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Uaru amphiacanthoides
| Uaru amphiacanthoides Heckel, 1840 | |
| Publié par anemone-clown le 13/7/2008 9:19 (184 lectures) | |
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Classe : Actinopterygii |
| Ordre : Perciformes | |
| Famille : Cichlidae | |
| Genre : Uaru | |
| Espèce : amphiacanthoides | |
| Nom commun : Uaru | |
| Origine géographique : Amazone, bassin du Rio Negro | |
| Taille : 25 à 28 cm | |
| Rareté : Rare | |
Maintenance : ![]() | |
| Description : | |
| Le nom de genre Uaru est emprunté d'après le nom indigène du poisson et le nom d'espèce amphiacanthoides indique la ressemblance à un Amphacanthus, poisson marin de la famille des Siganidés (voir fiche Siganus vulpinus). L'Uaru est originaire du Bassin de l'Amazone et les Guyanes. Se rencontre dans les mêmes biotopes que Pterophyllum, Symphysodon, Astronotus ocellatus... Importé pour la première fois en Allemagne en 1913. De taille conséquente, il peut atteindre 25 à 28 cm dans la nature. Le spécimen représenté sur la photo a une douzaine de centimètres. La livrée des jeunes étant très différente de celle des adultes, la même espèce a été décrite sous des noms différents. J. Pellegrin, à propos d'Uaru imperialis, fait d'ailleurs cette remarque : "Le plus grand des exemplaires types a seulement 4 cm, aussi je n'hésite pas à placer ce poisson dans le genre Uaru à côté de l'Uaru amphiacanthoides Heckel dont il pourrait bien n'être qu'une forme jeune". Caractères morphologiques de la famille : Une seule narine de part et d'autre de la tête, une écaille très développée à l'aiselle des pelviennes, absence de dents au plafond buccal. Caractères du genre : (d'après J. Pellegrin, 1903) Corps court. Dents en forme d'ongles ou de griffes, les antérieures et externes plus volumineuses, comprimées, à bord supérieur arrondie. maxillaire visible. branchiospines courtes, très peu nombreuses (7-8). Ecailles cténoïdes, moyennes (44-51). 2 lignes latérales perçant des écailles notablement plus grandes que les autres. 15 à 16 épines à la dorsale, 8 à 10 à l'anale. Caractères de l'espèce : Ils sont pratiquement les mêmes que ceux du genre qui ne comporte que deux espèces (cf. Uaru fernandezyepezi dont ils ne se distinguent que par leur patron de coloration et une taille maximum plus petite). Le corps est relativement élevé, fortement comprimé latéralement. La coloration est très variable avec l'âge, l'état physiologique et les conditions physico-chimiques du milieu Les jeunes, en particulier, sont très différents des adultes et subissent une véritable métamorphose sur le plan de la coloration et de l'ornementation de leur robe. Les alevins fraîchement éclos ont une couleur uniforme et foncée; seules les extrémités postérieures de la dorsale et de l'anale, ainsi que la caudale, étant plus claires. Après 3 à 5 mois, lorsqu'ils atteignent normalement une taille de 4-5 cm, la teinte foncée disparaît progressivement pour faire place à des taches plus claires, jaunâtres, verdâtres ou bleuâtres qui s'élargissent progressivement. La coloration typique ne se manifeste que plus tard. Placé dans des conditions qui lui conviennent, notre poisson a les flancs de couleur brun jaunâtre, ornés d'une large traînée foncée qui va en s'amincissant depuis l'arrière des pectorales jusqu'au pédoncule caudal. Un point noir se trouve également à l'extrémité supérieure du pédoncule caudal et en arrière de l'oeil, dont l'iris est orangé. Les sexes sont difficiles à identifier en dehors des périodes de ponte. Mise à part, peut-être, la forme plus effilée de la 2e dorsale chez le mâle, le caractère le plus évident se situe au niveau de la papille génitale, nettement plus pointue chez le mâle. | |
| Fiche détaillée de Uaru amphiacanthoides |
Qualité de l'eau : |
| Dans la nature, Uaru amphiacanthoides vit dans le même biotope que les espèces des genres Symphysodon, Pterophyllum, Astronotus ou Cichlasoma. Il convient donc de se rapprocher le plus possible des conditions d'élevage de ces espèces, mieux connues des aquariophiles. Compte tenu de la taille que peut atteindre ce poisson (25 cm), il est nécessaire de prévoir des bacs de grande capacité, 500-600 litres minimum. L'espèce serait délicate, peu facile à conserver ; elle craint les changements et la lumière vive (Sterba, Axelrod). Qualités physico-chimiques de l'eau : Dureté faible et pH légèrement acide de préférence, comme pour les Symphysodons. température optimale : 26 - 28 °C, jusqu'à 30 en période de reproduction. Les 2 spécimens présentés à Nancy nous ont été offerts par S. Aron ("Exotic" à Orange), en novembre 1972 et placés dans un bac de 500 litres en compagnie de 5 Astronotus ocellatus (mutants rouges) et de 4 Metynnis schreitmuelleri. Le voyage s'étant effectué dans de mauvaises conditions, les 2 spécimens nous sont arrivés très affaiblis, couchés sur le flanc et respirant à peine. Quelques jours plus tard, ils présentaient un développement très important de "points blancs" (corps entièrement recouvert de grosses pastilles blanches) dont ils devaient pourtant se remettre complètement en l'espace d'une semaine. Activité : moyenne à grande ; assez peu timide. Nage le plus souvent à proximité de la glace frontale à la recherche de nourriture ; préfère cependant les zones ombragées, Fougères flottantes (Ceratopteris thalictroides), par exemple, qui résistent bien à leur voracité. Doué d'un solide appétit sa croissance est rapide ; s'apprivoise assez facilement. |
Cohabitation : |
| Relations interspécifiques : Bonnes. Inoffensifs le plus souvent à l'égard des hôtes de l'aquarium. Poisson très pacifique, malgré sa taille, pouvant être présenté en compagnie d'autres Cichlidés d'Amérique du Sud. Relations intraspécifiques : Bonnes. Peuvent cependant manifester une certaine agressivité en période de reproduction. Il convient alors de surveiller leur comportement et d'isoler éventuellement les antagonistes. |
Alimentation : |
| omnivore à tendance herbivore. S'attaque avec grand appétit à de nombreuses plantes. Il faut donc être très prudent dans le choix de l'aquarium d'élevage et prendre garde de ne pas introduire cette espèce dans un bac bien planté. Mange également avec appétit toutes les nourritures habituelles ; larves de chironomes, Tubifex, aliments secs, mais également Moules ébouillantées, Néréis etc. |
Technique d'élevage : |
| Le comportement reproducteur de l'Uaru est voisin de celui des Scalaires et des Symphysodons (Cichlidés incubateurs sur substrat). Les parents préparent le support de ponte (pierre plate, plante, etc) y déposent environ 300 oeufs, parfois davantage, de préférence le soir et dans un endroit peu éclairé. Les parents prennent soin de leur ponte. Au cas où les parents auraient néanmoins tendance à dévorer leur ponte, prévoir une incubation artificielle (eau très claire et agitée à l'aide d'un diffuseur placé à proximité de la ponte). L'élevage des alevins jusqu'à la taille de 1 - 2 cm constitue la principale difficulté. Il est nécessaire, en effet, de prévoir une alimentation abondante et adaptée à la taille des alevins. |
| Liste des espèces appartenant au même genre (Uaru) que Uaru amphiacanthoides: |
- Uaru amphiacanthoides - Uaru fernandezyepezi |
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