Par Marie-Josée Richard

Le poisson zébré est un poisson bien particulier. Il est capable de régénérer la plupart de ses organes après amputation, même une partie de son cœur! Se pourrait-il que ce petit animal puisse révéler aux humains le secret de la régénération?
C'est bien ce qu'espère Mari-Andrée Akimenko, chercheuse à l'Institut de recherche en santé d'Ottawa et professeure au Département de médecine cellulaire et moléculaire de l'Université d'Ottawa. "Un des intérêts dans l'utilisation du poisson zébré comme modèle de développement est que nous pouvons facilement générer des mutations et ainsi étudier les rôles des différents gènes" a expliqué la scientifique dans un article paru sur le site français Bulletins électroniques.
Il y aurait pas moins de 1500 chercheurs qui étudieraient cette petite bête à travers le monde. Et avec raison. Voici quelques unes de des fabuleuses qualités du poisson-zèbre:
On le savait déjà capable de régénérer ses nageoires abîmées, sa moelle épinière ou encore sa rétine, il vient de montrer qu'il peut faire mieux. En effet, ce curieux poisson, après avoir été amputé de la pointe de son ventricule cardiaque, l'a reconstitué naturellement. L'ablation représentait pourtant 20 % de la masse totale de son muscle vital. C'est une équipe américaine qui a procédé à l'opération. Soixante jours après l'amputation, le cœur avait retrouvé sa forme initiale par prolifération de cardiomyocytes, cellules qui composent le tissu cardiaque adjacent à la zone lésée.
Mais ce poisson d'origine indienne n'est pas le seul à retenir l'attention des scientifiques. L'axolotl, une petite salamandre du Mexique, possède aussi la fantastique capacité de régénérer la plupart de ses organes, qu'ils aient été endommagés ou amputés: pattes, doigts, cristallin de l'œil jusqu'au lobe olfactif de son cerveau. Récemment, des chercheurs de l'Université de Montréal ont réussi à identifier un des gènes responsables de cette étonnante régénération; ce serait le TGF ß1 - de la famille des TGF (transforming growth factor-beta). «C'est le principal acteur exprimé lors de la régénération. Il s'agit d'une bonne piste pour comprendre comment cela fonctionne, et dans un futur lointain, pouvoir contrôler la régénération», a livré à ce sujet Mathieu Lévesque, un doctorant en biochimie de cette université montréalaise.
ci qui pourrait donner de l'espoir aux victimes des mines antipersonnel, aux blessés des accidents de la route et autres. Chaque année, on compte près de 30 000 victimes des mines antipersonnel. Parmi les 70 pays où on retrouve ces mines, voici les pays les plus durement touchés: l'Angola, le Mozambique, l'Erythrée, la Somalie, l'Éthiopie, l'Irak , l'Afghanistan, le Cambodge, le Vietnam et la Birmanie.
SOURCE: http://science.branchez-vous.com