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Définition de maladie du point blanc

Que signifie maladie du point blanc ?

Définition maladie du point blanc

La maladie du point blanc, qu'on devrait en fait écrire sous une forme pluriel : maladies des points blancs ! En effet, on distingue essentiellement 3 sources de maladies : l'ichthyophthirius (ichthio, ick), l'oodinium (maladie appelée maladie du velours) et le cryptocarion. Se référer à ces maladies. Le responsable de la maladie est qualifié d'agent étiologique.

Un poisson rouge recouvert de points blancs :
Un poisson rouge atteint de la maladie du point blanc
La maladie du point blanc sur ce poisson rouge est déjà très développée mais le poisson peut encore être sauvé avec le bon traitement.

Traitements et remèdes contre le point blanc :
Le traitement, pour les poissons d'eau froide, comme le poisson rouge, ne se fait pas à l'identique de celui qui s'adresse aux poissons tropicaux d'eau chaude, comme le poisson combattant. Les poissons d'eau froide seront idéalement traités avec un médicament comme Tetra Goldfish GoldMed, tandis qu'un produit hyper-spécialisé, comme Tetra Medica ContraIck est employé pour un poisson d'ornement. Le premier contient une formule médicamenteuse enrichie en vert de malachite pour les poissons d'eau froide.

Certains traitements, comme le bain à l'eau salée, ne s'applique pas aux poissons sans écaille, ou dont une partie du corps n'a pas d'écaille comme de nombreux poissons de fond, tels que les corys.

Les maladies à points blancs : des parasitoses à protistes!
Les maladies à points blancs sont des parasitoses à protistes. On dit fréquemment LA maladie, au singulier pour la maladie du point blanc, mais il faudrait plutôt exprimer la pluralité des origines en disant LES maladies à points blancs. En effet, cette terminologie, couramment utilisée, recouvre en fait une grande diversité d'ectoparasites unicellulaires à affinités botaniques ou zoologiques ayant un certain nombre de points communs.

On note que les points blancs se manifestent sur les téguments des poissons par une ponctuation ou un duvet blanchâtre plus ou moins typique, mais très différents des nodosités en grappes de la lymphocystis.

La maladie du point blanc est caractérisée par un cycle à trois phases : phase libre, infestante, issue de divisions multiples à l'abri d'un kyste, seule accessible au traitement; phase parasitaire de croissance, sur ou dans les téguments de l'hôte; phase enkystée, de multiplication et d'attente.

Comme pour d'autres maladies, un certain nombre de constats peuvent être faits. Il paraît acquis que la plupart de ces parasitoses existent à l'état latent dans tous les élevages, comme dans la nature. Un milieu confiné, surpeuplé, pollué, trop éloigné des conditions naturelles, un stress inhabituel, affaiblissent le poisson et favorisent la prolifération du parasite. La gravité des troubles est fonction de la résistance de l'hôte, de l'identité du parasite et surtout de sa densité.

L'identification précise du parasite est généralement difficile à effectuer sur place, car elle nécessite des examens microscopiques et le fait que plusieurs affections peuvent sévir simultanément complique le diagnostic et le choix du traitement.

Il en résulte, une fois de plus, que les mesures prophylactiques, conditions d'élevage et quarantaine très stricte en particulier, s'avèrent les garants les plus sûrs contre ce type d'épizooties. La rapidité d'intervention, si possible dès les premiers symptômes, prend ici une acuité particulière. Elle semble déterminante pour le succès du traitement.

En aquarium de type FO (fish only), une thérapeutique à base de sulfate de cuivre ou de zinc, appliquée à titre préventif ou curatif, en l'absence d'invertébrés (crevettes, coraux), donne généralement de bons résultats. Le traitement doit être étendu sur 10 - 15 jours, pour couvrir un cycle complet du parasite ; les doses faibles (de 1/4 à 1/2 de la dose maximum) sont recommandées.

Les principales maladies à points blancs :
L'Oodiniase est due à un agent phytoflagellé, péridinien (les dinoflagellés) qui sévit aussi bien en eau douce (oodinium) qu'en eau de mer (Amyloodinium) et se manifeste extérieurement sous forme d'une ponctuation blanchâtre à brunâtre très fine (maladie du velours), taches de rhum, rouille, poussière d'or, souvent localisées sur les nageoires en début d'infection. Non combattue elle peut envahir toute la surface cutanée et surtout les branchies dont elle peut provoquer la destruction partielle ou totale.

La Costiase est due à Ichthyobodo necatrix (Costia) qui est un flagellé protomonadine, en forme de haricot, agent pathogène d'accompagnement d'autres affections à ectoparasites. Il donne aux téguments atteints un aspect muqueux, turbide et visqueux.

L'Ichthyophthiriase, ou ichthyophthirius, littéralement "Pou des Poissons", est causée par un cilié holotriche, l'ectoparasite le plus "familier" des élevages piscicoles. Il s'extériorise, sur le poisson infesté, par des petites pustules blanches saillantes, arrondies ou piriformes de 1/3 à 1 mm environ, qui correspondent à une réaction de l'épithélium envers le parasite. Celui-ci trouve ainsi un abri sûr contre tout traitement médicamenteux externe. L'infection apparaît, le plus souvent d'abord sur les nageoires, puis envahit le reste du corps y compris les branchies; il frappe en priorité les poissons affaiblis à la suite d'un mauvais traitement, d'un stress quelconque. Les traitements proposés s'avèrent efficaces, sous réserve qu'ils soient appliqués très tôt; la spécificité parasitaire semble excessivement faible.

La Cryptocaryose, ou encore le cryptocaryon, est l'équivalent marin de l'ichthyophthiriase, tant par son aspect que par la facilité avec laquelle il apparaît en cas de perturbation dans les conditions d'élevage. On pourrait citer ici de nombreux cas d'attaque, le plus souvent sans gravité, observés soit à la suite de l'introduction d'un nouvel hôte dans le bac, même après quarantaine, soit à la suite d'une variation un peu brutale de température, d'une capture un peu intempestive au filet, ou d'autres stress parfois minimes. À titre indicatif, une recrudescence des parasites sur poisson chirurgien A. leucosternon dans un aquarium récifal quelques heures après chaque "tournée" d'entretien (nettoyage des vitres) est quasiment systématiquement constatée.

La Chilodonella, ou Brooklynella en eau de mer, Trichodina, Tetrahymena : tous ces ciliés holotriches et péritriches sont généralement considérés comme des ectoparasites secondaires de surinfection, accompagnant d'autres ectoparasites et peuvent être comparés, du point de vue pathologique, à la costiase.

Réflexions générales sur les ectoparasites
De très nombreux poissons, pour ne pas dire tous, lorsqu'ils sont prélevés dans leur milieu naturel pour être élevés ou reproduits en aquarium, sont porteurs d'ectoparasites et/ou d'endoparasites dès leur arrivée.

Certains de ces parasites sont hautement spécifiques, affectant plus particulièrement tel ou tel groupe, telle ou telle espèce; d'autres, au contraire, sont, en apparence au moins (espèces physiologiques possibles), beaucoup moins strictes.

Généralement, l'hôte vit en bonne entente avec son parasite, celui-ci n'occasionnant de troubles graves que s'il vient à proliférer de façon excessive pour une raison déterminée, stress ou détérioration des conditions d'élevage de l'hôte, par exemple.

Certains poissons vivant en symbiose avec des organismes protecteurs, tel que le poisson-clown Amphiprion percula, en mer, sont assez bien protégés des ectoparasites par leur anémone de mer hôte : celle-ci tue les parasites avec ses cnidoblastes! A contrario, un poisson-clown sans anémone de mer est assez mal protégé contre ces infections ectoparasitaires.

Type : locution nominale. Genre : féminin.

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