Par D.F.B

Vianney Dennis, en deuxième année de thèse en écologie marine, passe ses journées au large de Saint-Leu et la Saline. Avec une question qui le turlupine : les coraux réunionnais sont-ils plus résistants que d’autres ?
Vianney Denis habite Sainte-Clotilde pour rester proche du laboratoire d’écologie marine. En fait, il passe sa vie dans l’Ouest, sur ses deux terrains de prédilection : la Saline-les-bains et Saint-Leu. Pourquoi ce choix ? “Dans le premier, le lagon est confiné, la température de l’eau est plus élevée que dans le second qui lui est plus ouvert au large, plus soumis aux variations de l’océan”. Un échantillon de coraux assez représentatif, qui “balait donc l’ensemble des espèces du lagon”. Deux points qui abritent désormais les boutures de coraux de cet étudiant lillois, mordu de la mer et de ses habitants. En tout, Vianney visite régulièrement pas moins de 500 boutures de deux espèces différentes, “aux comportements complètement opposés”. Il les brosse, les pèse, les mesure, les bichonne... Non pas que Vianney veuille inonder les fonds marins de “pousses” de coraux. Résistance et résilience C’est tout simplement là qu’il mène ses expérimentations, partant d’un constat : “A la Réunion, les coraux sont relativement à l’abri du blanchissement, on s’est demandé pourquoi. Sont-ils plus résistants qu’ailleurs ?”. Le thésard veut apporter sa pierre à l’édifice en tentant de comprendre “comment fonctionne le corail”. Selon deux thématiques principales : “la résistance : comment il résiste à une perturbation. Et la résilience : la capacité à retrouver son état normal après avoir été stressé”. Des facteurs, qui, une fois saisis, élargiront les connaissances sur le sujet. “Ce qui m’intéresse, c’est d’apporter ma connaissance à la Réunion”. Du coup, accompagné de ses deux stagiaires, il se livre à un tas de manipulations et recoupe ses données. “Je transfère les coraux d’un site à l’autre pour voir comment ils vont s’adapter à un environnement différent”. Il teste ainsi leur faculté d’adaptation. Exemple d’une autre manipulation : “je fais un trou et je regarde combien de temps il met à se refermer”. Un délai plutôt rapide, qui lui permet au passage d’affirmer que “globalement, le corail réunionnais est plutôt en bonne santé”. Pour l’heure, la tête du passionné est truffée d’hypothèses, qu’un jour ou l’autre, il mettra sur papier dans le seul but de faire avancer la science. En octobre 2009, Vianney aura achevé sa thèse. Souhaitons-lui de pouvoir réaliser son rêve : “travailler dans une ONG, comme WWF”. Pourquoi pas en Chine ... SOURCE: http://www.clicanoo.com
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