
Par CLICANOO.COM pour la Semaine de l’océan du 2 au 8 juin
La surpêche est un véritable fléau mondial. Dans l’océan austral, après des années de pillages à tout va, préserver la ressource exsangue est devenue une priorité, notamment dans les ZEE de Kerguelen et Crozet.
Tant et si bien qu’en 1998, la France dénonce tous les accords de pêche avec des pays tiers. Désormais, uniquement les armements français sont autorisés à y œuvrer. La ressource, notamment la légine, est gérée par les Taaf en collaboration avec le Muséum national d’histoire naturelle. Ce sont eux qui fixent le total admissible de captures (6 000 t pour la campagne 2007-2008). Six sociétés forment le club très fermé des armements possédant une licence dans cette zone. Outre les quotas, celles-ci doivent respecter toute une série de contraintes afin de préserver le milieu et la ressource. L’utilisation de la palangre par exemple, avec des lignes auto-lestées qui filent très vite en profondeur, est essentielle. Cette méthode assure notamment un taux de mortalité aviaire limité. La pêche ne s’effectue qu’au-delà des 500 m de profondeur, zone où les juvéniles ne sont pas présents. Ces mêmes armements participent à la surveillance des pêches à travers le GIE (les Taaf et Affaires maritimes font également partie de ce dernier) qui gère l’Osiris. Ce navire épaule ceux de la Marine nationale. Enfin, élément indispensable à l’efficacité du dispositif, un balayage satellitaire est en place depuis 2004. Cette gestion a permis au fil des ans d’assurer l’avenir de cette pêcherie. La campagne scientifique, menée en 2006 et baptisée Poker, portant sur la biomasse des espèces commerciales a donné des résultats encourageants. Ainsi, le stock de légine est conséquent et la population de juvéniles devrait permettre à terme le renouvellement de l’espèce. Ce type de gestion est exemplaire à travers le monde.
Exposition à découvrir à Saint-Pierre du 2 au 6 juin au siège des Taaf à Saint-Pierre.
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