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Diploprion drachi
| Diploprion drachi Roux-Estève, 1955 | |
| Publié par anemone-clown le 3/11/2007 13:12 (290 lectures) | |
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Classe : Actinopterygii |
| Ordre : Perciformes | |
| Famille : Serranidae | |
| Genre : Diploprion | |
| Espèce : drachi | |
| Nom commun : Diploprion de Drach | |
| Origine géographique : Ouest de l'Océan Indien, Mer Rouge | |
| Taille : 10 à 15 cm | |
| Rareté : Très rare | |
Maintenance : ![]() | |
| Description : | |
| Le nom de genre, Diploprion, signifie « à double scie » (allusion à la double dentelure du préopercule) et le nom d'espèce, drachi, est dédié à Pierre Drach, Professeur honoraire à la Sorbonne (biologie marine, océanographie). L'origine géographique type est de l'île Abulat (station 100), sur la côte arabique de la Mer Rouge, à environ 220 km au SS-E de Djeddah. L'unique spécimen ayant servi à la description a été obtenu par dynamitage (collection. Muséum Paris no 52-253). Son aire de répartition est faible et s'étend de la Mer Rouge au Golfe d'Aden. Poisson rare, la taille reste faible : 84 mm LS et 104 mm LT, pour le type ; 108 LS, pour le second spécimen étudié. Il est présumé atteindre une quinzaine de cm. Signalée en 1975 en Allemagne (« Körallenfischcenter », Munich) par P. Chlupaty, cette espèce est demeurée exceptionnelle dans les importations. Un spécimen élevé au Muséum-aquarium Nancy depuis le 29 janvier 1980, a été offert par F. Stettler, alors responsable de Marine Life à Genève (rien à voir avec les enseignes commerciales actuelles !). Caractères du genre : Ecailles cténoïdes pour la plupart, non enfoncées; marge du préopercule fortement dentelée; sous-opercule et interopercule partiellement dentelés; organe nasal à lamelles disposées en un cercle presque complet; cellules muqueuses colorables par le Noir Soudan B présentes dans l'épiderme seulement. Dorsale VIII, 13 à 16; anale II, 12 ou 13; pelviennes longues, dépassant l'anus; corps très comprimé, sa largeur, en arrière de l'ouverture branchiale, 3,3 à 4 dans la hauteur. Caractères des espèces : Le genre est resté monotypique jusqu'en 1955. La description originale de Diploprion drachi est fondée sur un unique spécimen ; un second spécimen provenant de Ras Muhammad, à la pointe sud de la Péninsule du Sinaï, a été pris en compte par Randall et al. pour leur diagnose. On sait qu'à l'inverse Diploprion bifasciatum est largement répandu dans l'Indo-pacifique. Les différences les plus manifestes entre les deux espèces sont les suivantes : corps moins élevé chez Diploprion drachi, moindre nombre de rayons à la pectorale (15-16, au lieu de 17 - 18 chez Diploprion bifasciatum) et patron de coloration fondamentalement différent. Les deux bandes verticales brun noir font défaut chez Diploprion drachi; une bande noire occupe presque toute la portion épineuse de la dorsale et se prolonge sur la base de la portion molle ; couleur de fond gris violacé à mauve-rose, un peu plus foncée sur le DOs ; une tache jaune de chrome entoure l'oeil et atteint le pli de la lèvre supérieure. Ces coloris contrastés et frappants sont interprétés, chez les Grammistidés, comme des couleurs d'avertissement, censées dissuader les prédateurs qui ont eu au préalable de fâcheuses expériences avec d'autres Poissons à mucus acre et toxique. De ce point de vue, les patrons de coloration de Grammistes et surtout d'Aulacocephalus sont encore plus voyants que ceux de Diploprion ou de Pogonoperca; les robes ternes de Rypticus et de Grammistops correspondraient à des moeurs nocturnes où à la vie dans un biotope obscur en permanence (crevasses profondes, grottes). Voir l'autre espèce du genre : Diploprion bifasciatum. | |
| Fiche détaillée de Diploprion drachi |
Qualité de l'eau : |
| Les conditions de vie des Diploprion sont peu connues. On suppose qu'ils vivent en solitaire à l'état adulte, l'existence de couples n'étant toutefois pas exclue. Ils se tiendraient au voisinage de leurs cachettes dans les récifs, car ce sont de médiocres nageurs, d'un naturel timide, même après plusieurs années en aquarium. En Nouvelle-calédonie, Diploprion bifasciatum se rencontre de jour dans le lagon, autour des îlots, entre 2 et 12 m, mais non à l'extérieur du récif barrière ; aux Nouvelles-Hébrides, il descend la pente des récifs frangeants jusqu'à 50 m (Fourmanoir et Laboute), et même jusqu’à 100 m selon les derniers rapports. Diploprion drachi qui semble rare dans la nature n'a fait l'objet que de peu d'observations de terrain ; il est signalé à une profondeur de 9-10 m. Ce sont des poissons solides et ces espèces sont résistantes aux parasitoses usuelles; quelques attaques ont été constatées sur Diploprion bifasciatum, aucune sur Diploprion drachi. |
Alimentation : |
| Les crustacés et les petits poissons constituent la nourriture de base de Diploprion bifasciatum et sans doute aussi de Diploprion drachi. La première nourriture acceptée par ce dernier, après 4 jours de jeûne du premier exemplaire importé en France, fut des Mysis vivantes et un peu plus tard des crevettes lyophilisées; ensuite, toutes les nourritures furent acceptées (Chlupaty 1975). Les mêmes observations ont été faites à Nancy pour Diploprion bifasciatum et Diploprion drachi, des artémias congelées avant constitué la nourriture de départ pour les juvéniles. |
| Liste des espèces appartenant au même genre (Diploprion) que Diploprion drachi: |
- Diploprion bifasciatum - Diploprion drachi |
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