Fabriquer de l’hydrogène
Bien sûr, ce n’est pas l’eau qui s’enflamme. Selon Rustum Roy, les radiofréquences brisent les liaisons entre les molécules d’eau et les sels présents, libérant l’hydrogène. L’explication du phénomène est loin d’être précise mais c’est bien ce gaz qui s’enflamme. En somme, l’expérience réalise l’équivalent d’une électrolyse, une méthode capable elle aussi de séparer l’hydrogène et d’oxygène de l’eau.
L’eau ne devient nullement un combustible puisqu’il faut de l’énergie pour libérer l’hydrogène, comme dans l’électrolyse. Il en faut même beaucoup et le bilan final est de 76 %, c’est-à-dire que l’énergie récupérée sous forme d’hydrogène représente les trois quarts de l’énergie introduite pour générer les ondes radio. Ce rendement n’est qu’un peu inférieur à celui de l’électrolyse et John Kanzius ne désespère pas de faire mieux…
Mais plutôt que de le brûler directement, comme le font les expérimentateurs sur la vidéo, l’hydrogène pourrait servir à produire de l’électricité dans une pile à combustible, par exemple pour alimenter le moteur électrique d’une voiture. La trouvaille de John Kanzius viendrait alors se ranger aux côtés des multiples techniques envisagées pour faire de l’hydrogène un vecteur universel d’énergie.