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Accueil Poissons (Eau de mer) Cirrhilabrus jordani

 Cirrhilabrus jordani   Snyder, 1904
Publié par anemone-clown le 22/11/2007 11:08 (325 lectures) 
 
Cirrhilabrus jordani
Tous droits réservés sur la photo - AquaPortail.com
Classe : Actinopterygii
Ordre : Perciformes
Famille : Labridae
Genre : Cirrhilabrus
Espèce : jordani
Nom commun : Labre flamme
Origine géographique : Hawaï
Taille : 10 cm
Rareté : Rare
Maintenance :

Description :
Le genre Cirrhilabrus indique que c'est un poisson de mer (sans précision, espèce-type Cirrhilabrus cyanopleura Bleeker 1851) et de la famille des Labre ; le nom d'espèce jordani est dédié à l'ichthyologiste D.S. Jordan.

Il est origine de l'Archipel des Hawaï. Le type fut pêché entre Maui et Lanai en 1902, par l'Albatros, à une profondeur de 52 à 97 m.

Il atteint jusqu'à 10 cm environ, soit une dimension très appréciable pour des aquariums de volume restreint.

Caractères du genre : (d'après de Beaufort, 1940)

Corps assez allongé, comprimé. Tête conique. Corps couvert de grandes écailles cycloïdes qui forment un revêtement bien développé sur la base de la dorsale et de l'anale. Base de la caudale avec 3 très grandes écailles, la médiane étant la plus longue. ligne latérale interrompue. Préopercule finement denticulé à l'arrière, avec 2 rangs transversaux d'écailles. Bouche petite, légèrement protractile. Lèvres plutôt minces. De petites dents pointues et serrées forment une seule rangée aux deux mâchoires ; en avant de cette rangée, il y a 6 canines à la mâchoire supérieure, celles de la paire externe étant les plus longues et dirigées, comme celles de la paire voisine, vers l'arrière et vers l'extérieur. Deux petites canines à la mandibule. Dorsale avec XI ou XII épines et 9 ou 10 rayons articulés ; anale avec III épines, la 3e étant la plus longue, et 8 ou 9 rayons articulés. pectorales larges, quelque peu atténuées apicalement. ventrales pointues, les ler et 2e rayons souvent plus développés. Caudale arrondie.
Le genre a une très vaste répartition indo-pacifique, de la Mer rouge aux Hawaï.

Remarque :

La systématique de ce genre était encore fort confuse en 1960 et Schultz déclare qu'il ne peut proposer une clé satisfaisante des espèces décrites, en l'absence d'un matériel suffisant, sauf en ce qui concerne Cirrhilabrus temmincki dont il possède 16 spécimens de 18 à73 mm, ce qui lui permet de constater que le second rayon de la ventrale s'allonge avec l'âge, indépendamment du sexe. Les autres espèces décrites alors sont Cirrhilabrus cyanopleura Bleeker, Cirrhilabrus lyukyuensis Ishikawa, Cirrhilabrus solorensis Bleeker, Cirrhilabrus heterodon Bleeker et Cirrhilabrus jordani Snyder.
Schmidt (1930) avait suggéré que cyanopleura et solorensis pourraient n'être que les deux sexes d'une même espèce. De Beaufort (1940), considère lyukyuensis comme identique à solorensis, et heterodon comme semblable à cyanopleura. Fowler (1928), pour sa part, avait placé jordani en synonymie avec solorensis, ce qui s'est avéré inexact.
Smith (1957) a fait connaître Cirrhilabrus exquisitus de Pinda (Océan indien occidental), espèce pêchée aussi à Mombasa par Ray Allard et retrouvée aux Maldives par H.R. Axelrod.
En 1974, Randall informait que Cirrhilabrus devenait un genre plus vaste qu'on ne s'y attendait, puisqu'il préparait la description de plusieurs espèces inédites, parmi lesquelles deux de Mer rouge.

Caractères de l'espèce :

La détermination spécifique fut confirmée par J. Randall, d'après une diapositive de notre spécimen ; cet auteur ajoute que la coloration jaune de la région ventrale et de l'anale caractérise le mâle. La forme générale, la grande dimension de la dorsale et de l'anale, et la couleur rouge vermillon rendent cette espèce très facilement reconnaissable. Dorsale à XI rayons épineux.

Patron de coloration du mâle :

Tête jaune, plus vif sur le dessus que sur la gorge ; deux bandes rouges latérales partant de l'extrémité du museau passent de part et d'autre de l'oeil. L'inférieure s'élargit à la surface de l'opercule où elle forme une tache ; la supérieure se prolonge sur le DOs, au-dessus de la ligne latérale, cette zone étant du rouge le plus foncé. Au dessous de la ligne latérale, la couleur rouge devient plus pâle et plus orangée passant progressivement au jaune sur la partie ventrale des flancs. Nageoires dorsale et caudale rouges avec quelques touches jaunes; anale jaune; une étroite bordure brun noir aux trois nageoires précédentes, plus marquée sur le bord postérieur de la caudale et plus faible sur la marge de l'anale et surtout de la dorsale. Pectorales translucides, un peu teintées de jaune et de rouge; ventrales jaunes, leurs rayons antérieurs brun rouge.

Note :

L'espèce est considérée comme rare, d'ailleurs, Gosline et Brock , en 1965, n'en connaissaient que deux exemplaires. Importée en Allemagne depuis 1972 au moins (Chlupaty a disposé de 3 spécimens), en France vers 1973, toujours en petit nombre (Favé). Selon Randall, il y a beaucoup plus de femelles que de mâles chez les représentants du genre Cirrhilabrus.

 Fiche détaillée de Cirrhilabrus jordani

 Qualité de l'eau :
Qualités physico-chimiques de l'eau : Aucune exigence particulière. température : 25 – 30 °C.

Maladies :

Au cours de la quarantaine, on peut noter quelques interruptions dans l'alimentation, accompagnées de timidité et de mouvements respiratoires exagérés et accélérés. Il arrive que le poisson soit moins actif et se cache pendant quelques heures ou quelques jours (jusqu'à une semaine en une occasion). Aucun signe cutané n'a été observé.

 Cohabitation :
Activité : Très sédentaire et recherchant les abris lorsqu'il était seul en quarantaine, notre spécimen s'est montré beaucoup plus actif dans le bac de présentation de la faune hawaïenne. Il y évolue en pleine eau, souvent près de la surface; la nage est caractérisée par un battement régulier du tiers postérieur de la dorsale comme l'a bien souligné Chlupaty.

Relations interspécifiques : Excellentes, aussi bien avec des Labridés (Anampses, Halichoeres) qu'avec les représentants d'autres familles (Chétodontidés, Acanthuridés, Monacanthidés, etc.). Se livre à de fréquentes parades d'intimidation, au cours desquelles il prend une position caractéristique, les nageoires impaires étendues au maximum et le corps souvent oblique; l'allure générale rappelle un peu alors celle d'un Nothobranchius en eau douce.

 Alimentation :
Selon Randall, les espèces du genre se nourrissent de zooplancton. Chlupaty (1973, Das aquarium), note que les mâchoires sont puissantes, la principale nourriture consistant selon lui en proies résistantes, telles que Gastropodes, lamellibranches ou crustacés. En fait, ce petit labre accepte des artémias adultes vivantes puis, progressivement, toutes les nourritures, principalement fraîches, avec une préférence pour les Néreis vivantes. Chlupaty indique aussi un menu très varié, allant jusqu'aux nourritures sèches et aux morceaux de bananes avec, paradoxalement, refus des Artémias.

 Liste des espèces appartenant au même genre (Cirrhilabrus) que Cirrhilabrus jordani:

 - Cirrhilabrus jordani


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