L'aquariophilie pour des aquariums modernes

Exportation de bénitiers destinés à l'aquariophilie récifale


Exportation de bénitiers destinés à l'aquariophilie récifale

collecte de sang
Les bénitiers d'élevage sont exportés depuis les Tuamotu pour l'aquariophilie.

L'aquariophilie récifale est friande de ces bivalves que sont les bénitiers tant colorés. Tahiti, et surtout les îles Tuamotu de l'Est, au travers de fermes d'élevage d'aquaculture, est à la pointe pour l'exportation.

Quel possesseur d'aquarium d'eau de mer n'a pas rêvé devant un superbe bénitier bleu, vert, et bien d'autres teintes sublimes? Si la plupart de ces animaux proviennent d'Indonésie ou d'Australie, la Polynésie investit ce marché du coquillage.

Les débouchés mondiaux du commerce de bénitiers pour le marché aquariophile atteignent les 200 000 animaux marins.

Un bénitier est un coquillage, un bivalve, marin dont le manteau souvent fortement irisé et coloré de teintes vives, est un attrait de premier plan pour le récifaliste. L'espèce qui est exploitée en Polynésie est Tridacna maxima, le plus rapide à croître (donc le plus rentable) et les îles en produisent déjà 100 000 par an.

Toutes les espèces de bénitiers sont protégées par la CITES (convention sur le commerce international des espèces de la faune et de la flore sauvages), car tous les bénitiers sont considérés en danger de préservation à l'état naturel. Le commerce aquariophile ne reçoit donc que des animaux d'élevage dans des fermes aquacoles d'aquaculture.

Localement, le bénitier est traditionnellement consommé par les autochtones car sa chair est goûteuse (comme une moule mélangée à une coquille Saint-Jacques). Toutefois, la collecte naturelle n'est pas totalement interdite et selon les dires mêmes du service de la pêche de Tahiti : "Compte tenu des quantités exploitées sur ce créneau, et pour permettre une gestion durable des stocks de Tridacna maxima, le service de la pêche souhaite encourager davantage le collectage, bien que le stock naturel puisse subvenir, sans difficulté, à la demande sur le marché mondial de l'aquariophilie (représentant environ 0,001% de la production), sans affecter la ressource halieutique".

Pour une fois que l'aquariophile marin n'est pas soupçonné de tous les maux de disparition de certaines espèces récifales, il fallait le signaler. Et en France, espérons que nos commerçants trouveront sans difficulté ces bénitiers polynésiens sans surcoût par rapport à d'autres provenances géographiques.


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Posté par anemone-clown le 15/8/2011 21:00:00