L'aquariophilie pour des aquariums modernes

Plante médicinale : explications

Que signifie plante médicinale ?

Définition courte: Qu'est-ce qu'une plante médicinale? Par définition, les plantes officinales sont des végétaux supérieurs dont les racines, les feuilles, les graines, l'écorce ou tout autre organe peuvent être utilisés à des fins thérapeutiques, toniques, purgatives... pour la santé, notamment en phytothérapie.

Définition plante médicinale:

Une plante médicinale ou officinale, utilisée en phytothérapie, est définie comme un végétal, généralement une herbacée, qui fabrique de nombreux composés chimiques pour des fonctions biologiques. Ces produits chimiques agissent sur le corps humain exactement de la même manière que les médicaments.

Les plantes et herbes médicinales sont utilisées depuis les sources de la civilisation, l'Homme a utilisé les végétaux supérieurs pour se soigner, mais initialement sans les définir rigoureusement. De nombreuses plantes produisent naturellement des composés chimiques pour leur propre défense et protection contre les animaux herbivores. Celles-ci sont souvent utiles comme médicaments, avec des principes actifs étudiés en phytochimie.

La consoude officinale est une plante médicinale:
Une plante médicinale: la consoude Symphytum offincale
Une plante médicinale est une plante verte comme Symphytum officinale. Nombre de plantes thérapeutiques ont dans leur taxon une épithète avec le mot officinale. Certaines autres indiquent leur principe actif comme avec Fontinalis antipyretica qui a des propriétés antipyrétiques (fébrifuge, antifièvre).


Les plantes médicinales, officinales ou médicales, peuvent être bénéfiques mais elles ont des effets secondaires nocifs comme les médicaments classiques. Cependant, comme une seule plante peut contenir de nombreuses substances, les effets de la prise d'une plante comme médicament peuvent être complexes.

Des nombreuses fines herbes sont des plantes à la fois aromatiques et médicinales. La culture populaire avait bien compris l'essence de ces plantes herbacées.

Il est difficile de distinguer une plante médicinale d'une plante aromatique: la première est utilisée à des fins médicales, la seconde uniquement en cuisine à des fins de goûts et odeurs, sans tenir compte de ses effets positifs sur la préparation culinaire. Certaines plantes aromatiques ont une double fonction, parfois résumée sous l'appellation d'alicament.


Plantes médicinales et phytothérapie:

Si la phytothérapie est, au sens étymologique, la thérapeu­tique par les plantes, elle est devenue de plus en plus comme étant la thérapeutique utilisant les plantes directement ou sous des formes immédiatement dérivées des plantes, excluant les principes d'extraction purs. Elle est aussi connue comme l'ethnomédecine, en dépendance avec l'ethnopharmacie et la phytopharmacie, et en relation avec l'ethnobotanique, la pharmacognosie et la botanique médicale.

Les plantes médicinales sont largement utilisées pour traiter les maladies dans les sociétés non industrialisées, notamment parce qu'elles sont beaucoup moins chères que les médicaments modernes.

La recherche sur les drogues fait appel à l'ethnobotanique pour rechercher des substances pharmacologiquement actives dans la nature; il a été découvert des centaines de composés utiles. Il s'agit notamment des médicaments usuels d'aspirine, de digoxine, de quinine et d'opium. Les composés trouvés dans les plantes sont de plusieurs sortes, mais la plupart sont dans quatre grandes classes biochimiques: les alcaloïdes, les glycosides, les polyphénols et les terpènes.

Bien connue en médecine ayurvédique, la Brahmi:
La Brahmi est une plante médicinale de zone humide
Bacopa monnieri est une plante médicinale trouvée et cultivée en zone humide.

Les médicaments végétaux, y compris les opiacés, la cocaïne et le cannabis ont des utilisations médicales et récréatives. Différents pays ont diffusé certaines utilisations de drogues illégales, en partie sur la base des risques liés à la prise de médicaments psychoactifs.

La plupart des plantes médicinales se trouvent dans les plantes alimentaires et les plantes potagères.

Le domaine de la botanique qui étudie, explique et documente l'utilisation traditionnelle des plantes dans diverses cultures s'appelle l'ethnobotanique. Grâce à la recherche, les ethnobotanistes peuvent trouver des plantes comme source ou base potentielle pour des médicaments futurs.


Principes actifs médicamenteux d'origine végétale:

Ces principes sont obtenus par extraction à partir d'une plante et utilisables tels quels, ou après modification chimique comme un élixir, ou enfin isolés pour être ensuite synthétisés.

Ces molécules, souvent puissantes, sont destinées à des indications thérapeutiques majeures. Les plantes qui sont à leur origine n'entrent pas dans le cadre de ce dossier, car ces principes ne sont généralement délivrables que sur pres­cription médicale, et sont (de même que les plantes corres­pondantes) rapidement toxiques.

La colchique, une plante thérapeutique, produit la colchicine:
La colchique est exploitée en phytothérapie
Avant sa floraison, la colchique donne de la colchicine, une substance active médicamenteuse.

Parmi ces principes, citons:les hétérosides (glycosides), résultant de la conden­sation d'un sucre et d'une substance non glucidique. Parmi eux, les hétérosides cardiotoniques sont très uti­lisés, extraits de diverses espèces de digitales Digitalis lanata et Digitalis purpurea, mais existent chez bien d'autres plantes comme le muguet Convallaria maialis;les alcaloïdes sont des composés organiques azotés; la structure de leurs molécules et donc leurs effets sont très diversifiés: parmi ceux extractibles de plantes de notre flore, citons la colchicine provenant du colchique Colchicum autumnale, l'atropine issue de la belladone Atropa belladonna, la scopolamine provenant du datura Datura stramonium, enfin la vincamine isolée de la petite Pervenche Vinca minor.


La phytothérapie:

Les plantes utilisées en phytothérapie dans ce guide servent à soigner des patho­logies moins profondes, entrant dans la formulation de produits de plus en plus considérés comme étant de « bien-être ». Ces plantes sont a priori dépourvues de toxicité, ce qui ne veut pas dire qu'elles n'ont pas d'action, voire d'interac­tions avec les principes cités ci-dessus. Il ne s'agit donc pas d'une thérapie forcément anodine.

Dans ce cadre, deux observations sont à faire: une plante, comme tout être vivant, est soumise aux variations de son environnement, ce qui peut avoir une influence sur son métabolisme, donc sur la composition des molécules qu'elle élabore; le médicament phytothérapique correspond effecti­vement à un "complexe de molécules", ou "totum", qui peut avoir une meilleure action que celle de chaque constituant pris isolément, mais qui peut compliquer son utilisation par la connaissance encore partielle de l'activité complète. La prescription phytothérapeutique demande donc de réelles compétences.


Autres modes thérapeutiques utilisant les plantes médicinales:

Le grand public a souvent tendance à confondre phytothé­rapie, homéopathie et aromathérapie, qui sont trois disci­plines spécifiques, bien que faisant appel toutes à des pro­duits naturels, presque toujours végétaux. La phytothérapie a été définie ci-dessus. Voir aussi la naturopathie.


L'homéopathie:

L'homéopathie a recours le plus souvent à des plantes fraîches qui vont servir à la préparation de teintures mères par macération dans de l'alcool (il est vrai que celles-ci sont par­fois préconisées en phytothérapie). Ne les confondons pas avec les teintures officinales, préparées à partir de drogues sèches.

Ces teintures mères constituent des « souches » homéopa­thiques, à partir desquelles des dilutions successives condui­sent progressivement à la préparation du médicament cor­respondant (théories d'Hahnemann). Ce sont donc des pro­duits administrés à des doses infinitésimales selon le prin­cipe de la loi des similitudes (« traitement du semblable par le semblable »), qui permet parfois l'utilisation de plantes toxiques (noix vomique, fève de Saint-Ignace, etc.). L'homéo­pathie ne doit en aucun cas être confondue avec l'allopathie, à laquelle appartient la phytothérapie.


L'aromathérapie:

L'aromathérapie est une thérapeutique bien spécifique, utilisant les huiles essentielles (ou « essences ») élaborées par les plantes aromatiques. Ici, les principes odorants et volatils de ces plantes sont le plus souvent recueillis par entraînement à la vapeur d'eau (pour les plantes de la famille des Lamiacées, des Apiacées, etc.), ou obtenues par expres­sion du péricarpe des agrumes (Citrus, Rutacées). Observons qu'une plante aromatique peut élaborer en même temps d'autres principes, lui conférant alors des propriétés plus larges.

Les huiles essentielles ainsi obtenues sont constituées d'un mélange de molécules parfois nombreuses, ce qui rend particulièrement complexe leur utilisation à des fins théra­peutiques. Il faut savoir qu'un certain nombre de ces molé­cules se fixent sur le tissu nerveux et sont ainsi potentiel­lement toxiques. Leur dispensation devrait être davantage réglementée pour limiter les accidents.


Les formes d'utilisation des plantes médicinales:

Après récolte des plantes, elles peuvent être utilisées sous différentes formes en exploitant certaines parties et en les préparant.


La matière première:

Les plantes médicinales peuvent être utilisées sous diffé­rentes formes:la plante fraîche: une fois identifiée de façon rigoureuse, elle est utilisée pour obtenir des teintures mères qui seront utilisées en homéopathie;la plante sèche: elle est utilisée soit sous forme de tisanes, soit pour l'obtention de teintures officinales, d'extraits et autres formes;la plante stabilisée aux vapeurs d'alcool, celui-ci bloquant les réactions enzymatiques, ce qui permet de conserver les constituants dans leurs structures d'ori­gine;la poudre: c'est une forme galénique décrite dans les pharmacopées, qui doit répondre à des critères bien définis. C'est la forme idéale pour être incluse dans une gélule;les extraits: ce sont des préparations concentrées, liquides, solides, ou de consistance intermédiaire, obtenues à partir de drogue sèche, et préparés par macé­ration, percolation, ou autre procédé approprié, en utili­sant de l'éthanol ou un autre solvant.

L'extraction des principes utilement actifs:

Chaque plante, médicinale ou aromatique, doit subir une transformation, une préparation avant son emploi quand le principe actif recherché pour certains bienfaits n'est pas mis en œuvre dans la plante (ou organe de plante) sans préparation.


Les tisanes:

Les tisanes de plantes médicinales sont des préparations aqueuses des végétaux entiers ou fragmentés, obtenues par infusion, décoction, macération ou digestion, dans des récipients ouverts. La pré­paration doit être réalisée au moment de l'emploi.

La plante peut être utilisée en vrac, fragmentée, ou en sachets-dose. Cette dernière forme offre l'avantage de cor­respondre a priori à la dose exacte. De plus, la fragmentation prononcée favorise une meilleure extraction des consti­tuants (excepté les drogues à huile essentielle). Par contre, il n'est pas aisé d'y déceler la présence d'éléments étrangers.
l'infusion: la drogue sèche est recouverte d'eau bouillante pendant un temps déterminé, de 5 à 15 min;la décoction: la drogue est recouverte d'eau froide et portée à ébullition pendant 15-30 min. Ce procédé est recherché pour les drogues de consistance dure (écorce, racine, bois) ou riches en tanins;la macération: la drogue est recouverte d'eau froide et laissée en contact à température ambiante pendant 30 min à 4 h. Ce procédé est adapté aux drogues riches en mucilages (Lin, Guimauve, etc.) ou bien lorsqu'il est pré­férable d'exclure certains constituants moins solubles dans l'eau froide (tanins). Mais la macération ne détruit pas les germes comme les procédés précédents;la digestion: la drogue est couverte d'eau froide, et le tout porté à une température supérieure à la tempéra­ture ambiante, mais sans atteindre l'ébullition, et ce pendant 1 à 5 h. Ce procédé est très rarement préconisé (rhizome de Valériane).

Les autres formes:

L'extraction des principes des plantes médicamenteuses peut être obtenue par d'autres voies:la teinture obtenue par action dissolvante de l'alcool sur des plantes sèches;l'alcoolature résulte de l'ac­tion dissolvante de l'alcool sur des plantes fraîches (teinture mère);l'alcoolat s'obtient en dis­tillant de l'alcool en présence de substances aromatiques;l'eau distillée est une eau chargée par distillation des principes volatiles contenus dans une substance végétale.

La culture des plantes médicinales:

S'agissant surtout d'herbacées, annuelles ou vivaces, les plantes médicinales se cultivent autant en jardin à l'extérieur, qu'en serre ou en intérieur. Il est même possible d'en cultiver dans plans d'eau, des milieux aquatiques avec des plantes aquatiques médicinales. Chaque espèce a ses propres exigences de culture, et il faut les vérifier.

Que ce soit dans un cadre de permaculture ou d'agriculture, la plante médicinale requiert surtout un substrat bio et sain: sans un substrat de nature "bio", les plantes assimileraient aussi les polluants d'un substrat contaminé.

La France joue depuis longtemps un rôle important dans la culture des plantes médicinales et aromatiques. Grâce à la diversité de son climat, elle propose une grande variété d'espèces, avec les productions spécifiques de certaines régions: Île-de-France (menthe, estragon, basilic, persil), Maine-et-Loire (camomille romaine, millepertuis), Aquitaine (pavot oeillette), Sud-Est (thym, romarin), Auvergne (gentiane), Sud (lavande, lavandin, sauge sclarée)...

Autrefois, la production était familiale et les enfants participaient dès leur plus jeune âge à la cueillette, apprenant ainsi l'utilité de cette biodiversité végétale. Le ramassage d'espèces sauvages était, et demeure, important, mais de vant l'accroissement de la demande, la filière s'est organisée à partir de 1980. La France couvre entre 20 et 30% de ses besoins en plantes utiles, le reste est importé (pays de l'Est, Afrique du Nord, Asie du Sud-Est). La culture biologique de plantes utiles est en constante augmentation depuis 1996 pour les domaines de la phytothérapie, l'alimentation et la cosmétique.


La récolte et la conservation des plantes médicinales:

Nous nous intéressons uniquement aux plantes poussant en France ou dans les pays limitrophes, et au Canada. Cer­taines plantes sont protégées, soit au plan national, soit au plan régional ou départemental, et ne peuvent de ce fait être récoltées impunément. Renseignez-vous avant toute récolte. Le jardinage reste une méthode facile pour récolter et obtenir des officinales.


La cueillette:

Pour ramasser légalement des plantes sauvages, il faut une autorisation. En effet, tout sol a un propriétaire (particulier, rial ou collectivité), et tout ce qui s'y trouve lui appartient. Habituellement, il y a une tolérance pour le ramassage de petites quantités de plantes, mais elle n'est pas de droit. Sur un site classé (parc naturel régional, par exemple), tout prélèvement est interdit. Enfin, s'il s'agit d'une espèce protégée, il est nécessaire de savoir si elle est couverte par une protection locale (liste en mairie) ou natio­nale. Dans ce dernier cas, la cueillette est interdite, même à l'unité, car la plante est rare ou en voie de disparition.

Toute cueillette doit donner lieu à une inspection des lieux, en évitant naturellement les bords des routes, les lisières des grandes cultures (pesticides) et les endroits insalubres.

Pour la cueillette, on regroupera plusieurs sachets en papier kraft dans un panier à anse et on effec­tuera le tri au fur et à mesure. Il faut bannir les sacs en plas­tique, dans lesquels les plantes se détériorent très rapidement.


L'époque des récoltes:

Le métabolisme de la plante varie en fonction des saisons, et même parfois au cours de la journée. On tiendra compte de l'époque. En théorie, les racines se récoltent à l'automne ou au printemps. Mais, au printemps, la recherche est rendue impos­sible car les feuilles ne sont pas encore sorties et il n'est donc pas possible d'identifier les variétés à ramasser. Quant aux récoltes d'automne, il est préférable de les effectuer fin septembre ou début octobre. En effet, les plantes fanent vite après cette période, rendant souvent l'identification difficile. En outre, les tempêtes d'octobre ou de novembre finis­sent par les détruire.

Toute la partie aérienne de la plante (feuilles, fleurs ou tiges) se cueille en général en plein été, si possible juste avant l'éclosion totale des fleurs. On choisira un jour sans pluie ni humidité importante.

Le moment de la cueillette doit donc respecter certaines règles:racines et organes souterrains: automne et hiver pen­dant le repos végétatif;feuilles: en général juste avant la floraison;écorces: à la montée de la sève, avant la floraison (prin­temps);partie aérienne: en général au moment de la floraison;fleurs: au moment de son plein épanouissement, ou parfois en bouton;graines: à maturité.

La conservation:

La bonne conservation des plantes est primordiale: il s'agit, par la déshydratation, d'inhiber les réactions enzymatiques qui se poursuivent dans la plante après sa récolte. Les méthodes de séchage doivent être adaptées au type de drogue végétale:écorces et racines: au soleil et à l'air libre;fleurs: à l'abri d'une lumière trop vive.
Il faut aussi parfois adapter la température de séchage.

La conservation diffère suivant la partie de la plante à traiter et sa destination. Pour l'usage condimentaire, on enlève tous les fragments qui pourraient gêner son ingestion (petites tigettes des grains de coriandre, par exemple), et les plantes sont mises à sécher le plus vite pos­sible pour éviter la perte des principes actifs et le développe­ment des moisissures. Le travail se fait dans un lieu sec et aéré, sans soleil direct.

Le thym est une héliophyte médicinale:
Le thym est une plante médicinale et une plante aromatique
Largement employé comme plante aromatique, le thym commun est aussi une excellente plante médicinale.

Les plantes sont étalées en couches minces sur du papier absorbant et retournées tous les jours. La dessiccation peut prendre entre 3 jours et 1 semaine. Ce procédé convient aussi bien aux fleurs et aux som­mités fleuries qu'aux feuilles (bouillon blanc, mélisse). Les plantes ne doivent pas noircir. Les plantes cueillies avec toute leur tige (marjolaine, thym) sont mises en bouquet et accrochées tête en bas sur un fil ou contre une paroi en bois naturel. Une fois sèches, les tiges sont effeuillées en tirant dessus à contresens. Pour récolter les graines des Apiacées (anis vert, fenouil), on coupe les ombelles entières et on les fait sécher dans une petite corbeille à fond rond, garnie de papier absorbant. Les graines, en séchant, tom­bent au fond du panier et peu­vent être facilement récupérées. Les ombellifères sont étiquetées aussitôt récoltées, car les graines de cette famille de plantes sont difficiles à identifier.

Les racines sont brossées, puis essuyées au papier absorbant et étalées pour séchage. Les racines fines (valériane) sont conservées entières, tandis que les grosses racines sont débitées en rondelles pour hâter leur dessiccation.

Le meilleur matériau pour la conservation des plantes est le sachet kraft. Pour un usage quotidien, on pourra recourir à des bocaux transparents, plus esthétiques et plus pratiques, mais il faudra changer souvent le contenu qui se déprécie à la lumière.


La qualité d'une plante médicinale:

Les plantes médicinales proposées à la vente devraient répondre à plusieurs critères de qualité (rigoureusement définis dans les Pharmacopées), qui permettent de garantir à la fois la sécurité du consommateur et l'efficacité du produit:teneur en cendres: permet de mettre en évidence la présence de matières minérales dont la présence traduit, soit un lavage insuffisant, soit parfois une falsification pour augmenter le poids;teneur en eau: lorsque le séchage de la plante n'a pas été correctement effectué, il peut persister une certaine quantité d'eau qui peut induire des réactions enzyma­tiques à l'origine de modifications, par exemple de cou­leur mais aussi d'activité;présence d'éléments étrangers: il s'agit, soit d'éléments provenant de la plante elle-même mais qui ne consti­tuent pas la drogue en tant que telle, soit d'éléments étrangers d'origine végétale ou minérale; le taux maxi­mal toléré par la pharmacopée est de 2 %; au-delà, il peut s'agir d'une addition frauduleuse destinée souvent à augmenter le poids du produit proposé;résidus de produits phytosanitaires et pesticides: le développement des cultures de plantes médicinales peut conduire à l'utilisation de produits phytosanitaires. Si dans de nombreux pays existent des règles précises d'utilisation, il n'en est pas de même partout;contamination: les plantes peuvent être contaminées par les germes présents dans le sol; bon nombre sont inoffensifs, de plus la prise sous forme d'infusion per­met d'en éliminer une grande partie; mais les procédés visant à limiter cette présence sont peu nombreux.
Les plantes sont susceptibles d'absorber et d'accumuler les métaux lourds présents dans l'environnement. Sont cités surtout le plomb, le Cadmium et le mercure. Les teneurs dans les plantes demeurent faibles (il existe parfois des normes à ne pas dépasser), par contre on ne connaît pas les effets à long terme à la suite de prises répétées.

Concernant une éventuelle contamination par des élé­ments radioactifs, les normes en vigueur sont celles concer­nant tout produit alimentaire, soit un maximum de 600 Bq/kg.

L'activité thérapeutique d'une plante est en relation avec sa teneur en principe actif, qui doit donc être contrôlée, ce qui nécessite de disposer d'un équipement correspondant. Les différences de prix de vente des formes de plantes médicinales qui peuvent être parfois observées peuvent signifier l'absence de vérification de ces critères de qualité, qui ont un coût.

Les médicaments à base de plantes et les suppléments alimentaires ne sont pas toujours testés quant à la pureté, et certaines préoccupations concernant l'adultération et l'inclusion d'allergènes tels que le soja et le blé dans certains alicaments doivent être vérifiés.


Limites et risques de la phytothérapie:

Il s'avère que certaines plantes, réputées anodines, peuvent présenter des propriétés insoupçonnées. Des accidents ont effectivement eu lieu, par non-respect de posologies éprou­vées, ou à la suite de la méconnaissance de l'activité poten­tielle de la plante, ou encore à la suite de confusions.

Un exemple dramatique est celui de la Germandrée petit-chêne Teucrium chamaedrys. Utilisée depuis l'Antiquité, cette plante n'avait jamais posé de problèmes. Elle était même oubliée, jusque dans les années 1980 où il a été fait état de propriétés supposées amaigrissantes avec un succès immédiat. Pourtant, simultanément, vingt-six cas d'hépatite furent répertoriés en relation avec son usage, dont un cas mortel. La possibilité d'une contamination de la plante par des agents chimiques ou des micro-organismes toxiques a été rapidement écartée. En 1992, l'utilisation médicale de cette herbe a été arrêtée. Ce que l'on sait aujourd'hui, c'est qu'il existe (comme pour beaucoup de plantes à huile essentielle) plusieurs races chimiques (chémotypes ou chimiotypes), présentant des actions différentes. Par ailleurs, il s'est avéré que les prises de gélules avaient été augmen­tées... pour obtenir un effet plus rapide!

Les connaissances s'améliorant, on découvre aujourd'hui de plus en plus de plantes potentiellement hépatotoxiques, comme la plupart des Boraginacées et de nombreuses Astéracées. D'autres plantes à fleurs sont totalement abandonnées en thérapie par les herbes comme certaines hellébores qui sont à la fois toxiques et thérapeutiques, notamment la commune Helleborus foetidus (hellébore fétide) qui offre des propriétés vermifuges, purgatives, cardiotoniques et narcotiques. La trop grande toxicité de cette hellébore dissuade complètement de l'usage officinal de cette plante.


Les domaines d'application de la phytothérapie:

La phytothérapie par les herbes médicinales viennent traiter divers états symptomatiques. Certaines plantes, telle que le plantain par exemple, peuvent apparaître plus d'une fois si la plante a des propriétés reconnues dans plus d'un domaine.

Le guide gratuit des plantes médicinales:
Le guide des plantes médicinales
Le guide des plantes médicinales suivant propose un dictionnaire des plantes médicinales par rapport à leurs vertus (supposées), puis un guide du jardinage en fonction du milieu de plantation pour la culture.

L'estomac et la digestion:

La phytothérapie est intéressante vis-à-vis de pathologies légères, notamment contre les dyspepsies non pathologiques, mais consécutives au stress et/ou à de mau­vaises habitudes d'hygiène et diététiques. En revanche, elle ne permet pas de traiter les gastrites, les ulcères de l'estomac, ni le reflux gastrique.

Les principales applications de la phytothérapie avec les plantes médicinales sont:le manque d'appétit: on utilise des toniques amers et apé­ritifs, des stimulants de la motricité et la sécrétion gastrique avec des plantes telles que: la Gentiane jaune, la Petite-centaurée, le trèfle d'eau, le Houblon, la Matricaire;les digestions difficiles grâce à des plantes donnant des huiles essentielles riches en composés aromatiques, stomachiques et/ou carmina­tives avec les espèces telles que: l'Anis vert, le Fenouil, l'Angélique, la menthe poivrée, la Verveine odorante, la Réglisse, la pariétaire;les antispasmodiques avec des plantes diminuant la motricité gas­trique et intestinale grâce à des huiles essentielles ou des composés antispasmodiques en utilisant des plantes comme: la Camomille romaine, l'Achillée millefeuille, la Mélisse, l'Anis, le Fenouil, l'Angélique, la menthe citronnée.

Le foie et le transit:

Avec le foie et la vésicule, le recours aux plantes cholérétiques et/ou cholagogues est utile en cas de troubles hépato-biliaires modérés pour stimuler l'activité du foie et de la vésicule biliaire. En revanche, les insuffisances hépa­tiques, les hépatites virales, ni les calculs biliaires ne sont pas concernés ; les plantes médicinales utiles pour le foie et le transit sont: l'Arti­chaut, le Romarin, le Radis noir, l'aubier du Tilleul, le Chardon-Marie, le Fumeterre.Avec la constipation, la phytothérapie est indiquée dans les constipations occasionnelles, sans cause organique. Il faut noter que l'on ne traite alors que le symptôme, pas sa cause. Le traitement ne doit pas dépasser quelques jours. Les plantes mises en oeuvre sont des laxatifs de lest, mécaniques, à gommes et mucilages telles que: le Psyllium, le Lin ; et des laxatifs stimulants, à dérivés anthracéniques avec: la Bour­daine, le Rhapontic.Avec la diarrhée, l'usage de plantes antidiarrhéiques, riches en tanins, sont indiquées en cas d'intoxications alimentaires bénignes (à prendre pendant 1 à 5 jours). Attention à ne pas mas­quer une pathologie organique, infectieuse ou parasitaire. Il est indispensable de surveiller la déshydratation, en particulier chez le nour­risson, le petit enfant, et la personne âgée, Les plantes valables dans ces cas sont: la Salicaire, l'Aigre-moine, la Benoîte, l'Ansérine, la Tormentille, la renouée bistorte, le Noyer.

La circulation sanguine et le cholestérol:

Les plantes médicinales agissant à ce niveau peuvent avoir un effet veinotonique dû à des saponosides (saponines) ou des tanins, une action vitaminique P renforçant la paroi veineuse, due à des flavonoïdes, coumarines, ou anthocyanes. En revanche, l'hypertension artérielle, l'oedème (souvent lié à un problème cardiaque), les varices (qui peu­vent évoluer vers l'ulcère variqueux ou la phlébite) ne sont pas concernés par la phytothérapie?!En cas d'insuffisance veineuse, les plantes utiles sont: le Marronnier, le Fragon, la Vigne rouge, la Myrtille, le Ficaire, le Cassis, le mélilot. La phytothérapie doit être accompagnée d'une bonne hygiène de vie, notamment pour les jambes lourdes, il faut éviter les bains trop chauds, il est préférable de dormir les jambes surélevées et de pratiquer un sport ; pour les hémorroïdes, il faut préalablement diminuer les aliments les favorisants (alcool, épices, condiments, café, etc.) et, dans le même temps, lutter contre la constipation (par des laxatifs de lest) et avoir une hygiène locale non irritante.la migraine se traite par: la Grande-Camomille.le cholestérol (certains types légers uniquement) est atténué et/ou régulé par des plantes de prévention du risque cardiovasculaire telles que: l'Ail, l'Olivier, l'Artichaut.

Les états grippaux:

Dans les états grippaux, une consultation médicale s'impose pour la personne âgée ou le jeune enfant, ou si les signes cliniques (fièvre, toux...) persistent ou s'aggravent.antiseptiques respiratoires: plantes élaborant des huiles essentielles à dérivés terpéniques; Eucalyptus, Pin, Thym, Serpolet, hysope (hysope aquatique et hysope officinale), Lavande, Menthe poivrée, monarde, etc.Expectorants (toux grasses): plantes à saponosides, aug­mentant le volume des sécrétions bronchiques et les fluidi­fiant; lierre terrestre, Erysimum, raifort, réglisse, origan.Calmants de la toux sèche: plantes à mucilages, aux pro­priétés adoucissantes, émollientes et béchiques; marrube, bourrache, pensée sauvage, Droséra, thym, lierre grimpant. Le mélange des espèces pectorales est un mélange à parts égales de coquelicot, violette odorante, mauve, guimauve, bouillon-blanc, tussilage et pied-de-chat.Stimulants immunitaires: Échinacées.

Le sommeil, la nervosité, les palpitations:

Les plantes sédatives sont indiquées: d'une part contre les troubles du sommeil, aussi bien insomnies sans cause pathologique (stress, changement de mode de vie...) que pour l'aide au sevrage des anxio­lytiques et hypnotiques usuels ; d'autre part en cas de palpitations chez l'adulte sain, dues généralement à l'anxiété.Troubles du sommeil: Valériane, Tilleul, aspérule, Mélisse, Houblon, Gattilier.Sédatifs cardiaques (palpitations): Aubépine, Agripaume, Lotier.

La fatigue:

Les stimulants végétaux peuvent être efficaces en cas d'as­thénies fonctionnelles bénignes, tels qu'états grippaux, convalescence, surmenage et stress. Attention à ne pas mas­quer d'autres types d'asthénies, prémices d'une pathologie organique ou psychique (dépression par exemple) nécessi­tant une consultation médicale.Dépression: Millepertuis.Antiasthéniques: Églantier, ainsi que de nombreuses espèces n'appartenant pas à notre flore telles que Ginseng, Eleuthérocoque, Maté, Kolatier, Théier, etc.

Les rhumatismes:

La phytothérapie peut traiter arthrose modérée et rhuma­tismes légers (foulures, tendinites, etc.). Pour les patholo­gies plus lourdes (arthrose sévère, crise d'arthrite), elle peut constituer un traitement de complément et permettre de diminuer les doses de médicaments classiques (anti-inflam­matoires non stéroïdiens, corticoïdes) ayant des effets secon­daires:Anti-inflammatoires à iridoïdes, proanthocyanidols et flavonoïdes: Cassis, Frêne.Antalgiques à hétérosides salicylés: Reine-des-prés, Saule.

Les troubles urinaires:

De nombreuses plantes sont connues pour leurs propriétés diurétiques (élimination passive de l'eau) et antiseptiques (luttant contre la présence de germes). La phytothérapie ne soigne néanmoins ni les infections rénales, ni les lithiases (calculs), ni les coliques néphrétiques, ni l'insuffisance rénale. Toute fièvre ou douleur aiguë justifie une consultation médi­cale. Mise en garde: les diurétiques ne font pas maigrir !Diurétiques: Pissenlit, Maïs, Pariétaire, prêle des champs, Sureau noir, Piloselle, Chiendent.Antiseptiques urinaires à hétérosides phénoliques: Bus­serole, bruyère cendrée, Callune.Décongestifs de la prostate: Ortie, spécialités pharmaceu­tiques à base d'autres plantes.

En usage local cutané:

La phytothérapie est intéressante pour les pathologies bénignes dont la cause est connue (coups de soleil, ecchy­moses, piqûres, fatigue oculaire, etc.):Peau: ne sont pas concernées l'acné vraie (non modérée) et les autres dermatoses, les plaies, les brûlures, et les piqûres de gros insectes (guêpes, frelons, etc.):grasse: Bardane, Ortie, Pensée sauvage ;sèche: Bourrache, Onagre;ecchymoses: Arnica, Marronnier, Mélilot;adoucissant: souci des champs et soucis des jardins (les soucis en général), Achillée, Guimauve, Camomille romaine, Matricaire, Verveine officinale.Verrues: Chélidoine, Saule.Décongestionnant ophtalmique: phytothérapie non conseillée en cas de conjonctivites sans cause évidente; bleuet, euphraise des champs, grand plantain, Mélilot.Ongles et cheveux: Prêle des champs, Ortie.

Les problèmes féminins:

syndrome prémenstruel et cycles irréguliers: Gattilier, Onagre. Règles douloureuses: Grande-Camomille, armoise commune.Ménopause: Houblon, Sauge. Le Houblon est l'une des plantes principales utilisables lors de la ménopause.

Les plantes de régime et problème de poids:

Déficit pondéral: fenugrec, Gentiane jaune, Églantier.Surcharge pondérale: Prêle des champs, Maïs, Reine des prés.

Répartition des plantes médicinales par milieu:

Selon le milieu de culture ou de récolte en milieu naturel pour les espèces des plantes médicinales autorisées (non protégées), outre celles qui sont habituellement cultivées en horticulture, agriculture et permaculture pour prendre en compte les aspects bio, les espèces apprécient certains milieu de culture, notamment par la nature du sol et la composition de son substrat de première couche pédologique, mais aussi en fonction des associations végétales ou climats,


liste des plantes médicinales:

Voici une liste de plantes médicinales selon leur milieu naturel de culture ou de croissance:


Liste des plantes médicinales essentiellement cultivées:

Les plantes médicinales cultivées par les professionnels des cultures sont dans cette liste: Ail, Angélique officinale, Anis vert, Artichaut, Camo­mille romaine, Capucine, Cassis, Échinacée, Eucalyptus, Gattilier, Hysope herbe sacrée, Lin cultivé, Maïs, Marronnier, Mélisse, Menthe poivrée, Noyer, Olivier, Pin sylvestre, Raifort, Réglisse, Romarin, Sauge officinale, souci des jardins, Thym, Tilleul, Verveine odorante, Vigne rouge.


Liste des végétaux de friches et de cultures humaines:

En friches, décombres, jardins: Agripaume, Ansérine, Armoise commune, Bardane, Benoîte, Bouillon-blanc, Bourrache, Bourse-à-pasteur, Chardon-Marie, Chéli­doine, Chiendent, consoude officinale, Coquelicot, Érysimum, Fumeterre, Lamier blanc, Lierre grimpant, Marrube, Matricaire, Mauve sauvage, Mélilot, Mélisse, Milleper­tuis, Onagre, Ortie, Pensée sauvage, Pissenlit, Plantain (Grand), raifort Armoracia rusticana, Renouée des oiseaux, Ronce, Sureau noir, Tanaisie, Verveine officinale, Violette odorante.En champs cultivés, moissons: Agripaume, Armoise commune, Bleuet, Bourrache, Bourse-à-pasteur, Camomille romaine, Chiendent, Coquelicot, Fenugrec, Fumeterre, Matricaire, Mauve sauvage, Mélilot, Millepertuis, Ortie, Pensée sauvage, Pissenlit, Plantain (Grand), Renouée des oiseaux, Ronce, Verveine officinale.

Les végétations herbacées:

En prairies sèches: Millepertuis, Plantain lancéolé.En tourbières et milieux aquatiques: Droséra, Ményanthe, cressons, cresson de fontaine.En fossés, lieux frais: Alchémille, Angélique officinale, Bardane, Bourdaine, Consoude, Guimauve, Houblon, Lamier blanc, Lierre terrestre, Ortie, Reine des prés, Sali­caire, Saule blanc, Sureau noir, Tormentille, Valériane officinale.En mégaphorbiaies, prairies humides: Alchémille, Bis­torte, Reine des prés, Salicaire.En pelouses et ourlets calcicoles: Achillée millefeuille, Aigremoine, euphraise des champs, Fenouil, Lotier corniculé, Mar­rube, Petite-Centaurée, Piloselle, Primevère officinale, Sarriette des montagnes, Serpollet, Tormentille.En pelouses acidiphiles: Achillée millefeuille, Arnica, Euphraise casse-lunettes, Lotier corniculé, Pied-de-chat, Piloselle, Ser­pollet, Tormentille.

La végétation de landes:

Bouleau, Bourdaine, Bruyère cendrée, Callune, Myrtille.


Les végétations forestières:

En bois frais: aspérule odorante, Aubépine, Eglantier, Ficaire, Fragon, Frêne, Lierre grimpant, Lierre terrestre, Ortie, Reine des prés, Ronce, Sureau noir, Tilleul.En bois et lisières acidiphiles: Bouleau, Bourdaine, Bruyère cendrée, Callune, Lierre grimpant, Myrtille, Solidage, Tormentille.

Les végétations montagnardes:

Aspérule odorante, Renouée Bistorte, Gentiane jaune, Myrtille, Pied-de-chat, Raisin d'ours.


La végétation méditerranéenne:

Fenouil, Fragon, Lavande, Psyllium, Réglisse, Romarin, Sarriette des montagnes, Thym.


La végétation maritime:

Les plantes maritimes sont peu nombreuses: armoise maritime, Criste marine.


Les plantes médicinales aquatiques:

De nombreuses plantes aquatiques, qui croissent généralement dans un écosystème plutôt non contaminé, ont des propriétés exploitées en phytothérapie, quoique étant peu aromatiques pour certaines.

Une médicinale aquatique, la menthe aquatique:
La menthe aquatique est une plante médicinale aquatique
Un thé de cette plante médicinale aquatique est fébrifuge, entre autres bienfaits.

La liste des plantes médicinales aquatiques est:l'hysope aquatique,certaines achillées,la gratiole Gratiola officinalis,l'acore odorant Acorus calamus,le nénuphar jaune Nuphar lutea,la persicaire amphibie (ou renouée aquatique) Persicaria amphibia,la menthe aquatique Mentha aquatica,la plantain d'eau Alisma gramineum,le plantain lancéolé Alisma lanceolatum,l'aspérule odorante Galium odoratum,l'arum des marécages Calla palustris dont les racines séchées sont préparées comme thé pour traiter la grippe, l'essoufflement et les saignements, la cardamine cressonnette Cardamine pratensis,le cresson de fontaine Nasturtium officinale...

Petit glossaire des propriétés médicinales des plantes:

Afin de ne pas commettre d'erreur de langage, voici un glossaire succinct des propriétés utilisées avec les plantes médicinales:Adoucissante: calme des irritations cutanées.Amaigrissante: évite la sensation de faim (coupe-faim) et diminue l'absorption des sucres et/ou graisses.Analgésique: calme la douleur.anaphrodisiaque: réduit les élans (envies) sexuels.antiscorbutique: lutte contre le scorbut.antiseptique: arrête une infection et détruit les microbes.Antispasmodique: voir calmante (synonyme).Apéritive: ouvre l'appétit.aphrodisiaque: augmente le désir sexuel.astringente: diminue la sécrétion des glandes et des muqueuses.Balsamique: stimule les voies digestives et respiratoires.béchique: calme la toux, les irritations des voies respiratoires et facilite l'expectoration.Calmante: agit sur le système nerveux (idem antispasmodique).carminative: favorise l'expulsion des gaz et calme les douleurs de l'estomac.cholagogue: facilite l'évacuation de la bile.Dépurative ou détoxifiante: débarrasse le sang des impuretés, des toxines.Diurétique: favorise l'émission d'urine.Émétique: favorise le vomissement.Emménagogue: provoque, facilite l'écoulement des règles.Émolliente: ramollit et calme l'inflammation des tissus.Expectorante: aide l'expectoration pour dégager les voies respiratoires mais, au contraire de béchique, en favorisant la toux.Fébrifuge: fait baisser la fièvre.galactogène: favorise l'émission de lait.Hémostatique: arrête les saignements.Purgative: nettoie l'intestin comme certaines hellébores.Résolutive: relâche et adoucit les tissus enflammés.Stimulante: augmente l'énergie des fonctions virales.stomachique: excite l'appétit de l'estomac.sudorifique: favorise la transpiration.

Huiles, vinaigres et miels d'officinales:

Les plantes médicinales, également des plantes aromatiques, s'utilisent aussi sous des formes d'huiles médicinales, vinaigre-medicinal.html" class=mot>vinaigres médicinaux et miels.


Les huiles médicinales:

Il existe en dehors des plantes aromatiques en elles-mêmes des produits condimentaires extraits, soit
de leurs graines, les huiles, soit de leurs fruits. comme les vinaigres ou, encore, du nectar de leurs fleurs, comme les miels. Les huiles. les vinaigres et les miels entrent largement dans la préparation des aliments. grâce à la diversité de leurs saveurs et de leurs parfums. Sur le plan thérapeutique, par leurs constituants, ils possèdent de propriétés médicinales.

La conservation des huiles est importante pour préserver leurs arômes et leurs propriétés médicinales. Comme les huiles rancissent facilement au contact de l'air, de la chaleur ou du soleil, il est conseillé d'entreposer les bouteilles, fermées hermétiquement, dans un endroit sec et frais. Il est préférable aussi d'acheter des huiles de qualité, vierges ou extra de première pression à froid, en petites quantités, et de les remplacer régulièrement. Dans une cuisine, l'idéal est d'avoir trois sortes d'huiles, l'une pour les salades, l'autre pour la cuisine et la troisième pour la friture. Les huiles de maïs. de tournesol ou d'arachide sont par­faites pour les fritures. L'huile d'olive convient aux salades, aux hors-d'œuvres et parfume la cuisine. L'huile de noix et l'huile de noisette. très parfumées, sont à utiliser avec modération. dans les salades, les soupes ou les pâtes. L'huile de pépins de raisin, légère, permet de monter des mayonnaises digestes mais aussi, grâce à sa rapide montée en température, de griller des viandes,

Il existe aussi des huiles exotiques comme, l'huile de sésame, utilisée pour la cuisine asiatique ; l'huile d'argan, pour les plats de la cuisine marocaine, l'huile de soja. qui est la plus riche des huiles en protéines et l'huile de pavot ou huile d'oeillette, fluide, presque de saveur agréable.

L'huile de colza. comme elle n'est pas traitée à froid, contient plusieurs substances toxiques, à la longue. et n'a pas de garanties suffisantes pour la consommation. À cet éventail, on peut ajouter les huiles parfumées pré­parées en tenant compte du type d'huile et des épices additionnées, qui doivent être complémentaires.

Par exemple, l'huile d'olive à l'ail, à l'échalote et au gingembre ou aux feuilles de laurier fraîches, à l'aneth, au basilic, à l'estragon ou bien encore l'huile d'arachide parfumée à la citronnelle, au gingembre, au genièvre, aux piments, au poivre mais n'oublions pas, non plus, l'huile de noix ou de noisette aromatisées, arec les graines de coriandre et les bâtons de cannelle, qui forment un excellent assaisonnement pour les pâtes et les salades. Toutes les combinaisons en arômes sont possibles. à condition qu'elles restent agréables au goût.

Ces huiles possèdent des propriétés médicinales. L'huile d'arachide. agréable au goût, a des propriétés vitaminiques mais, parfois, elle peut être la cause de fortes allergies sur des sujets sensibles. L'huile d'argan. au parfum si particulier, riche en vitamines, a la propriété de combattre la rétention d'urine et les coliques néphré­tiques. L'huile de maïs agit sur le cholestérol.

L'huile de noix et l'huile de noisette, très parfu­mées, contiennent des protides, des glucides, du zinc, du cuivre et des vitamines; grâce à leurs constituants, ces huiles permettent d'accélérer la convalescence des per­sonnes anémiées et elles ont, d'autre part, une action effi­cace contre le ténia.

L'huile d'olive, de saveur fruitée, est très digeste ; non cuite, elle peut être substituée à tous les corps gras alimentaires, mais elle n'empêche pas la formation du cholestérol comme les huiles de maïs et de tournesol. L'huile de pavot, appelée aussi huile d'oeillette, se rap­proche beaucoup de celle du tournesol ; elle peut, elle aussi, figurer dans un régime anticholestérol. Constituée, en plus, d'une substance riche en phosphore, la lécithine, elle possède la qualité d'être adoucissante. Fluide, presque incolore, de saveur plaisante, c'est une huile par­faitement comestible.

L'huile de pépins de raisin, composée, pour sa majeure partie, d'acides gras polyinsaturés, jouit des mêmes propriétés que celles du tournesol. L'huile de sésame, au goût très particulier et très riche en produits protéiniques, est l'huile la plus chère car son extraction s'effectue de manière très minutieuse. L'huile de soja. très protéinique, également riche en acides gras poly­insaturés, prévient également la formation du cholestérol. Elle bénéficie également d'une grande valeur énergé­tique. Elle est antiasthmatique. reminéralisante et nutri­tionnelle. L'huile de tournesol, une des huiles les plus utilisées, est riche en protides, en glucides: elle prévient également la formation du cholestérol, ce qui en fait l'un des meilleurs corps gras alimentaires.


Les vinaigres médicinaux:

Les vinaigres existent en plusieurs variétés selon les régions, les produits utilisés et leurs parfums dépen­dent de la production locale. Les régions vinicoles pro­duisent des vinaigres de vin blanc ou rouge que l'on peut aromatiser avec de l'estragon, du basilic, du roma­rin. du genièvre; ils servent pour la cuisine, les sauces et les vinaigrettes. On peut faire macérer des fromages de brebis (les cabecous) dans du vinaigre de vin rouge.

Les vinaigres de cidre proviennent des régions productrices de pommes; ils parfument agréablement la sauce des salades, crudités et leur côté un peu sucré fruité se marie bien avec la sauce aigre-douce. Le vinaigre balsamique et le vinaigre de Xérès parfument les salades de gésiers de volaille et les salades composées. Le vinaigre de sherry, au goût corsé, entre dans la com­position des marinades.

Le vinaigre de miel, à la saveur très particulière, s'apparente comme usage au vinaigre de cidre. Le vinaigre de riz, sous-produit des rizières, au goût aigre-doux, est surtout utilisé dans la cuisine asiatique et pour accompagner des plats de mer comme les fruits de mer.

Les vinaigres de plantes médicinales et leur produits dérivés, constitués d'acide acétique, de glu­cides, de pectine et de vitamines, sont antiseptiques. Ils apaisent et favorisent la cicatrisation des brûlures, cal­ment les démangeaisons dues aux piqûres d'insectes. Additionné à l'eau de rinçage, le vinaigre fait briller les cheveux et les fortifie. Les vinaigres ont une action tonique, adoucissante et revitalisante.


Les miels:

Les miels sont des dérivés directs des plantes médicinales et aromatiques. Le miel est sûrement la forme sucrée et la plus ancienne utilisée par l'homme et cela, bien avant l'appari­tion du sucre. Le miel, si doux, est le suc extrait des fleurs par les abeilles, qui, après une élaboration particu­lière, passera dans leur estomac pour donner le produit final qui servira, alors, à nourrir leurs larves. L'apparence du miel, très particulière, ressemble à un mélange, de sucre de raisin avec de la mélasse, accompagné d'un principe aromatique particulier.

Il existe deux types de miel. Le miel vierge ou miel blanc, qui s'écoule naturellement des claies de la ruche, et le miel jaune. qui est le résultat de la pression des pains de cire soumis à la chaleur. Ce miel est plus coloré et moins agréable ; il a besoin d'être purifié par le repos et la décantation. La nature des plantes butinées exerce une influence très marquée sur la qualité et les propriétés du miel. Le miel issu de plantes aromatiques est excellent, tandis que celui produit par la bruyère et le sarrasin est médiocre, peu agréable.

Dans l'Antiquité. grâce au thym et au serpolet, les miels les plus estimés étaient ceux du mont Hymette (Grèce), du mont Hybla (Sicile) et du mont Ida (Crète). En France, ce sont ceux du Gâtinais et de Narbonne, à l'arôme subtil dû au romarin et aux autres plantes aromatiques et, parmi les miels étrangers, le miel vert de l'île Maurice issu d'acacias, celui de Mahon et de Cuba.

Employé fréquemment en médecine. le miel est adoucissant, tonifiant et laxatif. On l'associe avec des roses pour donner le miel rosat ou avec des violettes pour donner le miel violat. Mélangé à du vinaigre. il devient oxymel et, délayé dans de l'eau, après fermenta­tion, c'est l'hydromel, une boisson très estimée. Dans la cuisine, les miels entrent dans la préparation des pâtisse­ries comme le pain d'épices. les roses au miel. et dans de nombreux gâteaux orientaux. On incorpore le miel dans la bière et dans le cidre. Le miel est également un élément des sauces aigres-douces dans la cuisine asiatique.


Des centaines de médicaments exclus par l'Union Européenne:

Suite à une recommandation de l'Union Européenne, en vue d'améliorer la médecine, effectue un tri et une classification dans les médicaments à base de plantes dites médicinales. Ainsi, depuis le 30 avril 2011, de nombreux pseudo-médicaments basés sur des plantes médicinales ont été cités afin d'en limiter les prescriptions et, par conséquent, l'usage. Toutefois, des défenseurs d'un principe de médecine naturelle considèrent qu'il s'agirait là du résultat issu de pressions des laboratoires pharmaceutiques.

Évidemment, le but des directives de l'Europe sur ces médicaments naturels n'est pas de les faire disparaître mais bien de mieux les encadrer. Les textes visent essentiellement à informer les consommateurs afin de limiter le risque d'utilisation en mettant au point des règles auxquelles les laboratoires homéopathiques devront se conformer.

Pour l'homéopathie, les conséquences pourraient être faibles car ce n'est pas la pratique homéopathique qui est concernée par cette nouvelle réglementation. Ce sont surtout les sirops et gélules à base d'extrait d'herbes médicinales qui sont incriminées, et en particulier les cachets au thym pour la gorge, la Jouvence de l'Abbé Souris pour la circulation sanguine, les cachets à base de millepertuis contre la dépression, la passiflore Passiflora incarnata contre l'anxiété; la liste est longue.

Comme l'explique la directive européenne, ces produits naturels ne sont pas sans effet secondaire en cas d'usage inapproprié ou mal encadré. Toute les plantes ne sont pas inoffensives!

De fait, les autorités imposent l'apposition d'une mise en garde et la mention "un médicament autorisé sur la base de la tradition" sera obligatoire. Cette formulation implique un respect de deux règles par le produit médicamenteux; en premier, le fabricant a prouvé que le produit naturel n'est pas toxique et, en second, les plantes utilisées sont reconnues valables depuis plus de 30 ans! En effet, selon les scientifiques, c'est leur usage depuis des lustres qui rend l'efficacité des plantes médicinales plausible. Mais cela a une contrainte économique pour les petits laboratoires car le test de toxicité devenu obligatoire coûte très cher.


Quel avenir pour les médicinales?

L'avenir des plantes aux vertus thérapeutiques est probable­ment assez radieux pour deux raisons principales. La pre­mière est que, parfois, la théorie des signatures se révèle justi­fiée par l'isolement de principes effectivement efficaces sur les troubles que la plante était censée soulager. La seconde est qu'il arrive que la plante entière montre une meilleure action que le ou les principes actifs isolés.

Mais cet avenir est aussi relativement incertain pour des raisons très diverses. La plus grave est la diminution de la biodiversité à l'échelle mondiale, qui fait que nous perdons chaque jour de nombreuses plantes potentiellement utiles sur le plan thérapeutique.

Un autre sujet d'inquiétude vient des velléités de développer des brevets appliqués aux plantes vivantes, qui en limitent l'usage libre. Enfin, il faut prendre garde à l'explosion des informations non contrôlées sur Internet ou dans certaines revues « grand public », et qui font mention de modes d'emploi non adaptés, ou qui préconisent l'emploi de plantes toxiques, ou à tout le moins ayant des effets secondaires ou des interactions notables.


Définition plantes médicinales:

Les plantes médicinales ont été identifiées et utilisées tout au long de l'histoire de l'humanité car elles ont la capacité de synthétiser une grande variété de composés chimiques qui sont utilisés pour exécuter des fonctions biologiques importantes et de défense contre les attaques des prédateurs tels que les insectes, les champignons, les mammifères herbivores... Au moins 12 000 de ces composés ont été isolés à ce jour, estimés à moins de 10% du total.

Le souci des jardins, une plante facile:
Le souci des jardins est une plante médicinale
Calendula officinalis est une plante médicinale pour toutes ses parties: fleurs, feuilles, tiges et racines sont comestibles avec des propriétés officinales couramment utilisées en phytothérapie.

Les composés chimiques dans les plantes arbitrent leurs effets sur le corps humain par des procédés similaires à ceux des produits actifs déjà bien compris dans les médicaments conventionnels, et les médicaments à base de plantes ne diffèrent pas beaucoup de médicaments conventionnels en termes de fonctionnement. Cette similarité permet aux médicaments à base de plantes de pouvoir être aussi efficaces que les conventionnels, mais ils peuvent également avoir le même potentiel pour causer des effets secondaires nocifs.

L'utilisation des plantes comme médicaments est antérieure à l'écriture dans l'histoire humaine. La plupart des herbes et des épices utilisés par les humains dans les aliments produisent également des composés médicinaux utiles. L'utilisation d'herbes et d'épices pour la cuisine a été développée en partie en réponse à la menace des agents pathogènes d'origine alimentaire. Des études montrent que, dans les climats tropicaux où les agents pathogènes sont plus abondantes, les préparations culinaires sont plus épicées. En outre, les épices avec des capacités (puissances) antimicrobienne les plus puissantes ont tendance à être sélectionné. Dans toutes les cultures tempérées, avec une (trop) forte proportion de viande dans le régime alimentaire, les herbes et épices sont de plus en plus exploités de nos jours, probablement parce qu'ils sont plus résistants à la détérioration. Les angiospermes étaient la source d'origine de la plupart des plantes médicinales. Beaucoup de mauvaises herbes communes qui peuplent les établissements humains, comme l'ortie, le pissenlit, le grand plantain..., ont des propriétés médicinales.

Synonyme, antonyme, traduction plante médicinale:

Type: locution nominale. Genre: féminin.

Traduction plante médicinale en anglais: medicinal plant.

Synonyme plante médicinale: herbe médicinale.
Antonyme plante médicinale: plante toxique.


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