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| Labroides dimidiatus Valenciennes, 1839 | |
| Publié par anemone-clown le 22/9/2007 18:19 (415 lectures) | |
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Classe : Actinopterygii |
| Ordre : Perciformes | |
| Famille : Labridae | |
| Genre : Labroides | |
| Espèce : dimidiatus | |
| Nom commun : Labre nettoyeur, Cossyphe partagé | |
| Origine géographique : Indo-pacifique, Mer Rouge | |
| Taille : 10 à 12 cm | |
| Rareté : Courant | |
Maintenance : ![]() | |
| Description : | |
| Répartition et origine géographique extrêment vaste : Mer rouge (localité typique : Tor, sur le golfe de Suez, Rüppel, 1833) et Indo-pacifique, remplacé à Hawaï par Labroides phthirophagus Randall. Il atteint une taille maximale jusqu'à environ 10 cm. Caractères du genre : (d'après de Beaufort et Schultz) Corps comprimé, allongé, couvert d'écailles grandes ou moyennes qui revêtent aussi la base de la dorsale et de l'anale. Tête pointue, nue, à l'exception des régions sub- et post-orbitaires et de l'opercule. Bouche très petite, terminale, la mandibule un peu plus courte que la mâchoire supérieure. Lèvres épaisses, la supérieure présentant un sillon médian à sa face interne, l'inférieure constituée de deux lobes latéraux arrondis et saillants, unis par un frein médian. Dents petites et pointues, sur plusieurs rangs, à la région antérieure des mâchoires. Une paire de canines courbes à chaque mâchoire, les inférieures plus écartées que les supérieures qui viennent se placer entre elles quand la bouche est fermée. Une canine à l'angle supérieur de la bouche de chaque côté. ligne latérale complète, infléchie vers la face ventrale au-dessous de la région postérieure de la partie molle de la dorsale ; 25 à 54 pores. pectorales subtriangulaires, pelviennes pointues, caudale tronquée ou légèrement arrondie. IX épines dorsales, III à l'anale. Revu par Randall (1958), ce genre ne renferme qu'un petit nombre d'espèces (dimidiatus Cuvier et Valenciennes, bicolor Fowler et Bean, phthirophagus Randall, rubrolabiatus Randall, pectoralis Randall & Springer, 1975), parmi lesquelles celle qui nous occupe ici est la plus largement répandue dans la nature et de loin la plus commune dans les aquariums. Une forme voisine, souvent mentionnée sous le nom de Larabicus quadrilineatus Rüppel 1835 et qui est régulièrement importée de Mer rouge, ressemble davantage aux Labrichthys. Caractères de l'espèce : (d'après Cuvier et Valenciennes, 1839) Une large raie longitudinale, d'un noir très profond, part du bout du museau, traverse l'oeil, et par conséquent toute la tête, et se rend, sans interruption et en s'élargissant, jusqu'à l'extrémité de la caudale, qui n'a plus que ses deux bords d'une couleur différente. La moitié antérieure du corps est d'un brun châtain, un peu plus foncé sur le DOs que sur le ventre. Cette teinte est étendue sur toute la portion épineuse de la dorsale, et sur toute la partie de même hauteur de la nageoire molle ; le reste de la membrane, qui dépasse la hauteur des rayons épineux, est bleu céleste. L'anale a de même la base des rayons brune, comme la dorsale, et la moitié marginale bleue. Cette couleur est celle du corps entre l'anale et la portion molle de la dorsale, du tronçon de la queue et des bords supérieur et inférieur de la caudale. Ce bleu est fondu d'une manière insensible avec le brun de la partie antérieure du tronc. Le bord inférieur de la queue, compris entre l'anale et la caudale, est noir aussi foncé que la bande latérale. Robe juvénile : Selon Randall, les jeunes de toutes les espèces ont un patron de coloration identique ; ils sont noirs avec une large bande de couleur vive le long du dos qui s'étend en s'amincissant sur la tête. Cette bande est d'un bleu profond brillant chez notre espèce et chez Labroides rubrolabiatus Randall 1958. Acclimatation : Bien que l'acclimatation et l'alimentation de Labroides dimidiatus soient généralement considérées comme faciles, les échecs ne sont pas exceptionnels. Acquérir quelques individus de petite ou de moyenne taille (4 à 6 cm) et les mettre en quarantaine, car ils sont souvent maigres lors de l'importation et il convient de bien les alimenter Une Moule crue dans ses valves, changée chaque jour, constitue une excellente nourriture de remplacement ; les Poissons mangent les très petits fragments qu'ils arrachent. Cet isolement doit durer au moins 15 jours, mieux 3 semaines à 1 mois, au cours desquels on voit le corps s'arrondir. C'est pendant cette période que l'on peut observer une paire d'individus qui pourront ensuite former un couple qui pondra éventuellement. |
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| Fiche détaillée de Labroides dimidiatus |
Qualité de l'eau : |
| Aucune exigence particulière. Supporte les traitements au sulfate de cuivre. |
Cohabitation : |
| En mouvement continuel pendant la journée ; se cache le soir à heure à peu près fixe dans une cachette, toujours la même, où il dort entouré d'un «cocon» muqueux protecteur secrété chaque jour. Inspecte inlassablement les téguments externes et ceux des cavités (bouche, chambre branchiale) des autres Poissons. Exécute une nage ondulante, sorte de «danse» d'appétence au nettoyage, à laquelle beaucoup d'autres espèces répondent en adoptant une posture d'invitation au nettoyage, variable d'une famille à l'autre, souvent accompagnée de modifications de coloration. Se tiennent en des points déterminés du récif, toujours les mêmes (stations de nettoyage), où se rassemblent les Poissons porteurs d'ectoparasites. Relations intraspécifiques : Dans la nature, les Labroides se rencontrent souvent par paire. En aquarium, ils supportent difficilement un congénère, à moins que ne se forme un couple qui non seulement se tolère, mais se recherche. La ponte, observée en aquarium à plusieurs reprises (Printz, 1971; Mougin, 1974), s'effectue en pleine eau, au cours de poursuites ; aucun développement des oeufs n'est signalé. Relations interspécifiques : Si la grande majorité des Poissons partage au mieux le territoire restreint de l'aquarium avec un Labroides, se contentant de le chasser s'il les importune par des morsures répétées, les représentants de certaines familles sont le plus souvent tyrannisés, puis blessés superficiellement par les dents acérées ; la plaie cutanée qui s'agrandit attire de plus en plus le nettoyeur ; une terreur panique peut alors s'emparer du patient qui se cache ou s'affole, se roulant alors sur le sol, heurtant la vitre et cherchant visiblement à sortir des limites du bassin. Les Tétraodontidés sont les victimes désignées des Labroides. Les évolutions de ces derniers avec les Arothrons sont pourtant très spectaculaires, mais les tentatives faites à Nancy pour les présenter ensemble ont échoué. Chaque fois, l'Arothron fut blessé au bout de 15 jours ou 3 semaines au maximum et il a fallu cesser l'expérience. Les Canthigastéridés, Ostraciidés et Diodontidés sont attaqués de la même manière. Les nageoires des Platax seront éventuellement déchirées. La plupart des espèces carnassières respectent les Labroides, sauf accident ; quelques unes cependant (Scorpénidés), les avalent comme n'importe quelle autre proie. Ces remarques concernent, rappelons-le encore, la vie en aquarium. |
Alimentation : |
| Dans la nature, les Labroides se nourrissent essentiellement de petits crustacés parasites, rares ou inconnus sur les téguments des spécimens captifs. De très fins morceaux de Moule crue ou cuite, des artémias, des fragments de Tubifex, diverses nourritures lyophilisées ou séchées, réduites en poudre fine, leur conviennent. |
| Liste des espèces appartenant au même genre (Labroides) que Labroides dimidiatus: |
- Labroides bicolor - Labroides dimidiatus - Labroides phthirophagus |
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