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Accueil Poissons (Eau douce) Nematocentris fluviatilis

 Nematocentris fluviatilis   de Castelnau, 1878
Publié par anemone-clown le 20/10/2007 13:18 (541 lectures) 
 
Nematocentris fluviatilis
Tous droits réservés sur la photo - AquaPortail.com
Classe : Actinopterygii
Ordre : Atheriniformes
Famille : Melanoteniidae
Genre : Nematocentris
Espèce : fluviatilis
Nom commun : Poisson arc-en-ciel australien
Origine géographique : Australie
Taille : 10 cm
Rareté : Courant
Maintenance :

Description :
Le genre Nematocentris a été décrit par Peters en 1867 et veut dire : aiguillon (= rayon de nageoire) à filament (= prolongation molle). Le nom d'espèce, fluviatilis indique l'origine fluviale de ce poisson arc-en-ciel.

Il vient d'Australie (voir son nom commun) orientale et mesure jusqu'à 10 cm, parfois un peu plus ; les mâles sont un peu plus grands.

Ce poisson a porté d'autre noms synonymes : Melanotaenia nigrans Richardson 1843, Aristeus fluviatilis de Castelnau 1878, Rhombatractus fluviatilis Gill 1879 ou encore Melanotaenia fluviatilis.

Historique, répartition, nomenclature :

Les Melanotaenia ont été classés longtemps dans la famille des Athérinidés, et les plus anciennes espèces ont été rapportées d'abord au genre Atherina, par exemple, Atherina nigrans Richardson 1843. Pour les séparer des vraies Athérines on créa, dans cette famille, la sousfamille des Mélanoténiinés que les auteurs les plus récents considèrent comme une famille autonome Mélanoténiidés. L'aire de distribution est limitée à l'Australie, la Nouvelle-Guinée et les ries voisines de cette dernière, notamment le groupe des Aru et Waigen.
L'ensemble de la littérature aquariophile mentionne deux espèces de Melanotaenia, maccullochi et nigrans, et, quelquefois, une troisième, nommée Melanotaenia fluviatilis.
La première espèce, longue de 5 - 7 cm, est aisément reconnaissable ; les deux autres, par contre, qui atteignent 10 cm, sont l'objet d'une grande confusion. Quelques auteurs (Axelrod et Schultz, 1971) localisent nigrans au nord de l'Australie, ce qui est conforme à la station typique de cette espèce : Kings River, Victoria, près de Port Essington ; plus souvent, on indique l'Est australien, du golfe de Carpentaria au nord, jusqu'à Sydney au sud par exemple. Les caractères distinctifs des deux espèces sont vagues et Sterba (1959) écrit au sujet de fluviatiles, qui serait du nord-est australien (Queensland), qu'il est semblable d'aspect à nigrans et éventuellement identique à lui.
Dans une excellente mise au point destinée aux aquariophiles de langue allemande, le Dr. J. Clasen (Das aquarium, 56, 1974, p. 60 - 62), ayant constaté l'insuffisance des ouvrages aquariophiles usuels, a fait appel aux ichthyologistes australiens Paxton et Munro, ce dernier étant l'auteur d'une révision récente des Mélanoteniidés. Nous empruntons à Clasen l'essentiel de ce qui suit.
L'espèce la plus anciennement importée en Europe (dès 1927 à Berlin) fut décrite par F. de Castelnau en 1878 sous le nom d'Aristeus fluviatilis ; elle habite une large région d'Australie sud orientale. Le nom de genre Aristeus de Castelnau étant-« préoccupé » par Aristeus Duvernoy 1820, qui désigne un Crustacé décapode (Aristeus antennatus), il fut remplacé par Rhombatractus Gill 1879, mais ce dernier nom fut considéré comme un synonyme de Melanotaenia Gill 1863 qui, lui étant antérieur, a priorité.
Lors de l'introduction en Europe de notre espèce, la description de Castelnau était oubliée depuis longtemps et on attribua ce Poisson à Melanotaenia nigrans Richardson 1843. Comme ce nom recouvrait, à l'époque, plusieurs espèces voisines, réunies abusivement par Tate Regan en 1914, cette solution facile n'avait rien de choquant. A la suite de la révision de Munro, les genres de Mélanoténiidés ont été ramenés à deux : Melanotaenia et Nematocentris Peters 1867, ce dernier, souvent considéré comme un synonyme de Melanotaenia (weber et de Beaufort, 1922), ayant été réhabilité. Les deux genres se distinguent essentiellement par des caractères dentaires. C'est à Nematocentris qu'il faut rapporter fluviatilis et maccullochi, nigrans étant un Melanotaenia au sens strict. Habitant le nord de l'Australie, de la baie de Roebuck à la pointe du Queensland, et la portion de la Nouvelle-Guinée lui faisant face, Melanotaenia nigrans n'a jamais été introduit sur le marché aquariophile.
L'espèce de petite taille, Nematocentris maccullochi est, à l'inverse des deux autres espèces mentionnées ici, étroitement localisée dans le bassin hydrographique de la rivière Barron, région de Cairns, nord-est du Queensland. D'autres Nematocentris ont été récemment importés, en particulier sous le nom erroné de Aidaprora carteri (= Nematocentris maculatus Max Weber) ou sous celui de Nematocentris splendida. Leur identification zoologique laisse encore à désirer.

Caractères de la famille :

Corps fortement comprimé, allongé. La hauteur augmente avec l'âge et le profil dorsal, et surtout ventral, devient de plus en plus convexe. La tête est plus ou moins pointue, les mâchoires subégales, l'une (inférieure ou supérieure selon le cas) pouvant cependant s'emboîter dans l'autre. Bouche petite à moyenne. Dents coniques, pointues, sur une ou plusieurs rangées, s'étendant souvent vers l'extérieur des lèvres. Première dorsale comprenant en général un rayon épineux et 3 à 6 rayons simple~ plus ou moins flexibles ; deuxième dorsale avec un rayon épineux et 8 à 17 rayons mous, les postérieurs pouvant être prolongés ; anale avec un rayon épineux et 17 - 30 rayons mous semblables à ceux de la dorsale.
Ecailles cycloides. ligne latérale absente ou indiquée par une cupule peu profonde sur quelques écailles. Habitent, selon les espèces, les eaux douces, mais minéralisées ou saumâtres.

Caractères de l'espèce :

Corps élevé chez les adultes, comprimé latéralement. Deux nageoires dorsales, l'antérieure (D1) comprenant 5 rayons, le premier plus fort et rigide que les autres, la postérieure (D2) avec 1 rayon rigide et 12 flexibles. Une tache rouge vif sur l'opercule. Le, DOs et les flancs sont parés de couleurs métalliques vives et chatoyantes, surtout chez les mâles, qui se succèdent en se fondant comme les bandes d'un arc-en-ciel. Le dos est vert olive clair brillant à reflets bleutés ; les rangées d'écailles sont séparées par des lignes longitudinales jaunes, rosées ou rougeâtres, mieux marquées dans la moitié postérieure du corps. Une bande jaune, située à mi-flanc, va de l'opercule à la base de la caudale ; elle est soulignée d'un liseré rouge vif. La partie inférieure du corps est blanc verdâtre. Nageoires dorsale postérieure et anale jaunâtres avec des points rose-rouge.

 Fiche détaillée de Nematocentris fluviatilis

 Qualité de l'eau :
Cette espèce, comme Nematocentris maccullochi, vit en eau dure, mais non saumâtre, dans de petits ruisseaux, des mares ou des ruisseaux peu profonds. Une eau de conduite bien reposée, même si elle titre 24 °TH F (< 15 dGH), leur convient donc parfaitement, mais des apports trop importants d'eau neuve peuvent nuire à ces Poissons. température optimale entre 22 et 25 °C; fluviatilis peut supporter 18 à 20 °C et mêne, pendant l'hiver, il survit à 9 °C.

 Cohabitation :
Poissons vifs et robustes, se tenant entre deux eaux ; actifs, surtout fluviatilis, et bons sauteurs. Selon Holly, c’est « un poisson d'aquarium idéal ».
Relations interspécifiques : Sociables, ne nuisent ni aux plantes, ni aux autres Poissons, mais sont plus beaux lorsqu'ils sont seuls.
Relations intraspécifiques : Forment des bancs dont les évolutions sont élégantes, 15 à 20 spécimens au moins sont souhaitables.

 Alimentation :
Les larves de Moustiques, crustacés et petits Insectes aquatiques constituent le régime dans la nature. En captivité, toutes les nourritures sont acceptées avec une préférence pour les proies vivantes se tenant en surface.

 Technique d'élevage :
Semblable chez les deux espèces, mais fluviatilis, plus grand et plus actif, nécessite un bac deux fois plus grand (80 litres environ). Le fond sera recouvert de sable fin et planté d'espèces à feuillage léger et découpé que le couple recherche comme support de ponte. Les Cabomba ou Ambulia seront écartées, car elles préfèrent une eau douce et acide. Eau de conduite (24 °THF, < 15 dGH), moitié fraîche, moitié vieille (cette dernière est celle du bac des parents). Si l'eau est trop douce, y ajouter un peu de sel ou 5 % d'eau de mer. température 250 C. Les pontes ont lieu surtout le matin et durent plusieurs jours ; les ébats des Poissons (un mâle et une ou deux femelles) sont très vifs ; ils se poursuivent et lachent leurs oeufs au dessus des plantes. Les oeufs, assez gros et translucides, adhèrent là où ils tombent, fixés par de minces filaments visqueux. Après 5 ou 6 jours, les pontes sont moins abondantes et il vaut mieux retirer les adultes. incubation de 5 à 7 jours, parfois davantage, selon la température. La nourriture des jeunes doit se composer de minuscules proies, infusoires, Rotifères, puis nauplies d'artémias, Grindal et nourriture sèche. Croissance lente jusqu'à 10 mm, plus rapide ensuite, 150 à 200 alevins par ponte.
Une autre méthode, moins bonne, consiste à recueillir les alevins à la surface de l'eau, dans le bac ou dans le filtre. Eviter l'eau neuve lors des transferts (mélange avec au moins 50 % d'eau du bac d'élevage).

 Liste des espèces appartenant au même genre (Nematocentris) que Nematocentris fluviatilis:

 - Nematocentris fluviatilis


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