Logo AquaPortail
Connexion
  Pseudo : 
  Mot de passe:


Menu principal
Recherche
Recherche avancée  Recherche avancée
Recherche dans le forum  Recherche dans forum
Messages récents
Bernard l'hermite, un intrus dans le nano-récifal!
21:30:29
mise à la terre du bac
21:28:08
La France, un désert récifal?
21:21:18
La France, un désert récifal?
20:27:33
Qui suis-je?
20:21:36
Qui suis-je?
20:19:55
coucou
20:17:58
coucou
19:56:27
Ballast électronique HQI ?
19:54:21
question sur l'eclairage
19:50:37
Partenaires
Guides, Manuels et Listes
Liste des pages personnelles  Liste des pages perso
manuels aquariologie  Manuels d'Aquariologie
débuter en eau douce  Débuter en eau douce?
lettres papotes  Les Lettres Papotes
Anemone-Clown  Anemone-Clown
hexacoralliaires  Les hexacoralliaires
îles maldives  Livre: les îles Maldives
aquariums publics  Aquariums publics
Vignettes défilantes
Qui est en ligne
139 utilisateurs en ligne (dont 25 sur AquaBDD). Sont présents :

Marcus, piquesegue, ange1070, Cain77, RouDaiLLe, Starless, rat-bit, JJ67, Bignus, jejeval, plus...
AquaBDD -

Heniochus intermedius

Accueil Poissons (Eau de mer) Heniochus intermedius

 Heniochus intermedius   Steindachner, 1893
Publié par anemone-clown le 31/5/2008 9:00 (281 lectures) 
 
Heniochus intermedius
Tous droits réservés sur la photo - AquaPortail.com
Classe : Actinopterygii
Ordre : Perciformes
Famille : Chaetodontidae
Genre : Heniochus
Espèce : intermedius
Nom commun : Hénioche de la Mer rouge, Cocher de Mer rouge
Origine géographique : Mer Rouge, Golfe d'Aden
Taille : 18 cm
Rareté : Très rare
Maintenance :

 Description :
L'origine du nom de genre, Heniochus, signifie "cocher" et celui du nom d'espèce, intermedius, indique "intermédiaire".

Originaire endémique de la Mer rouge et golfe d'Aden. Sa présence dans la seconde localité n'est pas tirée au clair selon Klausewitz (1969), et Burgess (1978) la fonde sur un unique spécimen d'Aden. La localité-type est Suez.

Le plus grand spécimen observé atteignait 153 mm LS (Baschieri-Salvadori, 1954, cité par Burgess, 1978) ; la longueur totale peut avoisiner 170-180 mm (Klausewitz). Les spécimens d'aquarium sont importés à 1012 cm.

L'évolution taxonomique a été peu mouvementée et on ne trouve en synonymes que : Heniochus macrolepidotus Rüppell, 1836 ; Klunzinger, 1870 (nec Linné), Heniochus acuminatus weber et Beaufort, 1936 (in part.), Baschieri-Salvadori, 1954 (nec Linné).

Remarque :

Cette espèce, extrêmement intéressante, a été confondue à plusieurs reprises, avant et après sa description originale, en 1893, avec Heniochus acuminatus. Les ressemblances ne sont vraisemblablement que superficielles, comme l'indique la ligne en tireté du diagramme proposé par Klausewitz (cf. fiche Heniochus chrysostomus Cuvier).

Caractères de l'espèce :

Profil prédorsal concave, avec une légère protubérance frontale ; de fortes cornes bilobées se développent de bonne heure au dessus des yeux (supraorbitaire), beaucoup plus grandes chez les mâles que chez les femelles (Klausewitz), dirigées vers l'extérieur ; préopercule formant un angle droit, légèrement dentelé ; museau pointu contenu 3,2 à 3,5 fois dans la longueur de la tête ; dents sur 7-9 rangées aux deux mâchoires.

Le IVe rayon épineux de la dorsale est très allongé, filamenteux, prolongé par une expansion membraneuse plus ou moins développée (souvent mutilée par d'autres Poissons) ; les 3 premières épines courtes. Portion molle arrondie, ses premiers rayons plus longs que les dernières épines, ce qui détermine une légère dépression dans le contour de la nageoire. Pectorales moyennes, pelviennes longues (atteignant la base des épines anales), caudale tronquée.
ligne latérale arquée, sa trajectoire un peu aplatie en face des dernières épines et des premiers rayons de la dorsale.

Coloration :

Museau, espace interorbitaire et front sont de couleur sombre, se confondant avec la première bande du tronc (formule 1 + 2) ; des plages claires sur le bord antérieur du front, autour des narines et entre l'oeil et l'angle de la bouche. 2e bande sombre du tronc (3e en tout) s'étendant de la vie épine de la dorsale à la IXe environ. Pectorale, 3 premières épines de la dorsale, base de la 4ème, portion molle de la dorsale et caudale jaunes. Chez certains individus, les parties claires du corps sont également jaunes, à l'exception de la bannière.

Juvéniles :

Ils ressemblent davantage à Heniochus acuminatus, néanmoins les spécimens de 30-40 mm LS présentent déjà le patron de coloration typique de l'espèce. Ils sont faciles à distinguer dans la zone de sympatrie de Heniochus intermedius et Heniochus acuminatus (golfe d'Aqaba).

Position systématique :

Les principales conclusions de Klausewitz sont les suivantes :
1 - En raison de l'existence de cornes supraorbitaires, l'espèce n'appartient pas au groupe acuminatus-permutatus, mais se place au voisinage du groupe monoceros-varius.
2 - La forme du museau l'apparente aussi au groupe monoceros-varius.
3 - La faible protubérance frontale la situe entre les deux groupes.
4 - La formule des nageoires et celle de la ligne latérale la rapprochent de acuminatus.
5 - La longueur de l'épine soutenant la bannière la place entre acuminatus et monoceros.
6 - Les rayures du corps, différentes de celles d'acuminatus, rappellent particulièrement celles de singularius, en moins large et moins sombre néanmoins.
7 - Les cornes supraoculaires et la disposition de la bande postérieure évoquent monoceros, mais il manque le processus frontal.
8 - Tandis que les d'adultes acuminatus vivent en groupe et rarement sur le récif, ceux d'intermedius se rencontrent par paire et sur le récif.

Le nom d'intermedius est donc particulièrement bien choisi, puisque l'espèce combine les caractères de plusieurs autres.

D'un point de vue biogéographique, deux espèces parentes, vivant sur la côte est-africaine sont en question : acuminatus et monoceros. Une filiation à partir d'acuminatus ne s'accorde pas avec la cohabitation des deux espèces dans le golfe d'Aqaba (et éventuellement dans toute la Mer rouge) : il faudrait supposer l'invasion d'une première population d'acuminatus qui acquiert les caractères spécifiques d'intermedius, puis l'arrivée d'une seconde qui conserve les caractères d'acuminatus et ne s'hybride pas avec son dérivé « intermedius ».

Au contraire, outre les nombreuses ressemblances entre intermedius et monoceros, il est facile de concevoir qu'une population de monoceros, ayant pénétré de l'Océan indien dans la Mer rouge, y ait évolué sur place, à la faveur de l'isolement, vers l'actuel type intermedius. La population d'acuminatus ne s'est que légèrement modifiée en Mer rouge et, cependant, on peut déjà reconnaître ses représentants à quelques détails (sous-espèce in statu nascendi, selon Klausewitz).

Conditions de vie :

L'espèce se rencontre sur toute la côte corallienne ; elle est aussi commune dans les portions septentrionales que méridionales et semble particulièrement abondante au dessous de la pente du récif et dans les formations rocheuses plus profondes. On observe ordinairement les adultes par paire, plus rarement seuls, mais jamais en groupe, à l'inverse de Heniochus acuminatus. Ils recherchent de préférence leur nourriture dans la couverture vivante des rochers de la base du récif. Les jeunes ne fréquentent pas la zone récifale, mais se tiennent en bandes dans des zones plus profondes où aucune colonie de Madréporaires ne prospère. A Aqaba, les jeunes des deux espèces vivent en grandes concentrations près du fond. On ignore comment les jeunes des deux espèces se rencontrent, et comment et quand les jeunes intermedius sont attirés ou chassés vers le récif.

 Fiche détaillée de Heniochus intermedius

 Qualité de l'eau :
Malgré son origine, il ne semble pas que la densité et la température soient critiques. La sensibilité aux maladies est du même ordre que celle des autres représentants des Chétodontidés, des Pomacanthidés et des Acanthuridés, c'est-à-dire qu'ils peuvent succomber brutalement (certaines formes de septicémie hémorragique, par exemple), alors que dans le même bac les espèces d'autres familles (Labridés, Serranidés) sont indemnes.

 Cohabitation :
Assez grande activité toute la journée. Nage pendant la nuit et présente une robe nocturne dans laquelle les parties claires du corps s'assombrissent ; cette livrée apparaît aussi le jour, sous l'effet de diverses stimulations (crainte, concurrence alimentaire etc.).

Relations intraspécifiques sans difficulté particulière ; relations interspécifiques bonnes. L'espèce n'est pas agressive, mais conserve longtemps le comportement de nettoyage propre, en principe, aux juvéniles. Un Arothron diadematus a été observé ainsi, totalement «tyrannisé» par une paire d’Heniochus intermedius et a dû être séparé d'eux.

 Alimentation :
Le régime alimentaire n'est pas connu avec précision, mais, d'après ce qui précède, on peut avancer qu'il n'est pas étroitement lié aux colonies vivantes de Madréporaires, surtout dans le jeune âge. En captivité, l'espèce se montre polyphage et macrophage, donc très facile à alimenter, même si la concurrence alimentaire est vive dans le bac. Il n’y aucune difficulté à nourrir les spécimens acquis, d'autant mieux que les exemplaires importés sont relativement grands et peuvent consommer immédiatement des Néréis ou de gros morceaux de Moule. Un peu moins accommodants semble-t-il que Heniochus acuminatus (à confirmer).


 Liste des espèces appartenant au même genre (Heniochus) que Heniochus intermedius:

 - Heniochus acuminatus - Heniochus diphreutes - Heniochus intermedius - Heniochus monoceros - Heniochus pleurotaenia - Heniochus varius


Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
AuteurConversation