut de S. discus :
Statut de conservation :Non évalué (NE)
FishBase n° :11186
Origine géographique, abondance :
Habitat naturel :Brésil (Amazone)
Continent d'origine :Amérique du Sud
Abondance :Courant
Maintenance de S. discus :
Maintenance :compliqué
Volume ou type :Grand aquarium
Taille :16 à 22 cm
pH de l'eau :5,0 à 7,0
Dureté de l'eau :1 à 8 °GH
Température :24 à 31 °C
Espérance de vie :10 à 15 ans
Taille du couvain :150 à 300 oeufs
Auteur: Jean-François Fortier alias anemone-clown, dernière modification le , publié le 10/01/2008. 36016 lectures.
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