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Accueil Poissons (Eau douce) Inpaichthys kerri

 Inpaichthys kerri   Géry & Junk, 1977
Publié par anemone-clown le 3/9/2007 10:03 (325 lectures) 
 
Inpaichthys kerri
Tous droits réservés sur la photo - AquaPortail.com
Classe : Actinopterygii
Ordre : Characiformes
Famille : Characidae
Genre : Inpaichthys
Espèce : kerri
Nom commun : Inpaichthys
Origine géographique : Amazone
Taille : 2 à 5 cm
Rareté : Très rare
Maintenance :

Description :
L'Inpaichthys ressemble un peu au Tétra Empereur (Nematobrycon palmeri), avec des nageoires moins longues chez les mâles, et sans lobe caudal médian, et une nageoire adipeuse bien développée (son absence est caractéristique des Nematobrycon).

Bien éclairés par un rayon de soleil (comme dans leur habitat naturel où ils recherchent les rares portions claires des ruisseaux de forêt), ou par un spot, les mâles sont vivement colorés : une bande latérale bleu foncé, incurvée vers le bas, tranche sur la coloration du corps qui est bleu-outremer à violet avec un éclat métallique ; la dorsale.html" title="nageoire dorsale" target="_blank" style="font-weight:normal;border-bottom:1px dotted #2984d6;">nageoire dorsale est rouge pâle, surtout à l'extrémité, et les nageoires anale et surtout caudale sont brun-rouge assez pâle. Techniquement, Inpaichthys kerri a la caudale dépourvue d'écailles et la ligne latérale incomplète comme dans le genre Hyphessobrycon, mais des mâchoires différentes : le maxillaire est fortement denté et la rangée prémaxillaire interne est formée de seulement 2 (3) dents tricuspidées (au lieu de 5, généralement).

Hauteur du corps 3 à 3,5 fois et longueur de la tête 3,75 à 4,1 dans la longueur standard. Dorsale nettement en arrière du milieu du corps et ayant parfois un petit rayon simple accessoire. Le mâle se distingue de la femelle par l'anale qui est un peu plus étendue vers l'arrière et surtout par l'adipeuse qui est tachée de bleu clair au sommet, tandis qu'elle est plus ou moins rougeâtre chez la femelle.

Origine :

Bassin du Rio Madeira, affluent de la rive droite de l'Amazone : système de l'Igarape da Quamada (actuellement Igarape DO Aeroporto), affluent du haut Rio Aripuana juste en amont des grandes chutes des Dardanelos près desquelles était installée la station de recherches de l'I.N.P.A. (Nucleo aripuana, Cidade Humboldt, Mato Grosso, Brésil, 10'W lat.S., 59°25' long.O.). En 1976, ce lieu grandiose, situé en pleine forêt primaire, n'était accessible que par avion et avec une autorisation des autorités scientifiques. Depuis qu'il a été ouvert à la "civilisation", il est à craindre que la forêt soit complètement détruite dans un avenir proche, et que le biotope des Inpaichthys soit profondément modifié.

 Fiche détaillée de Inpaichthys kerri

 Qualité de l'eau :
L'espèce a été découverte le 10 novembre 1976 par les étudiants en Ichtyologie de l'I.N.P.A., encadrés par Heraldo Britski et Naercio Menezes (Musée de Zoologie de Sao Paulo), Wolfgang Junk (INPA) et l'auteur (CNRS), au cours de travaux pratiques sur le terrain. Son habitat, des ruisseaux de forêt dont l'eau est très pauvre en électrolytes (conductivité 9-11 µS, pH entre 6 et 6,8), est riche en végétation submergée en raison de la lumière qui y pénètre dans les parties dégagées (Rataj & al., 1978, citent Echinodorus subulatus et Elodea callitrichoides) et très riche en espèces de poissons.

Les Inpaichthys vivent probablement en association (mimétique ?) avec des Hyphessobryon cachimboensis et des Moenkhausia phaeonota (une autre acquisition récente qui n'a pas été importée vivante), qui ont à peu près le même patron de coloration.

Ils se sont révélés être d'une robustesse à toute épreuve : tous les Poissons récoltés ont parfaitement supporté des conditions assez sommaires qui leur ont été offertes pendant les différents transports, ainsi qu'au Laboratoire d'Ichtyologie de l'INPA. Mais, une fois importés (les poissons du commerce proviennent tous de la souche ramenée par Rataj, leur résistance a beaucoup diminué, probablement parce qu'ils n'ont pas été élevés dans des conditions favorables. Comme ils vivent dans des cours d'eau rapides à une température assez faible (vers 20° en novembre), il faut assurer une filtration énergique de l'eau, avec, de préférence, passage sur U.V. et renouvellement par goutte-à-goutte : ce n'est que comme cela que l'on pourra enrayer l'épidémie qui ravage, dit-on, les élevages industriels et qui serait due à une bactérie. En attendant, il faut se procurer par relation (contacts dans les clubs), des poissons non infectés auprès des quelques amateurs qui ont perpétué l'espèce, et veiller à ce qu'ils n'entrent pas en contact avec des parasites contre lesquels ils n'ont aucune immunité naturelle (ils sont très sensibles à l'ichthyophthirius, par exemple).

 Technique d'élevage :
La reproduction est d'une extrême facilité, et se produit même dans un aquarium d'ensemble, où quelques alevins (très petits à l'éclosion) parviennent à survivre dans un feuillage dense jusqu'à ce qu'ils soient capables (en quelques semaines seulement) d'échapper à des espèces point trop voraces. Pour un élevage plus intensif, il faut isoler les parents dans un bac de reproduction assez grand et bien planté et les retirer après la ponte (ce qui n'est pas strictement indispensable, l'espèce se comportant un peu comme les Tanichthys).
Un bac de 10 à 12 litres est suffisant pour la ponte. L'eau devra être douce, à une température de 24,5-26,5 °C, avec un bouquet de plantes à feuilles fines. La ponte est précédée d'une poursuite sévère par le mâle, mais juste avant l'acte de ponte il redevient calme. Le site de ponte semble être choisi par la femelle, même si le mâle lui montre le chemin vers les plantes sur lesquelles les oeufs seront déposés. Le mâle nage à côté de la femelle, essayant de faire pression avec son corps contre son flanc. Le couple nage ensuite parmi les plantes et quand la femelle s'arrête à l'endroit choisi, le mâle se serre contre elle et l'étreint, selon le rituel typique des Tétras. Ensuite, les Poissons se séparent d'un mouvement rapide et, en même temps, 3 à 10 oeufs adhésifs sont émis et se collent aux plantes. Bientôt, l'adhésivité des oeufs diminue et ils tombent sur le fond. Le manège se répète jusqu'à ce que 150 à 350 oeufs, 230 environ en moyenne, aient été pondus. La durée de la ponte est d'environ 2 heures.
Les oeufs n'ont que 1 mm de diamètre en moyenne. Après 18 heures environ, l'éclosion a lieu. La longueur moyenne des alevins est de 1,70 mm seulement, ce qui les place parmi les plus petits Characoïdes néonates connus. De 98 à 122 heures, la vessie gazeuse se remplit progressivement. Au début de la nage libre, les alevins ont en moyenne 3,20 mm. Ils sont alors faciles à élever, car ils acceptent immédiatement toutes les nourritures vivantes de taille convenable. Croissance rapide ; 4 mois suffisent pour atteindre la maturité sexuelle.

L'eau la plus favorable au développement des oeufs ne fut pas celle dont la composition se rapprochait le plus possible de celle du biotope naturel, mais celle provenant de neige fondue, d'eau de pluie, d'eau de conduite déminéralisée ou d'eau de ruisseaux forestiers (dureté totale 2 °GH, dureté carbonatée < 1 °KH, pH 6 - 6,8). Une goutte d'extrait de tourbe (Torumin) et une seconde d'une solution saturée de chlorure de calcium étaient ajoutées à chaque litre d'eau dans laquelle les oeufs étaient incubés. Le bleu de méthylène s'est révélé un désinfectant inefficace. Les infections bactériennes auxquelles l'espèce paraît très sensible peuvent être jugulées par la pénicilline en bains toutes les 24 heures, pendant 5 à 7 jours, à des concentrations de 400.000 U.I. pour 50 à 80 litres d'eau.

 Liste des espèces appartenant au même genre (Inpaichthys) que Inpaichthys kerri:

 - Inpaichthys kerri


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