Maylandia zebra : fiche poisson pour maintenance en aquarium
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Maylandia zebraBoulenger, 1899 |
Auteur: anemone-clown le (5323 lectures) |
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Maintenance :
![]() Taille : 9 à 12 cm Type d'aquarium : Moyen
Classe : Actinopterygii
Ordre : Perciformes Famille : Cichlidae Genre : Maylandia Espèce : zebra Nom commun : Mbuna zébré, Cichlidé bleu du Malawi Origine géographique : Afrique, lac Malawi Rareté : Courant |
Description de Maylandia zebraDiscussion sur la taxonomie :Si le nom d'espèce, zebra, relate rapidement le coté zébré de cette espèce, cela se confine aux formes connues historiquement. Les noms communs de "Cichlidé zébré du Malawi", "perche bleue du Nyassa", "Cichlidé bleu" précise encore certains coloris, mais de façon incomplète. La taxonomie changeante de ce poisson très commun est typique d'une espèce très facile d'observation pour les scientifiques : plus il y a d'études ichtyologiques, plus les noms changent rapidement… malheureusement, le plus souvent, sans aucune vérité ni réalité génétique (un comble à notre époque!); ainsi, on trouvera en nom de genre, alternativement : Maylandia (actuel), Pseudotropheus, Metriaclima et, historiquement, Tilapia (genre qui regroupaient la plupart des espèces de cichlidés africains au 19e siècle). Le binom de Pseudotropheus zebra est encore très fréquemment usité, c'est même certainement le nom le plus fréquent trouvé dans la littérature. biogéographie et ichthyologie :L'origine de Maylandia zebra est endémique du lac Malawi (ex Nyassa), au centre-est de l'Afrique, parmi les grands lacs africains. La taille en longueur standard va de 6,3 à 10,4 cm pour le type et la cinquantaine de spécimens qui constituent la collection Christy. En aquarium, des tailles beaucoup plus importantes ont été observées, de 10 à 12 cm en moyenne. Maylandia zebra est, avec Pseudotropheus tropheops, l'une des espèces les plus abondantes, mais également des plus largement répandues, du groupe des cichlidés perciformes Mbuna dont l'habitat caractéristique est la zone littorale rocheuse du lac Malawi. Ce groupe de cichlidés Mbuna forme une association écologique remarquable. données géographiques et climatiques :Découvert en 1616 par le portugais Boccaro et délimité en 1846 par Livingstone, le Nyassa occupe, avec les lacs Victoria et Tanganyika, une partie de la profonde dénivellation d'origine tectonique qui raye toute l'Afrique orientale. Le lac s'allonge du nord au sud sur 580 km, sa largeur varie entre 30 et 80 km, sa superficie est de 30.000 km2 et sa profondeur atteint 700 m. Il recèle plus plusieurs centaines d'espèces endémiques dont 80% appartiennent à la famille des Cichlidés; les cyprinidés, Siluridés, Mormyridés sont également représentés. Le climat est tropical avec une saison humide et chaude, plus longue dans le nord (septembre à mai) et plus courte dans le sud (octobre à mars avec une pointe pluvieuse de décembre à février). Au-dessous de 600 m et sur les rives du lac, le climat est généralement chaud; la température moyenne annuelle se tient entre 24 et 29 °C. Elle reste par conséquent élevée, même en saison "froide" et sèche. aquariologie :Les premiers poissons du lac Malawi furent récoltés par John Kirk qui accompagnait Livingstone dans ses voyages. Ils furent décrits par A. Günther, du Muséum d'Histoire naturelle de Londres (1864); le même auteur décrivit, en 1893, une autre collection rapportée par H. Johnston. En 1899 - 1900, le Dr. Fuelleborn, officier médical germanique, récolta une importante série de spécimens sur la côte Nord-Est. Les Cichlidés furent décrits par Ahl en 1927. E. Rhoades, envoyé par l'amirauté britannique pour établir une carte du Nyassa, rapporta également des aquarelles et une collection qui fut étudiée par G.A. Boulenger, successeur de A. Günther (1908). R. Wood rapporta une autre collection en 1920 qui fut décrite par Regan. A la demande de ce dernier, le Dr. C. Christy organisa une expédition spéciale (1925 - 26) qui rapporta une très importante collection (3.500 cichlidés) dont Regan commença l'étude qui fut poursuivie par Trewavas (1935). biologie et données méristiques :Outre les caractères de la dentition (dents bicuspides sur la 1ère rangée de la mâchoire inférieure, tricuspides sur les suivantes, une série de dents coniques à la mâchoire supérieure, les plus externes étant perpendiculaires à la mâchoire), les principaux traits de Maylandia zebra peuvent être résumés ainsi : hauteur du corps 2 1/2 dans la longueur, longueur égale à 3 1/2 fois celle de la tête, bouche terminale arrondie, plutôt large, mâchoires égales antérieurement, maxillaire s'étendant jusqu'à la verticale du bord antérieur de l'oeil. 31 écailles longitudinales, 8 de la base de la dorsale jusqu'à la ligne latérale, nageoire pectorale presque aussi longue que la tête n'atteignant pas l'anale, la nageoire caudale est tronquée et le pédoncule caudal est un peu plus épais que long. Le patron de coloration de Maylandia zebra est une espèce très polymorphe, beaucoup plus stable cependant que Pseudotropheus tropheops. Elle présente, de ce point de vue, des analogies avec les espèces du genre Labeotropheus. Chez ces dernières toutefois, le polymorphisme touche essentiellement les femelles, alors que chez Maylandia zebra, les mâles sont également concernés. Trois types essentiels ont pu être identifiés dans la nature avec des fréquences variables selon les régions. Un type bleu rayé (mâle et femelle présentent une coloration d'un bleu plus ou moins variable selon la maturité des ovules et les états émotionnels) avec des raies plus ou moins nettes. Il existe également un type bleu, non rayé, et un type pâle, non rayé mâle et femelle. On rencontre enfin un certain pourcentage de femelle de type tacheté. Les mâles possèdent généralement une ponctuation orange sur l'anale. Le type bleu rayé et les femelles tachetées forment des couples fréquents et rendent un bel aspect dans un aquarium. Photo d'un Maylandia (Pseudotropheus) zebra var. "mdoka" : ![]() La variabilité et le polymorphisme est tellement important que chaque zone d'habitat du lac Malawi comporte une variété spécifique du patron de coloration. Fiche de maintenance détaillée de Maylandia zebraQualité de l'eau :Rappelons que les Mbuna vivent essentiellement dans la zone littorale rocheuse riche en algues dans une eau peu minéralisée : TH 7,5 à 8,7 (degrés français), à pH élevé 8,4 à 9, très claire et très riche en Oxygène, pratiquement dépourvue de matières organiques et à une température moyenne de 24 à 28 °C.Il faut tenter, dans la mesure du possible, de reconstituer ces conditions en captivité et les Maylandia zebra peuvent vivre en compagnie d'autres Mbuna dans des bacs de capacité moyenne à grande (300 litres par exemple), remplis initialement avec de l'eau de conduite (TH moyen de 10° français, pH voisin de 7) qui est renouvelée régulièrement à raison d' 1/5e par semaine, fortement aérée et abondamment filtrée. Les aquariums peuvent être éclairés en moyenne 14 heures par jour et plantés essentiellement de Fougères. Le décor est à base de schistes et de blocs cristallins. Alimentation et nourriture :Dans la nature Maylandia zebra est, d'après les observations de G. Fryer en milieu naturel, exclusivement mangeur d'Algues tendres, et qui adhèrent peu au substrat. Il ne mange pas les Algues filamenteuses du genre Calothrix, non retenues par les dents relativement lâches et mobiles. En aquarium, Maylandia zebra mange cependant également la nourriture habituellement distribuée aux hôtes d'un aquarium communautaire. larves de chironomes, tubifex, artémias, aliments secs, épinards hachés, salade blanchie et même des Néreis !Technique d'élevage et reproduction :Classique des Mbuna avec incubation buccale : on se référera à la fiche sur Labeotropheus fuelleborni ou à l'article concernant la reproduction en vidéos de Labidochromis caeruleus. |
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Liste des espèces appartenant au même genre que
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