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Symphysodon discus : Discus rouge , Poisson pompadour : fiche poissons

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Symphysodon discus : fiche poisson pour maintenance en aquarium

Accueil Poissons (Eau douce) Symphysodon discus

Symphysodon discus

  Heckel, 1840 
Auteur: anemone-clown le 10/1/2008 11:24(7297 lectures)

Photo de Symphysodon discus

Symphysodon discus

Maintenance :


Taille : 20 cm
Type d'aquarium : Grand
Classe : Actinopterygii
Ordre : Perciformes
Famille : Cichlidae
Genre : Symphysodon
Espèce : discus
Nom commun : Discus rouge , Poisson pompadour

Origine géographique : Amazone
Rareté : Courant


Description de Symphysodon discus

Le nom de , Symphysodon, signifie « pourvue de dents » et le nom d', discus">discus, indique « en forme de disque ». Son nom commun Discus de Heckel fait honneur à l'ichtyologiste Jacob Heckel, inventeur autrichien de l'espèce. On parle également de "discus vrai" et on trouve parfois des écritures erronées du nom de genre : symphosidon, symphosydon, etc...

Le Discus est originaire du bassin de l'Amazone, en Amérique du Sud.

En , il dépasse rarement 18 cm (en moyenne), mais peut atteindre 22 cm dans la nature (tailles , , sans les nageoires).

du genre Symphysodon et remarques :


Le genre Symphysodon, créé par Heckel en 1840, renferme actuellement 2 espèces incontestables : Symphysodon discus décrit par Heckel comme espèce-type du genre et Symphysodon aequifasciata décrit par Pellegrin en 1903 comme simple variété de Symphysodon discus.

Si l'espèce Symphysodon discus n'a pas été démembrée jusqu'ici, P. Schultz établit par contre, en 1960, 3 types de Symphysodon aequifasciata en leur donnant le statut de sous-espèces. De cette étude publiée dans la revue T.F.H. et basée sur un matériel récolté principalement par Axelrod et Harald Schultz, il résulte la clé de reproduite ci-dessous.

Clé de détermination des formes du genre Symphysodon :


1-a) 44 - 48 écailles sur la rangée médiane et latérale allant de la de la tête à la base de la queue : flancs ornés de 9 verticales dont 3 sont plus foncées (la première au niveau de l'oeil, la cinquième, plus large que les autres au milieu du corps et la neuvième à la base de la queue). constituée par un grand nombre de lignes longitudinales alternativement claires et foncées. Yeux bleus: Symphysodon discus Heckel : « Discus vrai » ou « Poisson Pompadour » ou « Discus rouge ».

1-b) 50 - 61 écailles sur la rangée médiane et latérale, flancs ornés de 9 bandes verticales foncées d'intensité sensiblement égale, sauf éventuellement la première et la dernière légèrement plus sombres (la cinquième par contre, ne se différencie guère des autres).

2-a) Présence de stries vermiculées longitudinales sur le corps et les nageoires : voir 3).

2-b) Absence de stries vermiculées longitudinales sur le corps et les nageoires. Parfois quelques stries bleues sur la partie frontale de la tête, Yeux rouges: Symphysodon aequifasciata axelrodi L.P. Schultz : « Discus brun » (le plus commun).

3-a) Stries longitudinales brun foncé sur fond vert foncé. Yeux brun-rouge: Symphysodon aequifasciata aequifasciata Pellegrin : « Discus vert ». Très rare.

3-b) Stries longitudinales bleu vif sur fond brun foncé. Yeux rouge vif: Symphysodon aequifasciata haraldi L.P. Schultz : « Discus bleu ». Géographiquement très localisé dans le cours supérieur de l'Amazone.

Remarques :

Compte tenu des nombreuses variations de la coloration des spécimens d'élevage et des nombreuses hybridations et sélections possibles, cette clé de détermination n'est pas aussi rigoureuse que les aquariophiles pourraient le souhaiter, au moins en ce qui concerne les formes de Symphysodon aequifasciata. Les auteurs admettent qu'il est pratiquement impossible, dans le cas de spécimens d'élevage, de différencier le Discus brun du Discus vert. D'autre part, de nombreux intermédiaires existent entre le Discus vert et le Discus bleu. En outre, d'après H. Pinter, les descendants des Discus bleus élevés en captivité ne sont jamais aussi bleus que les parents importés. Il est donc raisonnable d'admettre, dans l'état actuel des connaissances, que la détermination des spécimens d'élevage, les plus fréquents sur le marché, est impossible au niveau de la . Le « Discus sauvage » le plus répandu dans le commerce est le « Discus brun », Symphysodon aequifasciata axelrodi, les autres n'ayant été que très rarement importés.

Il est donc parfaitement logique, compte tenu de ces remarques, de ne parler ici que de Symphysodon discus Heckel (Discus vrai) et de Symphysodon aequifasciata Pellegrin.

De nouvelles et récentes informations (fin 2006) viennent boulverser un , finalement assez bien établi, avec la possible création d'une 3ème espèce de Discus : Symphosydon tarzoo. Je cite :

"L'espèce de discus de l'ouest du bassin amazonien, bien connue des aquariophiles sous le nom de Discus Tefe -de son lieu d'origine-, est désormais distincte sous la nouvelle appellation de Symphysodon tarzoo. Elle rejoint donc les deux autres espèces reconnues, Symphysodon discus et Symphysodon aequifasciatus. Décrit par JS Ready, EJG Ferreira et SO Kullander, le Symphysodon tarzoo se distingue des 2 autres espèces notamment par la présence de points rouges sur la et sur le corps."


Fiche de maintenance détaillée de Symphysodon discus

Qualité de l'eau :

Qualités physico-chimiques de l'eau : si l'on tient compte des exigences de leur naturel, l'élevage des nécessite une eau peu minéralisée (TH inférieur à 10 °français) un pH (pH de 5 à 6), une supérieure à 26 °C (28 en période de ) une forte et une faible teneur en nitrates. Les adultes s'accommodent néanmoins de conditions beaucoup plus défavorables. Il est cependant recommandé, pour des raisons évidentes, de les élever dans les conditions les plus favorables et conformes à leur biotope naturel. Capacité de l' : elle doit être proportionnelle à la taille et au nombre de spécimens élevés. Un aquarium de 200 litres semble être un minimum pour un couple d'adultes d'une quinzaine de centimètres. Pour la maintenance en groupe de 5 individus par exemple, un bac de 350 litres constitue un minimum !

Alimentation et nourriture :

Nourriture vivante de préférence : Larves de Chirononormes, , Enchytrées, Daphnies sont généralement des mets très appréciés. La plupart des nourritures "estampillées" Discus sont acceptées. Les souches sauvages sont plus délicates.

Technique d'élevage et reproduction :

L'identification des sexes est très délicate, sinon impossible, en dehors des périodes de ponte. Au moment de la formation des couples les attitudes de soumission de la femelle permettent de la reconnaître avant la ponte. Il est donc nécessaire au départ d'élever plusieurs spécimens de 10 cm et plus pour avoir une chance de voir un couple se former; celui-ci présente alors bien souvent un comportement territorial et agressif à l'égard des congénères. Des parades nuptiales, le choix d'un support, les mouvements de nettoyage du support, l'apparition d'un tube de ponte, des essais "à blancs" de la femelle qui effectue des passages successifs de bas en haut en effleurant le support avec son tube de ponte, légèrement dirigé vers l'avant, sont des signes précurseurs de la ponte réelle. Celle-ci peut n'avoir lieu que bien plus tard (délais d'un mois observés).

Date et fréquence des pontes :

De nombreuses observations y compris celles faites à Nancy montrent que la période de ponte la plus favorable se situe entre novembre et février. L'intervalle de temps qui sépare deux pontes succéssives est d'environ 15 jours à 3 semaines. Dans le cas, très fréquent, où le développement est interrompu et où les parents sont bien alimentés, cet intervalle peut se réduire à moins d'une semaine.

Heures des pontes :

Les observations faites à Nancy confirment que les pontes ont lieu généralement en fin d'après-midi ou en soirée. Sur 10 pontes observées, 9 ont lieu après 17 h 30 (dont 6 après 20 h), une seule à 15 h. La moyenne des 10 pontes se situe entre 19 et 20 heures.

Caractéristiques de l'aquarium :

Les dimensions et la capacité de l'aquarium ne semblent guère avoir d'importance réelle sur le déroulement de la ponte. Cette remarque confirme les observations du Dr. Geisler rapportées dans le no 1, 1970 de la revue allemande D.A.T.Z. "La taille de l'aquarium n'a pas un rôle primordial pour provoquer la ponte". L'auteur conseille cependant, pour assurer le maintien des poissons dans de bonnes conditions, de ne pas descendre au-dessous de 150 litres pour un couple. Depuis, on estime qu’un volume de 200 à 250 litres est un bon compromis.

Peuplement de l'aquarium :

Il n'a pas non plus une importance essentielle sur le déclanchement de la ponte. Au Musée de Zoologie la première ponte s'est produite dans un aquarium de 200 litres surpeuplé (10 Scalaires d'une dizaine de centimètres, un Symphysodon discus et un Epalzeorhynchos [Labeo bicolor] en plus du couple). Cette observation confirme également celle de nombreux auteurs. Il est bien évident toutefois qu'il est indispensable d'isoler le couple dans un aquarium spécial pour soustraire la ponte et éventuellement des alevins à la voracité des hôtes de l'aquarium.

Développement anormal des oeufs :

Un examen prouve que, dans tous les cas, le développement s'est arrêté aux tous premiers stades. Des oeufs, s, ont été colorés in toto au à 1%. Ce colorant, spécifique des A.R.N., permet de différencier les cellules vitellines, réserves des cellules du (cellules embryonnaires). La présence de cellules germinatives et le développement, jusqu'au début de la , prouvent que les oeufs sont fécondés. Malheureusement, pour une raison indéterminée, on assiste ensuite à une progressive des cellules. Cet arrêt expliquerait également le fait que les parents dévorent souvent les oeufs à partir du troisième jour alors que l'éclosion devrait normalement avoir lieu à une température de 28 °C (la durée moyenne de développement à 28 °C est de 60 h).

Activité parentale :

Les soins prodigués à la ponte puis aux alevins par les parents peuvent se résumer ainsi :
- Surveillance de la ponte assumée parfois à tour de rôle, parfois exclusivement par l'un ou l'autre parent.
- Ventilation de la ponte par des mouvements réguliers de va-et-vient d'une nageoire pectorale. La turbulence très légère ainsi créée aère les oeufs et évite tout dépôt de corps étrangers sur la ponte.
- Nettoyage : les grosses particules de corps étrangers et les oeufs blancs sont enlevés à l'aide de la bouche.
- Aide à l'éclosion : les parents mâchonnent les oeufs en fin d' dans ce but.
- Protection des alevins : à l'éclosion ceux-ci sont pourvus de glandes de fixation sur la tête qui leur permet d'adhérer à un support en attendant de nager librement. Les alevins sont rassemblés en lieu sûr et en essaim par les parents.
- Nourrissage : après résorption de la vitelline les alevins commencent à absorber des proies très fines mais picorent également la tête et les flancs des parents, qui secrètent un indispensable à la survie des alevins.

Liste des espèces appartenant au même genre que
symphysodon discus :


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