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Poisson : explications

Que signifie poisson ?

Définition poisson

Un poisson, en zoologie, est un animal vertébré aquatique qui peut être osseux ou cartilagineux. Les poissons sont caractérisés par la présence de branchies pour la respiration, de nageoires pour la natation, et la plupart des espèces sont ectothermes. Un poisson dispose de nageoires paires et de nageoires impaires. Le poisson rouge est le plus célèbre et il détient le record du poisson le plus vendu dans le monde. L'un des premiers poissons d'aquarium importé et reproduit en France est le macropode, en 1869. L'Opah pourrait être le premier poisson à sang chaud quand tous les autres sont à sang froid.

La science étudiant les poissons est l'ichtyologie. L'aquariologie est une science annexe étudiant les animaux et végétaux aquatiques en aquarium. L'élevage professionnel se pratique en pisciculture. Il existe plus de 32000 espèces décrites et les poissons comptent ainsi pour plus de moitié de toutes les animaux vertébrés vivants.

Un poisson, de couleur rouge-orange :
Un poisson, type voile
Ce poisson voile est une forme appelée voile de Chine, un poisson japonais, très courant et populaire en aquarium d'eau froide.

poissons d'eau douce ou d'eau de mer?

Si on relativise la définition d'un poisson qui demande un milieu adapté à sa propre biologie, une distinction est souvent proposée entre les poissons d'eau douce et ceux préférant des milieux salés, l'eau de mer. Il faut alors prendre en compte que de nombreuses espèces peuvent finalement s'adapter à tous les milieux mais seulement sur une durée plus ou moins courte.

Les noms de quelques poissons :

Certaines espèces de poissons portent directement une identification de leur nature zoologique dans leur nom commun (ou nom vernaculaire) français :poisson rougepoisson combattantpoisson abeillepoisson arc-en-cielpoisson zèbrepoisson-angepoisson chirurgienpoisson-clownpoisson-lune
Le poisson-clown à trois bandes, représentant typique des poissons d'aquariums récifaux :
Le poisson-clown à trois bandes Amphiprion ocellaris
Le poisson Amphiprion ocellaris s'identifie grâce à ses trois bandes et au nombre de rayons dans sa nageoire dorsale.

Ce poisson est appelé "empereur" :
Pomacanthus imperator est appelé poisson-ange empereur ou ange de mer impérial
Pomacanthus imperator est un poisson ange, connu comme l'empereur, pour son patron de coloration majestueux.

Les noms regroupant des ensembles de poissons :

Des compléments au mot "poisson" viennent catégoriser des groupes d'animaux et désignent des ensembles d'espèces hétéroclites :poisson d'accompagnementpoisson d'avrilpoisson d'eau chaudepoisson d'eau froidepoisson d'eau tempéréepoisson d'ornementpoisson de consommationpoisson de fondpoisson de grossissementpoisson de rebutpoisson exotiquepoisson fourragepoisson fraispoisson fumépoisson hermaphroditepoisson indésirablepoisson migrateurpoisson pour la friturepoisson robotpoisson sauteurpoisson sauvagepoisson taille portionpoisson testeur

La digestion des poissons :

La gueule d'un poisson est dépourvue de glandes enzymatiques, contrairement à celle des autres vertébrés. La bouche, comme d'ailleurs l'oesophage, joue un rôle uniquement mécanique : préparation de la nourriture par broyage et mastication. La première étape réelle de la digestion s'effectue dans l'estomac. Celui-ci sécrète de l'acide chlorhydrique (HCl) et du pepsinogène.

L'acide chlorhydrique a pour rôle d'acidifier le contenu stomacal (le pH est de 4,0 à 7,0 dans l'estomac de la plupart des poissons). Quant au pepsinogène, c'est un enzyme qui assure la décomposition des protéines en peptide ; sécrété sous forme inactive, il ne devient effectivement actif qu'en milieu acide et prend alors le nom de pepsine. C'est en fait cette dernière substance qui assure la décomposition partielle des protéines et peptides. Outre son rôle d'activateur du pepsinogène, l'acide chlorhydrique exerce une autre fonction importante : la dissolution du calcaire éventuellement contenu dans la nourriture (squelette d'une proie par exemple). Lorsqu'on effectue des mesures de pH du contenu stomacal d'un poisson carnivore peu après l'absorption d'une proie, on constate que le pH est moins élevé à la surface de la proie (pH 1,2 à 3,0) que dans l'estomac lui-même. En revanche, à l'intérieur de la proie, il est plus élevé qu'en surface (pH 3,4 à 5,0). Il faut donc admettre que la proie absorbe l'acide chlorhydrique.

La pénétration de l'acide chlorhydrique à l'intérieur de la proie est lente : c'est la raison pour laquelle un poisson carnivore (le brochet par exemple) n'attrape qu'une proie tous les 4 à 5 jours. Sa digestion est lente et le poisson ne se remet en chasse que quand son estomac est libre.

Après être passée par l'estomac, la nourriture arrive dans l'intestin moyen. A l'entrée de celui-ci se trouve un organe analogue au pancréas d'un mammifère. La forme en est cependant fort différente : il s'agit de tissus s'étendant de façon diffuse jusque dans ceux du foie et de la vésicule biliaire. Ce n'est donc par un organe bien défini, quoique sa fonction soir identique à celle du pancréas des autres vertébrés. Comme ce dernier, il produit trois enzymes particuliers. Le premier est le trypsinogène dont la fonction est de décomposer les protéines. Comme le pepsinogène, le trypsinogène est sécrété sous forme inactive. Il n'est rendu actif que par l'action d'une substance sécrétée par la paroi intestinale : l'entérokinase, elle-même activée uniquement par la présence d'acide chlorhydrique provenant de l'estomac.

L'entérokinase une fois activée transforme le trypsinogène en trypsine. Cet enzyme décompose complètement les peptides et les protéines en libérant les acides aminés qui peuvent alors diffuser à travers les cellules de la paroi intestinale pour être repris par la circulation sanguine. Alors que la pepsine de l'estomac est active en milieu acide, la trypsine de l'intestin n'agit qu'en milieu alcalin.

Le pH de l'intestin moyen est supérieur à 7,0. Ajoutons que l'on ne connaît pas encore parfaitement les mécanismes qui permettent la neutralisation d'une nourriture acide. On suppose que les sels biliaires interviennent dans ce processus.

Le second enzyme sécrété par le pancréas est l'amylase. Il s'agit d'un enzyme qui est actif dès sa sécrétion : il catalyse la décomposition des hydrates de carbone en sucres (glucose). Ces sucres plus simples sont ainsi capables de traverser la paroi intestinale avant d'être transportés vers les organes et les tissus par la circulation sanguine. L'excédent de sucre est mis en réserve dans le foie sous forme de glycogène (appelé parfois « amidon animal » ). Cette réserve permet à l'organisme de survivre malgré une carence éventuelle en sucres.

Le pancréas sécrète encore un troisième enzyme : la lipase. Il est probable cependant que celle-ci soit également sécrétée par la portion pylorique de l'intestin moyen. La lipase a pour rôle de scinder les lipides en acides gras simples assimilables par les tissus lymphatiques. C'est partir de ceux-ci qu'ils parviennent dans le système circulatoire. La décomposition des graisses n'est cependant réalisée de façon satisfaisante qu'avec l'action conjointe de la bile produite par le foie (la bile est stockée dans la vésicule biliaire, laquelle est en communication avec la partie pylorique de l'intestin moyen). La bile contient de l'eau et des sels biliaires. Ces derniers ont le pouvoir d'émulsionner les lipides en fines gouttelettes, ce qui favorise l'action de la lipase.

Diverses expériences ont montré que 50% au moins des graisses ne sont plus digérées après ablation de la vésicule biliaire.

L'érepsine est également un enzyme. Produit par l'estomac, il complète l'action de la trypsine dans la dégradation des protéines. Lorsque la nourriture quitte l'estomac en passant par le pylore, pour arriver dans l'intestin, une hormone sécrétée par l'intestin est rendue active. Cette hormone qui porte le nom de prosécrétine à l'état inactif, est élaborée par quelques cellules glandulaires de la paroi pylorique de l'intestin. C'est l'acide chlorhydrique mêlé à la nourriture sortant de l'estomac qui rend la prosécrétine active et la transforme en sécrétine. Celle-ci est absorbée à travers les cellules de la paroi intestinale, passe dans le sang qui la transmet au foie et au pancréas en quelques secondes. L'action endocrine de la sécrétion provoque la libération par le foie et par le pancréas de la bile et des enzymes.

Chez certaines espèces de poissons, on a constaté qu'une partie des protéines partiellement décomposées, de même qu'une partie des lipides d'ailleurs, pouvait être absorbée directement par la paroi stomacale. La décomposition s'achèverait à l'intérieur des cellules de la paroi : il y aurait donc digestion intracellulaire. D'autre part, on a aussi observé que certaines espèces de poissons avaient la possibilité de ramener la nourriture de l'intestin vers l'estomac en remontant par le pylore : il s'agit là d'un phénomène analogue à la rumination de certains mammifères. Cette découverte nous laisse entrevoir la possibilité de certains phénomènes digestifs chez les poissons herbivores.

On sait en effet que les mammifères herbivores (cerfs, vaches, etc.) possèdent au niveau de l'intestin une flore bactérienne particulièrement riche. Ces bactéries jouent un rôle essentiel dans la digestion de la fraction de la nourriture végétale (cellulose, lignine) qui ne peut être décomposée par les enzymes sécrétés par le mammifère lui-même. Ces éléments nutritifs sont décomposés par les bactéries intestinales au profit du mammifère.

On sait également que l'administration d'antibiotiques à un herbivore provoque souvent une destruction partielle ou totale de la flore intestinale de l'animal traité. On ne peut s'empêcher d'imaginer que les poissons herbivores, eux aussi, pourraient posséder une flore bactérienne symbiotique. En fait, cela n'est pas vrai du tout ! Les poissons herbivores, pas plus que les carnivores, ne possèdent de flore bactérienne symbiotique particulière. Bien sûr, on trouve des bactéries dans l'intestin des poissons, mais les espèces ne sont pas caractéristiques : elles varient suivant la nourriture ingérée ; elles dépendant également des bactéries présentes dans le milieu environnant. Elles n'ont donc pas de rapport avec la digestion, leur accumulation provient seulement de l'ingestion de nourriture.

L'examen de l'intestin d'un poisson qui a jeûné pendant plusieurs semaines révèle l'absence presque totale de bactéries. Il semble donc qu'en ce qui concerne la digestion, les poissons ne sont pas assistés par d'autres organismes ; ils sont cependant capables de digérer la nourriture végétale de façon quasiment complète. On sait que divers invertébrés dépourvus de bactéries symbiotiques élaborent des enzymes qui décomposent la nourriture végétale. Ces enzymes n'ont jamais été trouvés chez les mammifères ; en revanche, il semble bien que les poissons herbivores soient capables d'en produire certains. Ils seraient donc les seuls vertébrés à ne pas avoir perdu la faculté d'élaborer ces enzymes.

Trois de ces enzymes ont été mis en évidence chez les poissons : la lichenase, la salicinase et l'amylase, qui permettraient la digestion quasiment complète de la nourriture.

La vitesse de digestion chez les poissons constitue un autre caractère particulier. Il semble en effet que les poissons aient une digestion très lente. Cela est dû à l'influence de la température ambiante sur les animaux dits à sang froid. Une augmentation de la température de 10 degrés rend la digestion de deux à quatre fois plus rapide. A l'inverse, un abaissement de 10 degrés rend la digestion de deux à quatre fois plus lente. La connaissance de ce phénomène physiologique nous indique donc qu'il est utile de conserver un poisson à des températures relativement basses en cas de disette (pendant les vacances par exemple). A l'opposé, on doit distribuer davantage de nourriture quand la température est élevée, la digestion s'effectuant d'autant plus rapidement !

L'administration des vitamines aux poissons :

En préambule, voir les définitions suivantes : vitamines, vitamine A, vitamine B, vitamine C, vitamine D, vitamine E, vitamine K. Ce sont les vitamines essentielles... et les définitions sont tout autant essentielles.

Nous devons admettre notre ignorance partielle à propos de l'intervention des vitamines dans les divers processus d'assimilation de la nourriture chez les poissons. On a réalisé des expériences de privation uniquement chez les espèces dulcicoles ayant une certaine valeur commerciale : elles ont mis en évidence le caractère indispensable des vitamines chez ces poissons, comme chez les autres animaux d'ailleurs. Diverses recherches se poursuivent sur des espèces dont l'importance économique n'est pas neutre. Des recherches encore plus approfondies seront toujours nécessaires. Il reste de plus à savoir si les résultats pourront être extrapolés aux poissons marins ??? Il nous est donc impossible de tirer des conclusions définitives, car ce qui est vrai pour une espèce ne s'applique pas nécessairement à une autre. L'administration imprudente de vitamines peut entraîner une forte mortalité telle que constaté lors d'apports excessifs de vitamine C.

D'autre part, les résultats des travaux effectués sur les animaux à sang chaud et sur l'homme ne sont pas applicables aux poissons (animaux à sang froid). On peut cependant admettre que la distribution d'une nourriture variée satisfait les besoins en vitamines des poissons. Dans la plupart des cas, il ne nous apparaît donc pas utile d'ajouter à la nourriture l'une ou l'autre vitamine. Cependant quelques cas particuliers justifient l'administration de vitamines, notamment lorsque l'alimentation ne peut être variée ou lorsque les poissons pondent mais que leurs ½ufs ne sont pas fécondés. Dans ces cas, l'administration de complexes vitaminiques à faible dose semble utile. Il n'est cependant pas possible de fournir des indications sur la dose à distribuer. Celle-ci dépend de multiples facteurs et essentiellement la taille des poissons ! On peut donner une certaine quantité de vitamine A aux poissons qui se conservent difficilement en captivité, ainsi qu'à ceux qui sont sujets aux infections épidermiques (point blanc par exemple chez Acanthurus leucosternon).

Diverses autres circonstances justifient un apport en vitamine, mais celui-ci paraît peu souhaitable dans un aquarium communautaire.

Ci-après, sont schématiquement reprises les vitamines les plus utiles aux poissons avec une indication des aliments susceptibles de les contenir :vitamine A et carotène : dans les crustacés, les arthropodes, le jaune d'½uf, la salade, les épinards, les choux, la carotte (pour le carotène), les plantes aquatiques, le paprika, le foie de poisson, le foie de b½uf.vitamine B1 (thiamine et aneurine) : dans les algues (les diatomées principalement)), la salade, les épinards, la levure, le jaune d'½uf, le c½ur et la viande de b½uf, les poissons et les moules.vitamine B2 (riboflavine) et B6 (pyridoxine) : dans les crustacés, la viande de b½uf, le foie de b½uf, le poisson, les moules, les ½ufs, les épinards, la salade, la levure.acide panthothénique, niacine, vitamine B12 (cobalamine) : dans les algues vertes, les algues rouges, les algues brunes, la salade, la levure, la viande et foie de b½uf, le jaune d'½uf, les moules.vitamine H (biotine) : dans la levure, le foie de b½uf, le jaune d'½uf.vitamine C (acide ascorbique) : dans les algues vertes, les plantes aquatiques, les épinards, la salade, les brocolis, les choux (variés), la banane (et plein de fruits : kiwi, pomme, etc.), le foie de b½uf.vitamine D et provitamines : dans les lombrics, les vers de farine, les tubifex, le jaune d'½uf, les limaces, le foie de poisson, les daphnies, les crevettes.vitamine E (tocophérol) : dans les algues vertes, la salade, les épinards, les choux, les daphnies, le jaune d'½uf.vitamine K (phylloquinone) : dans le foie de b½uf, la salade, les épinards, les daphnies.
Voir aussi la nourriture vivante pour les poissons.

Les sens oubliés des poissons :

Pendant longtemps on a cru que les poissons ne possédaient aucune forme d'audition; lorsqu'on tire un coup de feu à côté d'un aquarium, ils' ne battent même pas des paupières: Les poissons ne peuvent pas entendre les sons propagés dans l'air, mais ils entendent parfaitement les sons aquatiques et, bien que ne possédant aucun système spécifique sonore comme les sauterelles ils sont toujours à même de manifester leur présence. Si vous submergez un hydrophone (microphone aquatique) dans une région poissonneuse, vous entendrez toute une gamme de grognements, claquements, raclements et même quelquefois, quand certaines espèces se trouvent en disposition de bavardage, une surprenante rumeur de basse-cour. L'appareil auditif du poisson - premier des vertébrés - est initialement le nôtre. Anatomiquement notre oreille dérive de l'ouïe (sans calembour) devenue inutile hors de l'eau. Embryologiquement, le tympan des mammifères provient du tissu des branchies tandis que l'étrier (l'os qui transmet les vibrations du tympan à l'oreille interne) est en parallèle embryologique avec l'os hyoïde articulant la mâchoire à la tête des poissons.

Le poisson, dans les premiers stades de son évolution, développa probablement l'audition en tant qu'organe d'équilibre. Les requins, possédant de larges canaux semi-circulaires, peuvent directement, à travers le crâne, percevoir les ondes sonores dans la partie postérieure de l'oreille interne. Il n'existe rien de comparable à l'oreille externe humaine ni à la très élaborée oreille moyenne. La plupart des poissons entendent virtuellement avec tout le corps. Pour les sons de basse fréquence et de même longueur d'onde, comme par exemple les vibrations d'unn moteur de sous-marin, le poisson possède un système de pores qui s'étend à travers la peau et les écailles. Sur la tête les pores se prolongent par des tubes appelés céphaliques, tandis que sur les flancs, ilss s'appellent lignes latérales. L'ensemble de ce système est pourvu de minuscules organes réagissant aux changements de pression de l'eau. Ces organes sont pourvus de nerfs se prolongeant jusqu'au cerveau. Quelquefois, cette « écoute corporelle » peut être développée, comme c'est le cas pour la carpe ou le poisson-chat qui possèdent une ouïe excellente, grâce à de minces vésicules remplies d'air et reliées à l'oreille interne par une chaîne de petits os.

Les sons produits par les poissons et les autres animaux aquatiques ont énormément intéressé la marine américaine. En effet, elle ne souhaite pas que ses détecteurs sous-marins se trouvent mystifiés par les sons provenant des poissons ou des tortues marines ou même par le claquement produit par les crevettes. Dans ce but, la marine a subventionné la réalisation de nombreux enregistrements des sons du monde sous-marin.

Les poissons ont de nombreuses manières de produire des sons. En expulsant, par exemple, de l'air par le canal conduisant à la vessie-natatoire.html" title="vessie natatoire" class=mot>vessie natatoire, ils produisent un bref grognement ; l'air est habituellement expulsé par la bouche, mais chez les loches asiatiques c'est par l'anus. Certains Callionymes produisent des stridulations ou des bruits de friction, comme les insectes. Lorsqu'ils font vibrer l'extrémité de leurs ouïes contre les côtés de la tête, Ils produisent une sorte de bourdonnement qui, peut-être, a une signification plus importante que "voici un callionyme". Les maquereaux, les poissons-lunes et certains balistes emploient leur denture pharyngée, se trouvant dans l'arrière-gorge, pour produire des séries de grincements de dents. La baudroie à l'aide de sa vessie natatoire, arrive à produire une sorte de sifflement grave comme un steamer miniature. Certains balistes possèdent une membrane tendue juste derrière les nageoires pectorales et au-dessus de la vessie natatoire. Quand ils agitent rapidement les nageoires d'avant en arrière, les rayons jouent le rôle de baguettes et la membrane vibre exactement comme une peau de tambour, la vessie natatoire jouant le rôle de résonateur. Chez certains poissons-chats d'Amérique du Sud, la vessie natatoire est compartimentée et les quatre premières vertèbres sont modifiées en une sorte de ressort. L'une des extrémités rejoint la fin de la vessie près des branchies et l'autre atteint les muscles puissants se terminant à l'arrière de la tête. Ces poissons sont à même d'articuler un code sonore particulièrement riche en faisant vibrer le ressort et les muscles, la vessie natatoire servant d'amplificateur. Un des membres de ce genre, le Galeichthys, doit être un excellent orateur car, en plus de ce tambour variable, il peut produire par stridulation une sorte de miaulement. Ce poisson possède une nageoire pectorale épineuse mobile, qu'il peut bloquer vers l'avant, en une attitude de défense ou d'attaque, en se retournant dans le sens opposé aux aiguilles d'une montre. Ce procédé est silencieux, mais le déblocage, qui consiste à pivoter dans l'autre sens, produit un miaulement très net, tel que pourrait le pousser un matou enroué, et signifie apparemment : « Je vous ai bien eu ! ».

Comme l'étude systématique des bruits produits par les poissons est très récente, les sons et les comportements qui y sont associés n'ont pu être étudiés que parmi les petites espèces élevées en aquarium. Il est difficile d'expliquer la manière dont les sons sont produits chez les petits poissons, mais en règle générale, les sons de basse fréquence (de 300 à 500 cycles par seconde) sont produits à l'aide de la vessie natatoire ; tandis que les sons au-dessus de 3 500 cycles à la seconde sont produits par différents procédés de friction (stridulation). Dans la famille des Cichlidés, le cri d'avertissement, « Br-r-r-r- » (basse fréquence) est associé au comportement d'agression, la fréquence augmentant dans la mesure où la dimension du poisson signalé décroît. Habituellement, le mâle a la voix plus grave que la femelle. Quand elle garde les oeufs ou les alevins, elle poussera son minuscule grognement avant d'attaquer un intrus. Elle produira le même son pendant la période de cour amoureuse quand elle défend agressivement son territoire contre le mâle qui s'efforce de la mordre.

Il est probable que l'objectif le plus important d'un petit poisson, susceptible de devenir la proie d'un grand nombre d'espèces, est d'être parfaitement silencieux. Les poissons nagent avec une absence de sonorité provoquant la stupéfaction des ingénieurs d'hydraulique. Jamais jusqu'à présent, il n'a été possible. de concevoir un mécanisme se déplaçant dans les eaux avec autant de tranquillité! Cette possibilité est innée chez tout animal marin et ne peut probablement pas être artificiellement imitée. Nous nous en approchons dans les mouvements de la nage ; malgré tout, les évolutions de l'ondine la plus expérimentée paraissent une agitation brouillonne comparée aux mouvements d'un requin.

Le requin peut détecter la source de sons de basse fréquence à deux cents mètres de distance, à l'aide de la ligne latérale de cellules qu'il porte sur les flancs. Généralement, les poissons dont il fait sa proie ne produisent pas un bruit suffisant pour être détectés, ils se signalent à leur énorme prédateur quand ils se disputent entre eux ou lorsqu'ils fuient devant un autre ennemi. Les sons se propagent alors en rafales, et en une fréquence aisément perçue par le requin (il perçoit une bande de 7 à 400 cycles par seconde). Ces mêmes vibrations attirent d'autres pirates de l'océan tels que barracuda, mérou.

Les autres mots du poissons :

La branchiotaxie qualifie l'attraction des poissons vers une eau plus oxygénée.

Type : nom commun. Genre : masculin.
Traduction poisson en anglais : fish.
Synonyme poisson : alevin, poissonaille.

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