Pterophyllum altum : Ptérophylle élevé, Scalaire altum : fiche poissons

 
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Pterophyllum altum : fiche poisson pour maintenance en aquarium



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Pterophyllum altum

  Pellegrin, 1903 
Auteur: anemone-clown le (16771 lectures)

Photo de Pterophyllum altum

Pterophyllum altum

Maintenance :


Taille : 6,5 cm
Type d'aquarium : Grand
Classe : Actinopterygii
Ordre : Perciformes
Famille : Cichlidae
Genre : Pterophyllum
Espèce : altum
Nom commun : Ptérophylle élevé, Scalaire altum

Origine géographique : Amazone
Rareté : Courant
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Description de Pterophyllum altum

La du Pterophyllum présente des difficultés comparables à celle du genre Symphysodon. Elle n'a cependant pas suscité les discussions, généralement dépourvues de bases consistantes, qui entourent les Symphysodon. En fait, le réviseur des deux genres, Leonard Pterophyllum Schultz (1967 et 1960), s'est trouvé confronté à une situation identique : la rareté, dans les collections, de séries de spécimens sauvages («non specimens») correctement étiquetés, même, toutes proportions gardées, pour l' la plus commune (Pterophyllum scalare). Récemment, D.S.C. Lewis (1980) a mis en garde sur l'usage, à des fins systématiques, de spécimens d'aquarium, généralement dépourvus de localités d'origine précises et qui, après un plus ou moins long séjour en captivité, peuvent présenter diverses modifications morphologiques (taille, proportions, couleurs etc.). Les Cichlidés et les Characoïdes, entre autres, ont souffert de ces pratiques (le cas de Pterophyllum eimekei, par exemple).

Historique :

Zeus scalaris fut décrit du Brésil par Lichtenstein-Schultze, en 1823. Cuvier (in Cuvier et Valenciennes, 1831) attribue provisoirement cette espèce au genre Platax : «Nous devons placer ici comme pierre d'attente la description d'un petit Poisson du Brésil, qui s'est trouvé dans la collection de Bloch, au Musée de Berlin, avec le nom de Zeus scalaris, mais qui ressemblerait plutôt à un Platax bien qu'il ait aussi des caractères de nature à en faire un genre particulier lorsqu'on le connaîtra mieux. Malheureusement son état de mutilation ne nous permet pas d'en rendre la description complète». En 1840, Heckel fonde le genre Pterophyllum, avec pour espèce-type scalaris, du Rio Negro, corrigé en scalare (en accord avec Pterophyllum qui est neutre) à partir de Günther (1862).

Entre temps, Castelnau (1855) a fondé le genre Plataxoides, avec pour espèce-type dumerilii Castelnau, de Pari (aujourd'hui Belém), qui est un synonyme récent de Pterophyllum. Plataxoides fut cependant utilisé par Gosse, en 1963, pour sa nouvelle espèce leopoldi, du Rio Solimoes, en estimant, à tort, que Pterophyllum était préoccupé.

:

Cinq espèces ont été attribuées au genre Pterophyllum.
Pterophyllum scalare Lichtenstein-Schultze, 1823 (sous Zeus scalaris)
Pterophyllum dumerilii Castelnau, 1855 (sous Plataxoides dumerilii)
Pterophyllum altum Pellegrin, 1903
Pterophyllum eimekei Ahl, 1928
Pterophyllum leopoldi Gosse, 1963 (sous Plataxoides leopoldi)
Les espèces dumerilii et eimekei sont désormais considérées comme des s de scalare.

Une première revue, due à Ahl (1928), comportant la description de l'espèce nouvelle Pterophyllum eimekei, basée sur des spécimens d'aquarium, et la mise en de Pterophyllum dumerilii avec Pterophyllum scalare, a jeté une grande confusion dans la systématique. Le nom d'eimekei fut très souvent adopté dans la littérature , à la suite des publications de Ladiges (1949) dans D.A.T.Z. et de Schultz (1953) dans T.F.H., ce dernier l'ayant considérée, à l'époque, comme une bonne espèce.
C'est en se fondant sur les spécimens originaux et sur des individus pris dans la nature, en des localités bien précises, que Schultz (1967) élabora sa révision. Ses principales conclusions sont les suivantes :

Pterophyllum dumerilii est une espèce valide, identique à Pterophyllum leopoldi, et pouvant être identifiée par son seul patron de .
Pterophyllum eimekei est identique à Pterophyllum scalare. En effet, le de eimekei examiné se place vers le milieu par rapport aux limites extrêmes de la variation de Pterophyllum scalare. Il soupçonne les auteurs germaniques d'avoir utilisé des lignées déjà élevées en aquarium et consanguines, ne correspondant sans doute pas aux populations naturelles du bassin amazonien.
Pterophyllum altum est admis, à l'essai, comme espèce distincte, mais on pourrait le considérer seulement comme une de Pterophyllum scalare.
La validité de Pterophyllum altum, même au rang sous-spécifique, a été contestée par W.E. Burgess en 1976 mais a finalement été adoptée.

:

La forme Pterophyllum altum fut introduite en Allemagne dès 1950 (G. Sterba), mais il semble que l'importation en ait été pratiquement suspendue jusqu'en mai juin 1972, date à laquelle des spécimens sont présentés dans des Aquariums publics («Exotarium» du Jardin zoologique de Francfort) et quelques-uns peuvent être acquis par des amateurs (Meier-Btike, 1975). En raison d'une forte demande, les importations progressèrent en Allemagne, atteignant environ 300 individus par saison de pêche pour un importateur (Fuchs, 1979). En France, Pterophyllum altum est devenu moins rare à la suite d'importations directes de Colombie (Bogota); 5 spécimens sont ainsi parvenus à A. Charrier, à l'état (environ 50 mm ), en octobre 1980. S'agissant de juvéniles, la connaissance de l'origine géographique est indispensable pour une fondée sur l'aspect superficiel de spécimens vivants. Il a été noté de plus une tendance à confondre « altum » et « scalaires sauvages », ces derniers pouvant naturellement provenir de régions très différentes.

Origine géographique :

Les types (15 spécimens) ont été collectés dans le Rio Atabapo, haut Orénoque, par Chaffanjon ; signalé aussi du Rio Orinoco et du Rio Casiquiare. Ces stations sont apparemment isolées de celles qui ont fourni les deux autres espèces (scalare, dumerilii), ces dernières étant souvent sympatriques, mais il existe en réalité de nombreuses communications entre le système du Rio Negro et celui de l'Orénoque et donc la possibilité de contacts qui ont permis une intergradation des types « scalare » et « altum » (cline).
En étudiant des récoltes d'Iragape Anapichi et Iragape Apania, sur le haut Rio Negro, W.E. Burgess (1976) a constaté que l'identification de 9 spécimens était incertaine, car ils étaient en fait intermédiaires entre scalare et altum. Au delà d'Iragape furent pris 6 individus correspondant davantage à altum, ceci confirmant la progression des caractères le long du . La conclusion de Burgess est que altum représente l'aboutissement d'un cline des populations de scalare du Rio Negro et n'est pas valide en tant qu'unité taxonomique.
L'idée d'une «série» avait déjà été exprimée par Pellegrin (1929): «les trois espèces actuellement connues constituent les termes d'une série : le Ptérophylle d'Eimeke est le plus voisin des Heros et Cichlasoma d'aspect ordinaire... ; le Ptérophylle est une forme moyenne à corps déjà plus haut ; le Ptérophylle élevé, chez lequel la hauteur peut dépasser la longueur, représente le type le plus différencié». L'espèce unique actuellement admise nous apparaît ainsi comme très variable, en fonction de son immense .

Taille :

Comparable à celle des Pterophyllum scalare typiques, le plus souvent un peu plus faible (G. Sterba). Les types mesuraient 60 à 95 mm (LT) et aucun des spécimens sauvages étudiés par Schultz ne dépassait 79 mm (42 à 75 mm pour les autres) ; dans le même travail, les scalare ont 17,5 à 101 mm. En captivité, selon Meier-Bôke (1975), altum atteint 11 à 12 cm de long (LT) et 22 à 24 cm de haut à 2 ans 1/2 ou 3 ans.

Pterophyllum altum adult

Description :

Dans la description originale, Pellegrin distingue la nouvelle espèce de scalare «par sa forme plus élevée et ses écailles notablement plus petites»; il note aussi les longs filaments qui prolongent certains de la dorsale, de l'anale et de la caudale; plus tard (1929), il propose un tableau de détermination basé aussi sur des caractères extérieurs et donc d'un usage facile pour tout observateur.

1. Hauteur du corps 1 fois 1/8 à 1 fois 1/6 dans la longueur, sans la caudale. Dorsale formée de 11 à 13 épines et de 23 ou 24 rayons mous. Anale de 5 à 7 épines et de 24 à 27 rayons mous. Ecailles en nombre de 34 à 40 en ligne longitudinale, 9 ou 10 entre la dorsale et la , de 23 à 26 entre la ligne latérale et le milieu du ventre. Profil antérieur assez régulier, arrondi, sans encoche bien marquée au-dessus de l'oeil Pterophyllum scalare Lichtenstein-Schultze.

2. Hauteur du corps 7/8 à 1 fois dans la longueur, sans la caudale. Dorsale formée de 12 à 13 épines et de 28 à 29 rayons mous. Anale de 5 à 6 épines et de 28 à 32 rayons mous. Ecailles au nombre de 41 à 47 en ligne longitudinale, de 14 à 16 entre la dorsale et la ligne latérale, de 31 à 34 entre la ligne latérale et le milieu du ventre. Profil antérieur se relevant brusquement au niveau de l'oeil, au-dessus duquel existe une sorte d'encoche Pterophyllum altum Pellegrin Schultz (1967) ajoute le nombre de vertèbres (30), bien que celui-ci soit compris dans les limites de la variation de scalare (27 à 31, maximum 29).

Enfin, la carte établie par Burgess (1976) met bien en évidence la variation progressive du nombre des rayons mous de la dorsale et de l'anale, et des rangées d'écailles, les types d'altum atteignant seuls la moyenne de 42,6 (40 à 47 rangs).
Le patron de coloration ne diffère pas de celui de scalare. Les macules sombres (de rougeâtre à brun foncé) qui parsèment, du côté , les intervalles clairs de part et d'autre de la 2e bande principale, existent aussi chez certains scalare sauvages ; elles manquent au contraire chez les spécimens jeunes, tels ceux photographiés ici, qui n'ont acquis cette ornementation qu'après 6 à 8 mois d'élevage.
L'encoche située au niveau de l'oeil et qui va de pair avec le museau "retroussé" existe aussi chez des scalare en particulier du haut Rio Negro.

Note photo :

La photo de présentation de la fiche montre de jeunes scalaires de l'Orénoque importés de Bogota.

Fiche de maintenance détaillée de Pterophyllum altum

Qualité de l'eau :

Les conditions d’élevage ne diffèrent pas essentiellement de celles qui sont recommandées pour tous les Pterophyllum. MeierBôke a utilisé un bac de 1,20 m (250 1), bien planté, une eau très douce < 5-12 TH degrés français, conductivité 100 à 200 µS/cm), un pH de 5,8-6,5, une de 25 °C en hiver et de 27-28 °C en été, une mécanique et . Un tube de faible puissance dans le filtre extérieur et un ozoniseur (8 mg/h) apportent une sécurité supplémentaire.

:

Meiet-Bôke a décrit longuement une affection non identifiée (? forme d'ichthyosporidiose), contagieuse, caractérisée par l'apparition sur le corps ou les nageoires d'ulcé qui ne cicatrisent pas. Les malades deviennent très sombres, ne s'alimentent plus, respirent vite, présentent une exophtalmie unilatérale ou et une perte d'équilibre précédant la mort d'un ou deux jours. La thermothérapie (jusqu'à 32 °C) a été impuissante.

Cohabitation et comportement :

Alimentation et nourriture :

L'ouverture buccale est large, de 10 à 13 mm pour des (L. Fuchs, 1979), ce qui permet l'ingestion de assez volumineuses.
La nourriture doit être variée : d'insectes, petits s, vers etc. Il est recommandé de ne pas distribuer les larves rouges de vivantes, car elles peuvent véhiculer des , mais de les congeler au préalable (Meier-Bôke). Mange aussi des et de petits Poissons, comme le rapporte Fuchs, qui a nourri ses spécimens avec des rouges (Paracheirodon axelrodi Schultz) ; il ajoute que l' chasse activement pendant la nuit et qu'elle distingue mieux les Poissons à reflets brillants dans ces conditions.

Technique d'élevage et :

En dehors du fait qu'il s'agit, dans les cas les plus sûrs, d'animaux capturés dans la nature et, par conséquent, sans préalable aux conditions de l', le processus de reproduction ne diffère pas de celui de Pterophyllum scalare.

Voir aussi ce sujet : Reproduction Scalaire.

Planche originale de Pellegrin en 1923 :

Pterophyllum altum

Couple de Pterophyllum altum :

Liste des espèces appartenant au même genre que
pterophyllum altum :


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