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| Pseudepiplatys annulatus Boulenger, 1915 | |
| Publié par anemone-clown le 11/9/2007 19:02 (804 lectures) | |
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Classe : Actinopterygii |
| Ordre : Cyprinodontiformes | |
| Famille : Aplocheilidae | |
| Genre : Pseudepiplatys | |
| Espèce : annulatus | |
| Nom commun : Killie clown | |
| Origine géographique : Guinée, Liberia, Sierra Leone | |
| Taille : 3 à 4 cm | |
| Rareté : Rare | |
Maintenance : ![]() | |
| Description : | |
| L'origine géographique est restreinte aux zones côtières de la Guinée au Libéria, soit sur une distance d'environ 600 km. Pour la taille, ce poisson dépasse rarement 25 mm (LS) en général, la femelle étant plus petite. Notons que la caudale peut atteindre la moitié de la longueur standard, ce qui est exceptionnel pour un Cyprinodontidé. En aquarium, le mâle atteint 4 cm (LT), la femelle 3 cm. Historiquement, les holotypes ont été pêchés par Thomas à Matoa, Sierra Leone, en 1913 (1), mais il faut attendre 40 ans pour que les premiers individus vivants soient rapportés en Belgique par J. Lambert. Jusqu'au début des années 60, Pseudepiplatys annulatus fut élevé par les killiphiles belges et français. L'espèce sera ensuite perdue pendant environ cinq ans, jusqu'à la découverte presque simultanée, en 1965, de trois nouvelles populations : 1° par Melle Kretschmar, à l'Est de Conakry, entre Kindia et Cobaya, en Guinée (souche dite de Benl) ; 2° par E. Roloff, dans la forêt dense de Kasewé, en Sierra Leone ; 3° par H.S. Clausen, dans la savane côtière arborée près de Monrovia, au Libéria. Ces trois populations ont été maintenues en aquarium avec succès, mais des croisements intempestifs sont intervenus, si bien qu'il est devenu difficile de déterminer l'origine des Poissons descendant de ces lignées. Signalons encore deux autres importations de Poissons vivants qui n'ont pas eu de suites : l'une provenant de Pujehun (Roloff, 1968, comm. pers.) et l'autre d'un affluent du Yung (Nieuwenhuizen, DATZ, 1972), en Sierra Leone. Enfin, Schmitt et Guignard (Schmitt, KR, 1976) ont pêché Pseudepiplatys annulatus à trois reprises lors de leur expédition au Libéria et en Sierra Leone, en juillet 1976. C'est un représentant de la population de Monrovia Robertsport qui est photographié ici et c'est la souche qui a été le plus distribuée en France. Pseudepiplatys annulatus est d'abord caractérisé par quatre larges bandes noires verticales sur le corps, la première recouvrant l'oeil, la troisième se prolongeant dans l'anale ; ces bandes larges sont uniques dans le genre où les fasciatures étroites et temporaires sont courantes. La caudale a la forme d'une épée, les rayons centraux étant beaucoup plus longs. Les différences de coloration entre populations sont minimes, mais constantes. Notamment, les souches pures provenant de Monrovia ont une coloration distale bleue dans la dorsale, alors qu'elle est rouge pour celles de Kasewé. Suite à l'étude d'un mâle et une femelle fixés, de Pujehun, il apparaît des différences sensibles avec celles de Boulenger. La morphologie générale ne diffère pas de celle des autres Epiplatys. Remarquons toutefois la fusion des deux écailles E en une seule et la liaison des deux canaux neuromastiques latéraux profonds par un canal un peu moins profond. Cette liaison résulte probablement de l'absence d'écailles F et de la fusion des deux écailles E. Un pore sensitif est présent de part et d'autre du front. Enfin, un neuromaste bien différencié se situe légèrement en avant de chaque oeil. Pseudepiplatys annulatus est un des rares Rivulinés à ne pas avoir développé, en une allopatrique.html" title="spéciation allopatrique" target="_blank" style="font-weight:normal;border-bottom:1px dotted #2984d6;">spéciation allopatrique, une chaîne d'espèces jumelles. On peut ainsi le comparer à Epiplatys dageti qui est également relativement constant et l'opposer à Epiplatys fasciolatus et Epiplatys chaperi qui eux ont donné naissance à de nombreuses espèces cryptiques. J'hésite cependant à suivre Scheel pour qui annulatus et dageti doivent être rapprochés, en raison de leur caryotype voisin (n = 25, nombreux petits métacentriques), car ils diffèrent beaucoup par leur phénotype et leur comportement. D'autre part, Clausen, (tropical Old World Cyprinodonts, 1967) a séparé annulatus des autres Epiplatys en le plaçant dans le genre monotypique Pseudepiplatys dont les caractères distinctifs sont, selon lui, les suivants : structure neuromastique et morphologie caudale inhabituelles, tache frontale argentée plus brillante, patron de coloration, annualisme présumé. La photo présente un mâle de Monrovia (Libéria) en haut et un mâle de Kasawé (Sierra Leone) en bas. |
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| Fiche détaillée de Pseudepiplatys annulatus |
Qualité de l'eau : |
| Nieuwenhuizen a relevé 24 °C, un DH de 30 et un pH légèrement acide ; les Pseudepiplatys annulatus vivaient nombreux en compagnie de Epiplatys fasciolatus et de Aplocheilichthys normanni. Schmitt décrit un premier biotope comme une grande rivière (5 m de large, moins de 1 m de profondeur) où Pseudepiplatys annulatus est abondant en compagnie d'Epiplatys barmoiensis, Epiplatys dageti et Aplocheilichthys sp., à 13 km à l'est de Robertsport vers Monrovia ; tandis que dans un second biotope, à 25 km à l'est du précédent, se présentant comme des canaux à fond limoneux, Pseudepiplatys annulatus est très rare (1 seule femelle) et vit en sympatrie avec Callopanchax monroviae et des Cichlidés. L’expérience de ce poisson remonte à 1972. L'élevage ne pose pas de problème particulier, si ce n'est une nourriture adaptée à la petite taille (Cyclops, Vers Grindal, jeunes Drosophiles) et une température légèrement supérieure à celle des Aphyosemion (24 - 25 °C). Comme les autres Epiplatys, il est préférable de choisir un bac assez grand (une cinquantaine de litres) et très bien filtré, quoiqu'un couple puisse se satisfaire de 5 litres d'eau ; eau douce, légèrement acide, changée pour un tiers tous les quinze jours. |
Cohabitation : |
| Le comportement intraspécifique d'Pseudepiplatys annulatus est bien mis en évidence dans un bac d'une cinquantaine de litres, peuplé d'une dizaine d'individus. Peu après l'introduction des poissons, une hiérarchie assez rigide s'établit entre les mâles. Celui qui prédomine bénéficie de la quasi exclusivité des femelles et, plus on descend dans l'échelle sociale, plus les mâles sont dépourvus d'activité sexuelle. La structure hiérarchique est établie à la suite de parades d'intimidation renouvelées, et non de combats. Enfin, il n'a pas été possible de définir des territoires. Le comportement interspécifique n'a pas été étudié, mais il est déconseillé d'introduire ce poisson dans un bac d'ensemble. |
Technique d'élevage : |
| Comme pour beaucoup de killies, deux méthodes s'offrent à l'amateur. La méthode artificielle n'a, pour Pseudepiplatys annulatus, qu'un caractère anecdotique, puisqu'elle se heurte à la difficulté de l'élevage des alevins, minuscules, qui meurent en grand nombre dans les premiers jours, faute de nourriture microscopique appropriée en quantité suffisante. Néanmoins, cette méthode a permis de savoir que les oeufs mesurent 0,90 à 0,95 mm de diamètre et qu'ils éclosent après 10-12 jours à 24-25 °C. La méthode naturelle consiste à laisser les alevins en compagnie de leurs parents qui ne pratiquent pas le cannibalisme. Cette méthode n'est pas quantitativement rentable, mais les poissons obtenus sont de meilleure qualité. Dès l'apparition d'un alevin, introduire une quinzaine de grains de riz «paddy» pour augmenter la quantité d'infusoires présents dans l'aquarium. 8 à 10 jours après la naissance, on peut commencer les distributions de nauplies d'Artemia, dont les parents se nourrissent également. Bien que très gourmands, les jeunes grandissent lentement : à 1 cm, apparaissent les bandes verticales (2 mois 1/2 environ) ; à 1,5 cm, les sexes sont reconnaissables (3 - 4 mois environ) ; à 2 - 2,5 cm, les Poissons sont matures (6 mois environ). Les adultes n'ont vécu qu'un an et demi, mais certains auteurs rapportent une longévité de 3 ans. Enfin, on peut observer, comme chez beaucoup de Killies, des pauses dans l'activité sexuelle. Sladkowski (DKG Journal, 1971) s'est livré à une intéressante expérience portant sur la reproduction de 3 trios placés dans des conditions identiques. Par la méthode artificielle, il a pu mettre en évidence un cycle de 3 mois, le maximum se situant au bout de cinq semaines. Pendant les 3 cycles, remarquablement superposables, il a obtenu 242, 224 et 252 alevins pour les 3 trios. Cette expérience, qu'il faudrait renouveler selon des modalités plus précises, présente l'intérêt d'avoir abordé empiriquement ce difficile problème. Pour la prolonger, il serait peut-être souhaitable d'essayer de séparer les sexes, à la fin des cycles, pour de courts repos et de vérifier si la durée des cycles n'est pas associée à certaines conditions naturelles particulières. |
| Liste des espèces appartenant au même genre (Pseudepiplatys) que Pseudepiplatys annulatus: |
- Pseudepiplatys annulatus |
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