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| Paracanthurus hepatus Linné, 1766 | |
| Publié par RouDaiLLe le 15/3/2007 22:23 (460 lectures) | |
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Classe : Actinopterygii |
| Ordre : Perciformes | |
| Famille : Acanthuridae | |
| Genre : Paracanthurus | |
| Espèce : hepatus | |
| Nom commun : Chirurgien à palette | |
| Origine géographique : Océan indien et Pacifique | |
| Taille : 25 à 30 cm | |
| Rareté : Courant | |
Maintenance : ![]() | |
| Description : | |
| Corps ovale bleu "pétant" avec une queue jaune "pétante" et une large bande noire partant de l'oeil jusqu'à la caudale avec une tâche ovale bleu au mileu. Sous le coup d'une violente excitation, le Poisson peut présenter temporairement une inversion de sa coloration générale, toutes les régions sombres devenant subitement pâles. Le dessin général se modifie quelque peu avec l'âge (Fowler et Bean, 1929) ; J.E. Randall (A Revision of the Surgeon Fish Geriera Zebrasoma and Paracanthurus, 1955) a fait connaître un individu plus petit (30 mm LS) que ceux des précédents auteurs, dont le patron est assez semblable à celui d'un spécimen de Nouvelle-Guinée dont la taille n'est pas mentionnée. Indépendamment de l'âge, la forme et l'étendue de la tache bleue latérale varie d'un invididu à l'autre; elle est parfois de dimensions très réduites. |
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| Fiche détaillée de Paracanthurus hepatus |
Qualité de l'eau : |
| Dans la nature (P. Fourmanoir et P. Laboute, Poissons des Mers tropicales, Nouvelle-calédonie, Nouvelles-Hébrides. Editions du Pacifique, Papeete, 1976), l'espèce vit en groupes plus ou moins importants dans les eaux claires et agitées, principalement dans les passes et à l'extérieur du récif barrière, les adultes descendant jusqu'à 40 m. Ils évoluent en petits groupes (5 à 6) au dessus de madrépores branchus, des genres Pocillopora et Acropora, par exemple, et se réfugient entre les branches à la moindre alerte. Dans la fuite vers un abri commun, plusieurs groupes se réunissent. Cette particularité est bien connue des collecteurs qui prélèvent des fragments du récif puis les secouent dans un sac (Jonklaas), ou encore emprisonnent le bloc dans un filet à mailles fines et le remontent (Catala). En captivité, l'espèce se contente de bacs moins spacieux que ceux requis par les Acanthurus; sa nage est calme, assez lente, en dehors de très rapides mouvements de fuite. L'eau doit être claire et bien oxygénée, l'éclairage suffisant pour provoquer la croissance d'algues vertes indispensables à son régime alimentaire; densité et température ne sont pas critiques : en Nouvelle-Calédonie, la température de l'eau de surface s'abaisse à 20 °C pendant les 2 mois d'hiver ! Maladies : R. Catala (Carnaval sous la mer, Sicard, Paris, 1964 et commentaire du film du même nom) insiste sur la fragilité des téguments aux accidents bactériens et sur less difficultés rencontrées pour conserver cette espèce dans les bacs en circuit ouvert de l'aquarium de Nouméa; F. de Graaf (Encyclopédie, 1977), partage ce point de vue («paraît sensible aux infections de la peau»), mais J. Teton (Aquarama 40, 1977) est d'avis contraire : «peu sensible aux maladies ectodermiques». S'il est exact que certains spécimens sont exempts de parasitoses dans les aquariums, la majorité d'entre eux présente, périodiquement, en même temps qu'une décoloration, des points de tailles variées ou des plages duveteuses blanchâtres, aux contours mal définis. Ceci incite quelques détaillants à déconseiller l'achat de cette espèce; dans une communauté, en effet, les Paracanthurus sont souvent les premiers porteurs de parasites, sans que cela paraisse les affecter ni se transmettre d'office aux autres Poissons ; en général, la guérison est spontanée, mais on peut l'aider avec du sulfate du cuivre (bien toléré) dans les cas aigus. Ce sont néanmoins de précieux indicateurs de salubrité qui peuvent aussi être utilisés avec succès pour tester un bac récemment mis en service (G. Favé). Dans la pratique, l'espèce est très résistante après la période d'acclimatation (quarantaine). Sa longévité en aquarium dépasse les 25 ans ! |
Cohabitation : |
| Au stade juvénile, les Acanthurus s'abritent dans les Acropora. Adultes, ils se rencontrent seul ou en banc dans la nature. Activité : Moyenne dans la journée, nulle pendant la nuit. Une demi-heure environ avant l'arrêt de l'éclairage, le Poisson gagne un gîte où il est en contact avec des éléments du décor (branches de Madrépores, anfractuosité, paroi du bac etc...). Une perturbation diurne provoque également la recherche d'un contact, puis l'immobilité. Poisson très craintif au début et qui demeure assez peureux. Relations intraspécifiques : L'agressivité vis-à-vis des congénères est beaucoup moins vive en aquarium que chez divers Acanthurus et il est souvent recommandé de former un petit groupe de ces Poissons, pourvu que l'aquarium ne soit pas trop exigu et que les animaux aient été 'acquis jeunes. Même en trio ou en duo - ce qui fut le cas à Nancy à diverses reprises - les résultats sont satisfaisants. Le taux de croissance est variable, parfois très élevé (15 à 20 cm en 2 ans pour un jeune), en fonction de la concurrence alimentaire dans le bac et de dispositions individuelles, un individu prenant souvent l'avantage sur les autres. Relations interspécifiques : Excellentes, même avec d'autres Acanthuridés. On signale peu de blessures causées par cette espèce aux autres habitants du bac. Eviter une compétition alimentaire trop vive, dans laquelle les Paracanthurus seraient défavorisés. |
Alimentation : |
| Brouteur d'algue pour les adultes tandis que les juvenile mangent du zooplancton. Brouteurs d'algues et microphages dans la nature, ils s'adaptent à toutes les nourritures usuelles pas trop volumineuses (jusqu'aux Néreis pour les grands spécimens), y compris les paillettes ou grénulés qui constituent un complément trop négligé dans les bacs marins. Des apports végétaux (Algues fraîches, séchées, Salade, Epinards) sont recommandés. |
Technique d'élevage : |
| Des comportements vraisemblablement liés à la maturité sexuelle ont été observés à diverses reprises chez des spécimens de 12 à 20 cm, seuls ou par paire, avec un maximum en début de soirée. Un spécimen d'environ 20 cm, vivant avec deux autres plus petits dans un bassin de 8 m3, s'est mis subitement à effectuer des chandelles chaque, soir, après la distribution de nourriture, pendant plus de six mois. Montant à la verticale, il effectuait un retournement en surface en projetant, avec la caudale, une gerbe d'eau. Les deux autres spécimens ne participaient pas. Deux individus d'une douzaine de cm se livrent, de temps à autre, à une nage rapide et sinueuse, flanc contre flanc. L'observation la plus complète est due à G. François (L’aquariophilie en Picardie, 1978). Le soir, «les poissons nageaient à la rencontre l'un de l'autre près du fond, se rejoignaient pour un corps à corps puis dans un même mouvement s'élançaient vers la surface où ils se séparaient brusquement vers des directions opposées. Leur élan était si fort qu'ils heurtaient le couvercle en verre posé à 6 cm au-dessus de l'eau et c'est le bruit occasionné par le choc qui, la première fois, m'a fait prêter attention à leurs ébats. Les cohabitants se précipitaient à l'endroit de leur séparation. J'ai tenté en vain d'apercevoir une émission d'oeufs». Ceci correspond bien aux mouvements de ponte observés dans la nature chez des Acanthurus. |
| Liste des espèces appartenant au même genre (Paracanthurus) que Paracanthurus hepatus: |
- Paracanthurus hepatus |
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