AquaBDD
| Amphiprion ocellaris Cuvier, 1830 | |
| Publié par fav le 29/5/2007 21:16 (2276 lectures) | |
![]() Tous droits réservés sur la photo - AquaPortail.com |
Classe : Actinopterygii |
| Ordre : Perciformes | |
| Famille : Pomacentridae | |
| Genre : Amphiprion | |
| Espèce : ocellaris | |
| Nom commun : Poisson-clown à 3 bandes, Nemo | |
| Origine géographique : Océan indo-pacifique | |
| Taille : 10 cm | |
| Rareté : Courant | |
Maintenance : ![]() | |
| Description : | |
| C'est un poisson-clown parmi les plus populaires que l'on retrouve très fréquemment dans nos aquariums, il peut vivre de nombreuses années une fois passé son acclimatation (record à 21 ans) ou il peut être sensible aux points blancs, il est fortement conseillé la compagnie d'une anémone ou il pourra trouver refuge. Idéalement une maintenance en couple permettra d'observer des pontes aux abords de l'anémone. Le nom de genre, Amphiprion, signifie « qui porte une scie de chaque côté », le nom d'espèce, ocellaris, précise le patron et dessin de coloration « ocellé » (on écrit donc bien le nom d'espèce avec un 'c' et deux 'l' !!!). On trouve cette ocelle blanche sur la caudale. Le nom de genre Amphiprion a donné le nom de sous-famille des poissons-clowns : Amphiprioninés. On trouve de nombreux noms communs pour ce poisson devenu très courant en aquarium, ainsi, en Français : Amphiprion ocellé, Amphiprion à queue noire (pour l'ex-Amphiprion melanurus), faux « Percula », ou encore plus simple « Ocellaris ». Depuis la diffusion des aventures du poisson-clown dans le film « Némo », ce sobriquet est devenu incontournable… et présente un avantage : il est international. Toutefois, « Nemo » peut tout autant se rapporter à Amphiprion ocellaris qu'à Amphiprion percula ! En allemand, on trouvera régulièrement l'appellation : Orangeringelfisch; en anglais : Clown anemonefish, Harlequinfish, Orange Anemonefish, false Percula ; en japonais : Kakure-kumanomi ; ou encore en néerlandais : Drieband-anemoonvis. La liste est longue. Son origine géographique est vaste : Sumatra (origine du type ayant servi à la première description) ; côtes de l'Inde et de Birmanie, îles Andamans et Nicobar, Archipel indo-australien (East Indies), Philippines, Riou Kiou, Japon méridional, Mélanésie (Nouvelle-Guinée occidentale), Australie septentrionale et occidentale (Port Darwin, Groote Island, Yampi Sound). C'est, selon de Beaufort (1940), l'espèce d'Amphiprion la plus commune dans l'Archipel indo-australien. La taille de ce poisson reste modeste, mais peut atteindre 85 mm, les femelles dépassent les mâles d'environ 10 à 25 mm. D'après G.R. Allen, 1972, on trouve de nombreux synonymes : - Anthias polymus var. Bloch 1792, nec Linné - Amphiprion melanurus Cuvier 1830 - Amphiprion percula auct. - Amphiprion bicolor Castelnau 1873 - Prochilus percula Bleeker 1877 - Actinicola percula Aoyagi 1941 - Actinicola nolani Whitley 1959 Position systématique : Le complexe «percula» ne renferme que deux espèces. Amphiprion percula Lacepède 1802 qui est une forme orientale (Australie, Mélanésie), peu fréquente dans les aquariums européens, et Amphiprion ocellaris qui a longtemps été confondu avec l'espèce précédente sous le nom de «percula». Les caractères sont ainsi résumés par Allen : interorbitaire et occipital nus (= sans écailles), corps peu élevé ; dorsale présentant X-XI et 14-16 rayons, avec une profonde échancrure à la limite des portions épineuse et molle ; dents incisiformes à subconiques bande médiane du corps avec une expansion vers l'avant (plus marquée chez l'adulte que chez le juvénile) et couleur de fond (corps et nageoires) orange, brune ou noire ; 4 os hypuraux médians fusionnés en 2 plaques ; écaille axillaire des pelviennes faible (ou absente chez ocellaris) ; caudale arrondie. Fowler (1904) avait estimé que ces espèces étaient assez distinctes des autres Amphiprion pour former le sous-genre Actinicola. Dans l'évolution du groupe, le complexe «percula» est particulièrement proche de Premnas biaculeatus Bloch, dont, par communication sur le forum, il se pourrait que le genre Premnas soit regroupé au sein du genre Amphiprion ; je cite : Citation : « pour les puristes, et si on se base sur les dernières données génétiques, il faut savoir aussi que le genre Premnas n'a plus lieu d'être. Ce poisson devrait en fait s'appeler Amphiprion biaculeatus. » Description selon le texte de la diagnose originale : (in Cuvier et Valenciennes, 1830). «M. Valenciennes a observé au Cabinet de la Société Zoologique de Londres un petit Amphiprion de Sumatra, semblable au perchot (ce nom désigne le vrai Amphiprion percula), mais dont les bandes ne sont point bordées de noir. La caudale est bordée de blanc, brune à la pointe, et porte vers le bas un grand ocelle blanchâtre. La, pectorale est brune, bordée de blanc. Sa longueur est d'un pouce trois quarts». L'extension de la couleur noire entre les bandes claires est en effet le caractère le plus facile pour séparer le vrai percula d'ocellaris. On connaît cependant des ocellaris mélaniques (noires), décrits initialement sous les noms d'Amphiprion bicolor par Castelnau et d'Actinicola nolani par Whitley, qui paraissent communs à Port Darwin (Australie). En revanche, l'ocelle blanchâtre de la caudale qui justifiait le nom spécifique ocellaris, n'était qu'un artefact, présent sur un seul côté de la nageoire, ainsi que Günther (1862) l'a établi. La bosse céphalique, considérée comme caractéristique de l'ancien nom Amphiprion bicolor par Castelnau, est fréquente chez les spécimens âgés. Mutualisme : Dans la nature, on signale l'association avec Heteractis magnifica (Quoy & Gaymard, 1833) (ex-Radianthus ritteri Kwietniewski, l'anémone de Ritter), en Thailande et aux îles Nicobar, avec Stichodactyla gigantea (Forsskål, 1775) aux Philippines et avec Stichodactyla mertensii (Brandt, 1835) à Java et aux Philippines. En captivité, Amphiprion ocellaris, tout en manifestant certaines préférences, semble s'accommoder de nombreuses espèces qui, jusqu'à présent, n'ont pas été déterminées avec précision, en raison de la difficulté de la systématique des anémones tropicales. Les auteurs mentionnent surtout des genres de Stichodactylines (Heteractis, Stichodactyla), mais aussi quelques anémones «non symbiotiques» telles que Actinia equina Linné 1758, la fameuse anémone tomate de nos côtes (Atlantique Est, Manche, Mer du Nord, Méditerranée). Amphiprion ocellaris peut vivre et pondre sans anémone; il satisfaira son besoin de contact en se tenant, par exemple, contre la surface du film de surface. Il est cependant vivement recommandé d'introduire ces poissons dans un bac où l'on a installé, au préalable, une ou plusieurs anémones, ou tout animal de susbtitution (certains LPS, certains coraux mous, etc.) car leur acclimatation est alors plus facile. Conditions d'élevage : A. Seale (aquarium, 1935), rapporte que deux spécimens placés dans un aquarium en verre de 23 litres, rempli d'une eau de densité 1.025, sans plantes ni aération, tenu à la température de la pièce (21-22 °C), furent conservés pendant cinq mois, avec seulement un renouvellement du quart de l'eau tous les 2 jours et remis ensuite dans le bac du Steinhart Aquarium d'où ils avaient été prélevés. Garnaud (1951) apporte des observations nouvelles sur la tenue en aquarium. Observations à Nancy par Denis Terver : Vingt exemplaires d'environ 25 mm, provenant de Singapour, acquis le 29/03/1974, furent élevés dans un aquarium en verre collé de 550 litres (2,20 x 0,50 x 0,50), filtré dans 2 cuves à décantation alimentées par une pompe 2.000 1/h, dont le rejet au ras de la surface provoque une agitation superficielle, et une autre de 500 1/h débitant dans un tube U.V. de 15 W. Aération par 3 diffuseurs et un giffard à la sortie de l'U.V. Changement bimensuel de 1/10 à 1/4 du volume d'eau. Densité 1,025, pH 7,8-8,1, température 27 °C, avec pointes à 31 °C en été. L'aquarium disposait d'un écumeur alimenté en air (non ozonisé). Croissance et hiérarchie : L'uniformité de taille des individus disparut dès les 3 premiers mois, en même temps que se modifiaient les relations interindividuelles. Au début, on constatait une forte attraction, tous se réfugiant en même temps dans la même anémone, et la répartition des animaux dans l'aquarium démontrait aussi cette cohésion sociale. Peu à peu, accompagnant des différences de taille et d'intensité de coloration, une hiérarchie linéaire s'installa. Un individu grandit très rapidement, s'appropria l'anémone n° 1 et délimita un territoire équivalent au tiers de l'aquarium. Six individus plus petits adoptèrent l'anémone n° 2; la position de chacun par rapport à la bouche de l'hôte paraîssait directement liée à son rang hiérarchique, les plus faibles occupant l'extérieur du disque. 13 individus qui avaient conservé leur taille initiale avaient accès la nuit à l'anémone n° 2, à condition de se tenir à la face inférieure du disque. Bientôt l'individu le plus faible, chassé par tous, se réfugia dans un angle supérieur de l'aquarium en position verticale, tête en haut, et finit par mourrir. La position hiérarchique des individus intermédiaires n'était cependant pas stable. Elle était remise en question par des joutes se terminant par des postures de soumission ou des blessures. La place de chaque mort était prise par l'avant dernier du groupe. A mesure que la disproportion des tailles augmentait, les relations furent de plus en plus brutales. Cependant, le plus grand individu du groupe de l'anémone n° 2, après de nombreuses parades avec l'individu solitaire, fut autorisé à de fréquentes incursions dans l'anémone n° 1, sans pour autant quitter son groupe, comportement déjà signalé par J. Birkholz (Das Aquarium, 1975). Ces deux spécimens formèrent un couple reproducteur : femelle de 50 mm, mâle de 40 mm. |
|
| Fiche détaillée de Amphiprion ocellaris |
Qualité de l'eau : |
| Qualité d'eau normale d'un aquarium marin. température : 21 à 27 °C Densité : 1021/1026 pH : 8.3 Amphiprion ocellaris supporte moins bien qu'Amphiprion percula des concentrations élevées en nitrates (moitié moins : communication personnelle L. Fordoxcel). |
Cohabitation : |
| Pacifique envers tous les poissons sauf leurs congénères. |
Alimentation : |
| carnivore s'adapte facilement aux nourritues séches. Morceaux de Néreis, Tubifex, artémias vivantes ou congelées, Moules crues ou cuites, larves de chironomes, Huîtres crues, oeufs de crevettes, nourriture sèche ou lyophilisée, etc... Ne pose généralement aucun problème sur ce point. Avant l'âge de 3 ans, la composition de son alimentation permet des variations du patron de coloration. |
Technique d'élevage : |
| Possible, l'élevage des alevins doit se faire dans un bac séparé. Comportement de reproduction très proche de celui de Amphiprion allardi Klaus. (cf. fiche de celui-ci). Les oeufs, jaune-orangés, sont au nombre de 300-400. La surveillance et les soins sont assurés exclusivement par le mâle, la fréquence des interventions étant fonction de l'âge de la ponte (Allen, 1972). La femelle assure la défense territoriale en chargeant tout ce qui se présente. Durée moyenne d'incubation de 9 jours, ponte et éclosion débutant au crépuscule; l'éclosion peut se poursuivre jusqu'à l'après-midi du jour suivant et, exceptionnellement, jusqu'au surlendemain matin. Voir cet article : http://www.anemone-clown.fr/amphiprion_o...ris_reproduction.html |
| Liste des espèces appartenant au même genre (Amphiprion) que Amphiprion ocellaris: |
- Amphiprion akallopisos - Amphiprion frenatus - Amphiprion ocellaris - Amphiprion perideraion |
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
| Auteur | Conversation |
|---|

Liste des pages perso
Manuels d'Aquariologie
Débuter en eau douce?
Les Lettres Papotes
Anemone-Clown
Les hexacoralliaires
Livre: les îles Maldives
Aquariums publics

