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Accueil Poissons (Eau douce) Pterolebias longipinnis

 Pterolebias longipinnis   Garman, 1895
Publié par anemone-clown le 20/9/2007 11:55 (300 lectures) 
 
Pterolebias longipinnis
Tous droits réservés sur la photo - AquaPortail.com
Classe : Actinopterygii
Ordre : Cyprinodontiformes
Famille : Rivulidae
Genre : Pterolebias
Espèce : longipinnis
Nom commun : Ptérolebias brun
Origine géographique : Brésil, Argentine
Taille : 10 à 12 cm
Rareté : Rare
Maintenance :

Description :
Cette espèce à longues nageoires (d'où son nom longipinnis) a été découverte en 1865 par Louis Agassiz dans la région de Santarem au Brésil, puis décrite en 1895 par Samuel Garman. La première importation en Allemagne date de 1930; en 1953, l'espèce fut introduite en Europe avec succès par la firme Tropicarium de Francfort-sur-le-Main. On connaît à présent de nombreuses localités du sud-est du Brésil au nord de l'Argentine, où elle habite les régions fréquemment inondées, dans les mares temporaires aux eaux très douces et fréquemment acides.

Pterolebias longipinnis est la première espèce décrite du genre Pterolebias. Si plusieurs espèces ont été incluse dans ce genre, il ne reste plus que 2 autres espèces classées dans ce genre actuellement : Pterolebias hoignei Thomerson, 1974 et Pterolebias phasianus Costa 1988. D'autres formes élevées par les killiphiles sont répertoriées comme "species", dans l'attente d'une meilleure définition.

Description :

Mâle et femelle sont pratiquement de même taille ; seules les dimensions des nageoires du mâle rendent celui-ci plus imposant. Les spécimens adultes atteignent 10 à 12 cm.
La robe du mâle présente tous les dégradés de brun à brun-vert. Les colorations sont sans doute en partie tributaires des points de pêche qui ne nous sont pratiquement pas connus.
Le DOs est brun foncé, les flancs brun moyen et le ventre beige clair. Les écailles de la partie médiane présentent une ponctuation bleu turquoise du plus bel effet. L'opercule est également orné de bleu turquoise. L'oeil, de grande taille, est extrêmement mobile. La ligne générale du poisson est caractéristique d'un poisson de surface.
La dorsale (nageoire dorsale) est placée très en arrière du corps. Sa taille est assez réduite, mais son port est vertical. Généralement brunâtre, elle présente une ponctuation brun rouge.
La nageoire anale occupe près de la moitié de la ligne ventrale. Les derniers rayons sont développés, mais les deux derniers sont moins longs de moitié et diffèrent par leur coloration blanche et noire. Cette nageoire est brune dans sa partie supérieure et lie de vin dans sa partie inférieure. Un fin liséré brun noir borde la marge inférieure.
La nageoire caudale est très développée et, chez les sujets âgés, elle atteint presque la moitié de la longueur du corps. Les quatre ou cinq rayons centraux sont très longs et donnent un aspect frangé très joli. La coloration rappelle celle de certaines plumes d'oiseaux, beige clair avec une "ponctuation" de petits tirets verticaux bruns.
Les ventrales (nageoires ventrales) sont très longues; les deux premiers rayons se soudent à leur extrémité et possèdent une coloration rouge orangée très vif.
Les pectorales sont translucides, beiges avec la même ponctuation en tirets que la caudale et les ventrales..
Certains mâles présentent une tache rouge orangé vif, située en arrière de l'opercule et généralement dans la partie haute du corps. Cette tache n'est pas toujours située au même endroit et disparaît d'une génération à une autre. Elle couvre, selon le cas, deux 'où trois écailles et peut même être bordée de noir. Certains éleveurs essaient de séparer la forme avec tache de celle qui n'en possède pas, mais il est très difficile de sélectionner les deux types distincts.
La robe de la femelle est un peu plus terne, sans tache rouge orangé sur le corps, et surtout les nageoires impaires sont beaucoup plus réduites.

 Fiche détaillée de Pterolebias longipinnis

 Qualité de l'eau :
Encore un beau poisson qui ne trouvera pas sa place dans un bac peuplé d'autres espèces. Sa robustesse ne suffit pas, car Pterolebias longipinnis est un grand timide et seul l'aquarium spécifique lui convient. Un volume d'une quarantaine de litres permet de maintenir plusieurs couples ou trios si la plantation est abondante. La qualité de l'eau importe peu et une température de 18 à 25° convient. Peu de lumière, sauf si le bac est recouvert de Riccia et autres plantes flottantes.

 Cohabitation :
Pterolebias longipinnis est donc un poisson de surface qui passe de longues heures au ras de l'eau ou sous une touffe de plantes flottantes. Seules les distributions de nourriture le rendent actif, à moins qu'un bruit ou un choc violent l'excitent jusqu'à s'assommer contre les glaces du bac.

 Alimentation :
Presque toutes les nourritures sont acceptées avec, bien entendu, une prédilection pour les proies vivantes. Bonne résistance aux maladies, bien que tout déséquilibre alimentaire semble se traduire par une crise d'exophtalmie. Il est donc indispensable de varier la nourriture.

 Technique d'élevage :
L'utilisation d'un bac de ponte d'une dizaine de litres, rempli d'eau de conduite vieillie ou légèrement coupée d'eau de pluie, est nécessaire. Pas de chauffage, filtration sans excès. Il suffit alors de sélectionner un mâle et deux femelles et de les nourrir de proies vivantes variées. La ponte est quotidienne et le substrat est prélevé toutes les trois ou quatre semaines.

Deux méthodes :

1°) Les oeufs sont pondus dans une touffe de tourbe filamenteuse. Ils sont prélevés avec des brucelles et placés sur un lit de tourbe humide. Lorsque la récolte est suffisante, on égoutte la tourbe est on la place dans un journal plié en deux pendant 24 h. Le lendemain, le frai est placé dans un sac plastique étiqueté (nom du poisson, date de ponte et date possible d'éclosion) que l'on fermera avec attention.

2°) On utilise la tourbe pulpeuse, bouillie et tamisée, placée dans un récipient en plastique (fond de bouteille d'eau minérale de 8 à 10 cm de haut). Les poissons viennent pondre dans ce substrat. Il suffit alors de prélever ce récipient tous les quinze jours environ et de profiter de cette manipulation pour changer un tiers de l'eau du bac. Cette tourbe sera égouttée puis traitée comme dans la première méthode. Personnellement, je préfère cette solution car elle évite la recherche des oeufs et leur transfert sur un autre substrat.
Les sachets contenant la ponte sont conservés à l'abri de la lumière et, si possible, à une température de_ 18 à 20 °C.
Il faut bien entendu contrôler de temps à autre l'état des réserves d'oeufs, mais il n'est pas question d'ajouter de l'eau pour réhumidifier la tourbe et c'est à la fermeture des sacs que le taux d'humidité doit être suffisant.
Si la tourbe paraît trop sèche il suffit de placer le sac plastique sans l'ouvrir sur une source de chaleur douce, genre galerie d'aquarium, et de surveiller si de la buée apparaît dans le sac. Si le plastique reste transparent, il ne reste plus qu'à tenter une mise en eau immédiate pour sauver quelques oeufs.
Certains auteurs indiquent une période de repos de 50 à 60 jours. J'ai adopté le délai indiqué au sein du KCF c'est-à-dire cinq mois, ce qui me semble être une durée normale de saison sèche en Amérique du Sud.
Donc, à la date prévue, on ouvre le sac, on émiette la tourbe et on la place dans un bac d'éclosion (10 x 10 x 30) rempli d'un bon centimètre d'eau de Volvic. Des oeufs éclosent dans les 48 h, mais certains ne bougeront pas, même si l'alevin est visible à l'intérieur. Ces oeufs pourront être mis ultérieurement en eau et leur incubation peut dépasser les 12 mois.
Les alevins sont assez gros et foncés. Ils se nourrissent après 24 h de nauplius d'artémias. La croissance est tout d'abord très rapide et la taille de 2 cm est atteinte en 4 à 5 semaines, puis elle se ralentit pour donner un adulte vers le sixième mois. Je pense qu'en milieu naturel la maturité est atteinte plus rapidement puisque E. Meder (1957) indique que ses Pterolebias sont prêts à se reproduire dès 4 ou 6 semaines. Les sexes sont reconnaissables vers le troisième mois.

 Liste des espèces appartenant au même genre (Pterolebias) que Pterolebias longipinnis:

 - Pterolebias longipinnis


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