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Amphiprion perideraion : fiche poissons

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Amphiprion perideraion : fiche poisson pour maintenance en aquarium

Accueil Poissons (Eau de mer) Amphiprion perideraion

Amphiprion perideraion

  Bleeker, 1855 
Auteur: anemone-clown le 18/1/2008 15:01(2739 lectures)

Photo de Amphiprion perideraion

Amphiprion perideraion

Maintenance :

Classe : Actinopterygii
Ordre : Perciformes
Famille : Pomacentridae
Genre : Amphiprion
Espèce : perideraion

Rareté : Courant


Description de Amphiprion perideraion

Le , Amphiprion (Bloch et Schneider, 1801 dont l'-type était Lutjanus Bloch, 1790, par désignation ultérieure de Griffith, in Cuvier, 1834) signifie « qui porte une scie de chaque côté » et le nom d'espèce, perideraion, indique « à collier » (relatif à la bande blanche en arrière de l').

Quelques noms communs couramment usités : en français : Clown à collier ; en allemand : Weisstirnanemonenfisch ; en anglais Pink Anemonefish, False Skunk-striped Anemonefish; en néerlandais : Halsbandanemoonvis.

La localité typique d'origine est l'île Groot Oby (= Obi major). Toutefois, l'espèce habite le Japon méridional et les îles Ryukyu, Hong Kong, les Philippines, le golfe de Thaïlande et Singapour, l'Archipel indo-australien (Obi, Bornéo, Amboine, Haruko, Céram, Banda, Goram, Misol, Nouvelle Guinée), la ésie, la Mélanésie et les récifs de la Grande-Barrière. Elle n'est donc pas rare !

Amphiprion perideraion présente l'avantage d'une taille restant modeste : jusqu'à environ 75 mm .

La de ce a évolué en fonction des études et des connaissances ; on trouve ainsi son histoire parsemé de plusieurs synonymes : Amphiprion rosenbergi Bleeker, 1859 (Nouvelle-Guinée) ; Prochilus rosenbergi Bleeker, 1877 ; Prochilus perideraion Bleeker, 1877 ; Amphiprion perideraeus Günther, 1881 ; Amphiprion amamiensis Mori, 1966 (Japon).

Position :

Membre du complexe de Amphiprion akallopisos Bleeker (en anglais, « the Skunk complex »), avec cinq autres espèces : Amphiprion nigripes Regan (Maldives), Amphiprion sandaracinos Allen (Philippines, îles Salomon, Nouvelle-Guinée), Amphiprion leucokranos Allen (îles Salomon, îles d'Entrecasteaux, Nouvelle-Guinée), Amphiprion akallopisos et Amphiprion thiellei. Ce sont des formes allongées, au corps peu élevé, médiocres nageuses, à caudale arrondie, se tenant toujours près de leur anémone qui appartient fréquemment à une bien définie dont ils sont les hôtes réguliers, telle Heteractis magnifica.

Les caractères essentiels de ces espèces peuvent être résumés ainsi : interorbitaire et occipital écailleux ; corps bas, forme allongée (2,0 à 2,4 dans la ), dorsaux avec pour formule IX ou X et 16 à 20, la limite entre la portion épineuse et la portion molle marquée par une faible échancrure ; dents coniques ou incisiformes ; couleur de fond rougeâtre, rosâtre ou orange avec une seule bande sur la tête (perideraion, nigripes, leucokranos), ou aucune (les deux autres espèces) ; 4 os médiaux, fusionnés en 2 plaques ; écaille des pelviennes modérément ou faiblement développée ; caudale arrondie ou légèrement e.

Ces espèces qui sont morphologiquement très semblables peuvent être déterminées en utilisant la clé suivante (valable pour les subadultes et les adultes seulement).

1 A. - Une bande claire latérale sur la tête :

2 A. - Pelviennes et anale noirâtres. Dorsale molle avec ordinairement 17 rayons, pectorales avec ordinairement 18 ou 19 rayons, dents coniques : nigripes.

2 B. - Pelviennes et anales claires :

3 A. - Bande de la tête et bande médiodorsale étroites, leur largeur égale à moins de la moitié du diamètre de l'œil : perideraion.

3 B. - Bande de la tête et bande médiodorsale larges, égales ou supérieures au diamètre de
l'œil et pas de bande en forme de selle à la de la dorsale : leucokranos.

3 C. – Tache en forme de selle à cheval sur la base du : thiellei.

1 B. - Pas de bande claire latérale sur la tête

4 A. - Dents incisiformes ; dorsale molle avec ordinairement 19 rayons ; anale molle avec ordinairement 13 rayons ; pectorales avec ordinairement 17 rayons ; 18 ou 19 branchiospines. blanche médiodorsale s'effaçant dans la zone interoculaire : akallopisos.

4 B. Dents coniques ; dorsale molle avec ordinairement 17 ou 18 rayons ; anale molle avec 12 rayons ; pectorales avec ordinairement 18 rayons ; 17 branchiospines. Bande blanche médiodorsale atteignant le bord de la lèvre supérieure : sandaracinos.

:

très voisine d'Amphiprion nigripes dont elle diffère par le patron de , la dentition et des caractères méristiques (rayons, écailles). Corps allongé, sa hauteur comprise 2,1 à 2,7 fois dans la longueur standard; : 32 à 43 écailles tubulées ; 50 à 59 rangées verticales d'écailles ; 22 à 24 rangées horizontales d'écailles. Dents serrées les unes contre les autres, plus ou moins incisiformes (bord libre subrectiligne), au nombre de 30 à 38 à chaque .

Patron de coloration :

La coloration générale rose pâle et les bandes plus claires assurent un bon camouflage dans l'anémone spécifique (Heteractis magnifica). C'est la seule espèce du chez laquelle Allen a pu constater des différences de couleurs significatives entre les sexes. Bien que la coloration générale soit la même, le mâle montre une étroite bordure orange vif au long de la dorsale molle, ainsi que sur les marges supérieure et inférieure de la caudale ; les mêmes régions sont blanchâtres ou translucides chez la femelle. La coloration particulière du mâle se manifeste chez les individus de plus de 35 mm. Ces observations, faites dans la nature, ne se vérifient pas sur le couple élevé à Nancy, chez lequel les nageoires sont translucides dans les deux sexes. Il est possible que l'ingestion de copépodes qui constituent l'essentiel du consommé dans la nature soit responsable de la pigmentation des nageoires. C'est un fait avéré que l'alimentation joue un rôle prépondérant dans la prise pigmentaire.

:

C'est l'une des trois espèces (avec Amphiprion chrysopterus Cuvier et Amphiprion tricinctus Schultz et Wel.) qui ont fait l'objet des études sur le terrain, à Eniwetok (îles Marshall), dues à G.R. Allen.

L'espèce habite les lagons et les pentes extérieures du , à des profondeurs de 3 à 20 m. Le poste d'observation de Allen se trouvait par 5 - 6 m. Les anémones hôtes sont essentiellement Stichodactyla gigantea, Saville-Kent, 1893, (Allen l'avait identifié comme ex-Stoichactis kenti, Haddon et Shackleton) en Nouvelle-Bretagne et Heteractis magnifica Quoy & Gaymard, 1833 (ex-Radianthus ritteri Kwietniewski) aux îles Salomon et à Enivetok, mais Amphiprion perideraion adopte également Heteractis crispa et Macrodactyla doreensis. A noter que Exocoelactis actinostoloides (ex-Parasicyonis actinostoloides) Wassilieff 1908, est citée comme anémone au Japon ??? En général, chaque anémone est habitée par un couple d'adultes, accompagné de quelques individus (3 - 5) de plus petite taille (juvéniles et/ou individus soumis à l' sociale qui stoppe leur croissance). L'espèce passe la majeure partie de son temps, soit en se «baignant» parmi les tentacules de l'hôte, soit en nageant un peu au dessus du disque oral de l'anémone ou à 10 - 20 cm seulement (maximum 50 cm) du pourtour. La nage s'effectue en grande partie en ramant avec les pectorales, mais la caudale et la musculature de la région postérieure du corps sont aussi largement utilisées. Les mouvements natatoires parmi les tentacules consistent en séries de plongées soudaines, entrecoupées d'ondulations. Très souvent aussi, le poisson glisse rapidement sur la portion d'un , l' et la caudale restant en contact avec elle.

Les dents, plus ou moins incisiformes, paraissent adaptées à la consommation d' benthiques qui représentent 43 % du volume des contenus stomacaux (Diatomées, Derbesia, Dictyota, Hypnea, Polysiphonia, Schizothrix). Le zooplancton consiste, à 25 %, en Copépodes (Calanoïdes, Cyclopoïdes, Harpacticoïdes), en Vers (9,5 %), en oeufs d'Amphiprion (6,6 %, sic, il en est ainsi…) et en débris de s divers, Gastropodes, Tuniciers. Ils se nourrissent aussi apparemment aux dépens d'aliments rejetés par l'anémone et de proies capturées par elle.

Le comportement est très développé chez cette espèce ; si les attaques interspécifiques sont rares et relativement faibles (vis-à-vis de jeunes Dascyllus , par exemple), les actions intraspécifiques sont très fréquentes et parfois sévères, quoique aucun dommage physique n'ait été constaté (ritualisation). La plupart des attaques des grands spécimens sur les plus petits sont dirigées vers la face ventrale ou la queue. Elles peuvent s'accompagner d'émissions sonores et de hochements de tête.

Les postures de soumissions consistent en une présentation du dos oblique ou à la verticale (tête vers le bas), en hochements de tête et en vocalisations. En effet, des sons sont émis aussi bien par des individus menaçant ou attaquant que par des individus en soumission. Plusieurs types de sons différents ont été reconnus chez diverses espèces d'Amphiprion, mais un seul a pu être enregistré dans le cas de Amphiprion perideraion : il s'agit d'une bordée de «clicks» (3 à 15, le plus souvent (la situation évolue grâce à l'Université de ; voir ce sujet : Recherche Scientifique sur les Poissons Clowns (Minding Nemo)), d'une durée moyenne de 35 à 45 ms chacun, dont le maximum d'intensité se situe au dessous de 1000 Hz.



Fiche de maintenance détaillée de Amphiprion perideraion

Qualité de l'eau :

Comme la plupart des espèces d'Amphiprion, l' peut être marquée par des accidents cutanés, principalement d'origine bactérienne, difficiles à traiter. La présence d'anémones facilite la , au moins en procurant aux animaux un naturel qui diminue le .

Cohabitation et comportement :

Sur les 5 spécimens de Manille acquis à Nancy, et placés en compagnie de 5 Amphiprion frenatus, il subsiste à ce jour un trio (couple et dominé), les Amphiprion frenatus s'étant comportés de la même façon. Ils ont adopté une anémone indéterminée, mais qui n'appartient manifestement pas au groupe des espèces symbiotiques (Stichodactylines) tout en témoignant de bonnes prédispositions à la vie en .

L'agressivité de l' se manifeste vis-à-vis des Amphiprion frenatus, avec lesquels elle cohabite dans un aquarium de 200 litres seulement. Les deux couples pondent fréquemment : Amphiprion perideraion sur une verticale près de l'anémone et, comme celle-ci se déplace, le site de ponte change ; Amphiprion frenatus sous une pierre plate horizontale, sans s'occuper de l'anémone.

Alimentation et nourriture :

La première nourriture devrait être de nature (Copépodes, , ), sans oublier les ou les paillettes à dominante vég. Ensuite, toutes les nourritures sont acceptées (Moules, Vers, s, larves d'Insectes etc.).

Technique d'élevage et :

Les pontes sont fréquentes, mais il résulte assez peu d'alevins de cette espèce élevés. L'élevage n’est pas très différent de celui d'Amphiprion sandaracinos réussi sur deux géné au moins au Wilhelma-Aquarium. Leur reproduction est désormais assez bien maîtrisée chez les professionnels.

Les couples sont permanents, la cour et la préparation du nid comportant diverses actions. Chez Amphiprion perideraion, en particulier, le nettoyage du de ponte par des mordillements du mâle peut débuter avant toute manifestation envers la femelle. Les emplacements choisis se trouvent près du pied de l'anémone ou en des points souvent balayés par les tentacules ; plusieurs sites peuvent être préparés en vue de la même ponte. De brèves parades entre partenaires prennent place au cours de la quête de nourriture, souvent suivies d'une visite au site de ponte. Dans les parades les plus fréquentes, les partenaires sont parallèles ; il s'agit souvent d'une nage rapide à côte qui prélude éventuellement au contact des abdomens.

L'approche de la ponte est annoncée par l'accroissement de l'activité de nettoyage du mâle, à laquelle la femelle participe éventuellement ; en même temps, l' de la femelle est distendu par les oeufs. Les pontes sont particulièrement nombreuses dans les 6 jours qui précèdent ou suivent la pleine lune (rôle de la lumière lunaire qui peut stimuler l'activité et faciliter les soins pendant la nuit ; le rôle de la est également important). Le nombre d'oeufs se situe entre 300 et 700 ; ils sont de couleur rosée pendant les deux premiers jours ; la teinte est sensiblement la même que celle du ventre des parents. Les soins apportés à la ponte sont analogues à ceux des autres espèces ; ils sont presque entièrement à la charge du mâle. Le niveau d'agressivité demeure haut pendant l' ; les juvéniles sont continuellement expulsés du de ponte et les plongeurs attaqués et mordus par les deux parents. Les pontes sont espacées d'environ un mois. L'éclosion a lieu pendant la nuit, au 6e ou 7e jour d'incubation à 27 °C (10 jours ou plus en eau plus froide, 23-25 °C).

Les alevins sont semblables à ceux des autres espèces. La croissance mensuelle moyenne va de 2,9 mm pour la classe de taille 10 - 19,9 mm () à 0,3 mm pour la classe de taille 70 - 79,9 mm (LS). Les deux plus grands spécimens mesurés par Allen étaient un mâle de 60 mm et une femelle de 71,5 mm. La présence d'un couple d'adultes inhibe la croissance des jeunes poissons dominés qui partagent la même anémone. Le mécanisme de l'arrêt de croissance est obscur. On suppose que la alimentaire avec le couple, ainsi que le territoire plus restreint dans lequel les dominés recherchent leur nourriture, sont responsables d'une sous-alimentation. Cette explication est peu vraisemblable dans les conditions d'un aquarium où la nourriture est abondante. Dans le cas particulier de Amphiprion perideraion, les poursuites incessantes dont les dominés font l'objet conduiraient ces derniers à utiliser pour fuir une grande partie des ressources énergétiques qui pourraient être affectées à la croissance. Le facteur stress pourrait aussi amoindrir la production de certaines hormones.

Liste des espèces appartenant au même genre que
amphiprion perideraion :


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