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Acropora, guide de maintenance : prédateurs, incompatibilité et problèmes

Une faune indésirable en aquarium récifal pour les acropores?

Si la qualité de l'eau, les paramètres environnementaux peuvent faire subir des dégâts aux coraux, il faut beaucoup craindre certaines associations, en particulier celle avec un ver de feu. Les coraux ont, en milieu naturel océanique, de nombreux prédateurs, de nombreux organismes qui se nourrissent aux dépens des coraux, essentiellement en attaquant les polypes coralliens. En aquarium, les balistes ou les poissons-papillons du genre Chaetodon sont à proscrire de tout aquarium récifal avec des coraux Acropora.
Le superbe poisson-papillon Chaetodon baronessa est un prédateur d'Acropora

Limitons le champ des prédateurs aux animaux facilement visibles!

Si les Acropora ont des parasites microscopiques, référez-vous à la page intitulée problèmes. Les coraux du genre Acropora ont de nombreux occupants mais ils participent également à la vie du récif en fournissant une alimentation à des dizaines d'espèces d'organismes, dont quelques poissons qu'il est envisageable de trouver dans nos aquariums récifaux.

Certains poissons sont corallivores stricts, mais la plupart des poissons qui s'adonnent à picorer les polypes des coraux SPS sont des corallivores occasionnels ou de substitution.

Ainsi, la cohabitation avec certains poissons est tout à fait déconseillée! De même que la cohabitation avec certains animaux invertébrés comme la pieuvre et d'autres ne font vraiment pas bon ménage. Certains animaux aquatiques ont en effet un régime alimentaire coralliphage, ils sont corallivores.

Dans les dernières années, les récifalistes amateurs se sont trouvés, de plus en plus, aux prises avec un type ou autre de parasite. Comme nous avons encore des progrès à faire pour maintenir en vie des coraux, nous avons trouvé de plus en plus de sympathiques petites bestioles qui ne veulent pas nécessairement jouer le rôle que nous voulons. Cet article est le premier d'une série sur les choses qui non seulement aspirent à avoir dans votre bac, mais de littéralement sucer la vie hors de vos coraux. Ces articles se basent uniquement sur les organismes déjà combattus et les traitements connus, vus, sans utilisation d'antiparasitaire ou du moins d'un traitement chimique. De plus, ces articles ont tendance à être courts, concis et précis.

Cohabitation avec des invertébrés : Les espèces d'Acropora décrites, s'épanouissent en présence de presque tous les invertébrés sessiles habituellement maintenus en aquarium. Elles ne nécessitent pas de bac spécifique, mais peuvent également croître en présence de coraux mous, contrairement à des idées largement répandues. En effectuant un écumage normal et une filtration sur charbon actif, il ne subsistera presque plus de substances urticantes produites par les coraux mous et capables de freiner le développement des espèces d'Acropora. Il faudra cependant éviter tout contact direct entre les coraux.

Les problèmes de maintenance : essentiellement chimiques

Les principaux problèmes de maintenance sont issus des paramètres physico-chimiques de l'eau : un manque de calcium, de bicarbonates, une teneur élevée en phosphates et en nitrates ainsi que des algues filamenteuses, sont les principaux problèmes pouvant se présenter lors de la maintenance des espèces d'acropores et d'autres coraux durs à petits polypes. Des zones d'eau morte vont se créer en cas d'insuffisance de brassage ou lors de l'augmentation de la densité des espèces d'Acropora pouvant entraîner l'infection des tissus de leurs polypes. Celle- ci peut se répandre rapidement dans l'ensemble du bac et également sur des tissus en bonne santé. On a pu observer différentes formes de propagation de cette infection durant les dernières années, si bien qu'il faut admettre qu'il s'agit d'agents pathogènes différents.

La présence de protozoaires a pu être établie dans de nombreux cas. Plus d'un aquariophile qui s'était spécialisé en coraux durs à petits polypes, a perdu l'ensemble de sa population de coraux en l'espace de quelques jours, voire quelques heures du fait d'une telle infection. Le seul traitement connu à ce jour est la thérapie développée par le Dr Craig Bingman se basant sur la combinaison d'iode et d'un antibiotique utilisée en dehors de l'aquarium eau de mer (Sprung et Delbeek, 1997).

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