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Accueil Poissons (Eau douce) Paracheirodon simulans

 Paracheirodon simulans   Géry, 1963
Publié par anemone-clown le 11/3/2008 13:09 (606 lectures) 
 
Paracheirodon simulans
Classe : Actinopterygii
Ordre : Characiformes
Famille : Characidae
Genre : Paracheirodon
Espèce : simulans
Nom commun : Faux-Néon, Néon vert
Origine géographique : Rio Negro et Orénoque (bassin Amazonien)
Taille : 2,5 à 3 cm
Rareté : Rare
Maintenance :

Description :
Le Faux-Néon a été découvert en 1963, en Suisse, dans un arrivage de Néons rouges (Paracheirodon axelrodi) en provenance de Manaus. Il ressemble beaucoup à cette espèce et provient des mêmes biotopes (moyen rio Negro), mais il est extrêmement rare, dans une proportion que l'on peut évaluer à 1 Faux-Néon pour plus de 1 000 Néons rouges.

Le Faux-Néon diffère des précédentes espèces par des caractères anatomiques (principalement les dents), mais très peu par la coloration : il faut un oeil exercé pour le distinguer du Néon rouge, et encore plus du Tétra Néon. Toutefois, la bande brillante, presque toujours franchement bleue (parfois tirant sur le violet) et rarement avec des reflets verts, est plus basse que chez les Néons des deux espèces : elle occupe la moitié supérieure du pédicule caudal, laissant ainsi moins de place à la coloration rouge qui est, de toute façon, moins intense vers l'avant que chez le Néon rouge. Il est vraisemblable que le Faux-Néon, vivant parmi les bancs de Néons rouges, a les mêmes exigences écologiques. Il est probable que la reproduction s'exerce au même moment et suivant des modalités comparables, mais aucune preuve n'en a été donnée. Quant à la ressemblance du Faux-Néon avec le « vrai », la meilleure explication qui puisse en être donnée est celle du mimétisme, l'espèce qui « mime », très rare, trouvant un intérêt à ressembler aux Néons et à se mêler à ceux-ci. Dans ces conditions, et étant donné l'opacité de l'eau, les deux sexes d'une espèce rare ont plus de chance de se rencontrer s'ils fréquentent les mêmes associations animales que s'ils sont isolés chacun dans une portion du cours d'eau.
L'avantage est particulièrement grand au moment de la migration vers l'amont en vue de la reproduction, à condition que, au moment de la recherche du partenaire sexuel, des signaux de reconnaissance plus spécifiques, plus fins, prennent le relais des signaux généraux (bande bleue et partie inférieure rouge).

Très approximativement, on peut comparer cela au rendez-vous que deux personnes se donnent sous l'horloge de la gare Saint-Lazare à la sortie des bureaux : là, malgré la foule dense, ils sont sûrs de se rencontrer. Les biologistes appellent ce comportement - pour l'instant, encore à l'état d'hypothèse - « mimétisme social ». Enfin, pour les trois espèces, le fait de réfléchir la lumière est probablement en rapport avec le biotope. Pour une espèce de pleine eau, vivant en bancs, la cohésion nécessaire est essentiellement visuelle. Là où la visibilité ne dépasse pas quelques dizaines de centimètres, la bande irisée permet aux bancs de Poissons de se reconnaître. On remarquera que de nombreuses espèces, partageant généralement le biotope des Néons, ont de tels signaux Cataphotes : parfois sur l'iris ou les flancs (Pmcilocharax weitzmani, Hyphessobrycon heterorhabdus, Hemigrammus erythrozonus), le plus souvent sur le pédicule caudal (Moenkhausia oligolepis, Hemigrammus ocellifer, appelé « feux-de-position », Hemigrammus pulcher, Axelrodia stigmatias, etc.). Tous ces amas de cristaux de guanine orientés ont probablement la même fonction : créer un signal brillant visible dans une eau brune, et dans la pénombre, à au moins 20 ou 30 cm. On n'a pu encore découvrir quel avantage présentait la couleur rouge de la partie postéro-inférieure, pour les trois espèces. La ressemblance entre le Tétra Néon et le Néon rouge fait penser à une association mimétique, comme dans le cas du Néon rouge avec le Faux-Néon. Il est permis de penser que les deux espèces ont autrefois cohabité et que, secondairement, elles ont été séparées par un accident géologique.

Voir les fiches des deux autres membres du genre : Paracheirodon axelrodi et Paracheirodon innesi.

 Fiche détaillée de Paracheirodon simulans

 Qualité de l'eau :
PH : 5,5 à 6,5
dureté : 1 à 10 dGH
température : 23 à 28 °C

 Alimentation :
omnivore; cf. les autres membres du genre.

 Liste des espèces appartenant au même genre (Paracheirodon) que Paracheirodon simulans:

 - Paracheirodon axelrodi - Paracheirodon innesi - Paracheirodon simulans


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