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Zanclus cornutus : fiche poisson de maintenance en aquarium.
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Taxonomie
Classe : Actinopterygii
Ordre : Perciformes
Famille : Zanclidae
Genre : Zanclus
Espèce : cornutus
Descripteur : Linné
An : 1758
Ordre : Perciformes
Famille : Zanclidae
Genre : Zanclus
Espèce : cornutus
Descripteur : Linné
An : 1758
Données aquariophiles
Noms communs :
(français) Zancle cornu, idole des Maures
(français) Zancle cornu, idole des Maures
Origine géographique : Indopacifique
Rareté : Courant
Maintenance : très difficile
Type d'aquarium : Grand
Taille : 20 à 23 cm
Espèces du genre (1)
C'est la seule description taxonomie dans Aquabdd correspondant au genre de zanclus cornutus.
Zanclus cornutus Partager cette fiche
Description de Zanclus cornutus, Zancle cornu, idole des Maures
La signification du nom de genre, Zanclus, vient du grec zagklon qui se traduit par "faucille"; le nom d'espèce vient du latin cornutus et indique : qui a des cornes. Les noms vernaculaires sont aussi nombreux que l'est l'étendue géographique d'apparition du zancle cornu! En se limitant au français, on trouve ainsi des noms communs aussi variés que "Tranchoir" (anciens navigateurs français et îles francophones de l'océan indien, étymologie de Zanclus), "Tranchoir cornu" (Cuvier), "Fil en dos" (La Réunion), "pavillon cocher" ou "boeuf" (Maurice), "Cocher" (rappel de Heniochus). Ce sont les anglophones qui adoptent le nom de Moorish Idol, c'est à dire "idole des Maures".
Origine géographique : L'espèce a été décrite des Indes, sous le nom de Chaetodon canescens puis de Chaetodon cornutus par Linné (1758) et, dès 1816, Cuvier affirme que canescens : "n'est qu'un jeune individu décoloré. Il n'a point ses cornes dans le premier âge". Bloch, en 1801, mentionne C. cornutus de l'Océan indien à Tranquebar, sur la côte de Coromandel, mais dès 1767 Commerson l'avait décrit de Tahiti et en avait fait son genre Zanclus (altéré en Zanchus par Lacepède, 1802); il le retrouve, en 1770, à la Réunion (Isle-de-France); Lesson et Garnot rapportèrent des spécimens des Carolines, et Quoy et Gaimard des Hawaï (îles Sandwich), de Tongataboo (la plus grande des Tonga), des Célèbes et de Vanicolo (Cuvier 1831). L'aire de répartition couvre tout l'indo-pacifique tropical, depuis la côte Est-africaine jusqu'à la Polynésie, aux Hawaï, la Basse-Californie, l'île Socorro et le récif corallien de l'île Jaltemba, à 1/2 mille seulement de la côte mexicaine et à 25 milles au sud de San Blas, les îles Clipperton, Cocos et le récif de l'île Gorgona à 50 km de la côte colombienne, 78'l 1'05 "0. Il atteint vers le nord Kominato, Préfecture de Chiba (Hondo), vers 35° lat. N; observé très occasionnellement à Moreton Bay et sur la côte des Nouvelles-Galles du Sud, de même en Afrique du Sud jusqu'à Knysma et Mossel Bay, vers 34° lat. S. Présent à Djibouti, Zanclus cornutus ne pénètre pas en mer Rouge.
Notes aquariologiques : Des Zanclus cornutus ont été principalement importés d'Afrique orientale (Kenya, Ile Maurice), de Sri Lanka, de Singapour et Djakarta, des Philippines et des îles Hawaï, avec des succès divers : 95% de réussite pour les Hawaï, 90% de pertes pour l'ensemble Manille, Singapour, Djakarta, et des valeurs intermédiaires (50-60%) pour les autres origines. Les raisons de ces différences sont obscures. La durée du transport paraît hors de cause, puisque l'expéditeur le plus lointain (Hawaï) obtient les meilleurs résultats ; il reste donc les méthodes de capture, de stockage et de conditionnement des envois, à moins de supposer que les populations de Zanclus cornutus ne soient intrinsèquement différentes et plus ou moins "prédisposées" aux conditions de manipulation et de captivité. E. Korthaus (1972, 1976) ayant comparé des spécimens de l'Océan indien (côte Est-africaine) à ceux de l'Océan pacifique (Philippines), estime qu'ils ne sont pas tout à fait identiques et note des différences dans la taille et le comportement : les africains seraient plus grands (jusqu'à 25 cm), plus craintifs et généralement en petite troupe ou par deux, tandis qu'aux Philippines on les trouve seuls ou par paire ; l'acclimatation et la prise de nourriture seraient plus aisées avec ces derniers. Elle ajoute même que des recherches plus poussées pourraient peut-être révéler une nouvelle sous\-espèce ou espèce. Il n'existe, à notre connaissance, aucune confirmation de ces remarques et de plus, les spécimens de Sri Lanka, Mombasa et Maurice qui sont parvenus à Nancy n'ont pas présenté de difficultés particulières lors de leur acclimatation.
En revanche, il est affirmé de diverses sources que les spécimens des Hawaï sont plus vivement colorés que les autres et facilement reconnaissables par comparaison directe. Elles seraient également plus adpatables à la vie en mésocosme.
Une diagnose d'après weber et de Beaufort, corrigée par Blot et Voruz (1975) : Le zancle cornu montre un corps très comprimé et élevé, ovale dorso-ventralement, couvert de minuscules écailles ciliées, presque invisibles à l'oeil nu. La ligne latérale est fortement arquée, concourante avec le profil dorsal, la tête est courte avec un museau tubulaire plus ou moins prolongé. Les y eux latéraux, situés très haut, sont avec ou sans une paire de protubérances interorbitaires en avant; les cavités orbitaires sont plus ou moins grandes. L'os du sommet de la tête est épais et solides, pouvant développer avec l'âge une corne antéromédiane plus ou moins grande. Le préorbitaire existe avec ou sans épine antérieure. La bouche est petite, terminale, non protractile, sans supramaxillaire. Les dents sétiformes sont plus ou moins concentrées dans la région antérieure. L'appareil operculaire n'est armé, plus ou moins complet. Quatre (ou cinq) rayons branchiostèges restent cachés. La nageoire dorsale continue, avec un bord postérieur assez largement concave ; deux ou trois aiguillons courts précèdent un très gros rayon épineux très allongé, lui-même suivi de trois ou quatre rayons épineux plus grêles et beaucoup moins longs. La nageoire anale comprend trois épines antérieures et une partie molle étendue à bord postérieur vertical ou convexe. Les pectorales sont courtes ou très courtes, arrondies ou subtriangulaires, insérées sur une ceinture scapulaire démesurément développée, subcirculaire ou subovalaire. Les pelviennes thoraciques comportent une épine et cinq rayons. La caudale est émargée ou à bord postérieur légèrement arrondi; seize rayons principaux dont quatorze segmentés et ramifiés. Le pédoncule caudal est non armé (au contraire des poissons-chirurgiens). Vingt-deux vertèbres, soit neuf abdominales et treize caudales.
Relations intraspécifiques : Généralement mauvaises, sauf éventuellement dans un très grand bassin abritant un groupe important au sein duquel les attaques sont divisées. Même dans 35 m3, deux individus d'un groupe de quatre ont été battus à mort par deux nouveaux venus qui ont pris leur place (D. Bougard, comm. pers.). Les combats ressemblent curieusement à ceux des Chelmon. Une lumière intense augmente considérablement l'agressivité et une solution serait donc de maintenir les groupes en lumière diffuse, ce qui est le cas dans la nature au voisinage des tombants à des profondeurs de 10 - 20 m.
Relations interspécifiques : Relativement lents et vulnérables par la grande surface du corps et des nageoires verticales, les Zanclus risquent d'être importunés ou blessés par des espèces agressives ou simplement plus actives qu'eux, surtout dans un espace restreint. Il est donc recommandé de les tenir en compagnie de petites espèces calmes avec lesquelles une concurrence alimentaire n'est pas à craindre (Anthiidés, Pseudochromidés, Apogonidés, petits Labridés juvéniles -Anampses ou Macropharyngodon-, Blenniidés, Callionymidés, Gobiidés). Malgré leur forme élevée et aplatie, ils ne sont pas à l'abri de prédateurs à bouche très déformable, tels que les Antennaires.
L'introduction d'un Zanclus cornutus dans un bac d'invertébrés est en général favorable à son acclimatation, sauf en cas d'attaques parasitaires difficiles à combattre dans cet environnement. En revanche, divers organismes peuvent être endommagés, les panaches branchiaux des Vers tubicoles et les bras des crinoïdes en particulier.
Dans ce fil de discussion, à propos du zancle cornu, il est évoqué (en plus de photos et vidéos de poisson) que l'exemplaire actuellement au Muséum-aquarium de Nancy a 2 ans et se nourrit de granulés.
Au Kenya, selon Allard (in litt. 6.12.87), c'est dans la deuxième ou la troisième semaine de février, aux marées de vives eaux, que les jeunes Zanclus cornutus font leur apparition dans la lagon de Mombasa. A la première marée, on en observe un de temps en temps, puis leur densité augmente progressivement au fil des marées qui sont de plus en plus fortes. Ils vivent alors par petits groupes (5 ou 6 individus) autour d'une tête de corail. Lorsqu'ils pénètrent dans le lagon, après avoir franchi (? passivement) le récif barrière, ils sont tous au dernier stade post-larvaire dit "canescens", mais dès la fin de février, on rencontre les premiers spécimens au stade "cornutus", issus sans doute d'individus arrivés les premiers dans le lagon ; fin mars-début avril, pratiquement tous sont au stade "cornutus" et poursuivront leur croissance jusqu'à une taille de 12-15 cm LT, atteinte vers la fin de l'été. La majorité des individus quitte le lagon vers la fin septembre pour gagner les pentes externes de la barrière, lieu de ponte probable.
Origine géographique : L'espèce a été décrite des Indes, sous le nom de Chaetodon canescens puis de Chaetodon cornutus par Linné (1758) et, dès 1816, Cuvier affirme que canescens : "n'est qu'un jeune individu décoloré. Il n'a point ses cornes dans le premier âge". Bloch, en 1801, mentionne C. cornutus de l'Océan indien à Tranquebar, sur la côte de Coromandel, mais dès 1767 Commerson l'avait décrit de Tahiti et en avait fait son genre Zanclus (altéré en Zanchus par Lacepède, 1802); il le retrouve, en 1770, à la Réunion (Isle-de-France); Lesson et Garnot rapportèrent des spécimens des Carolines, et Quoy et Gaimard des Hawaï (îles Sandwich), de Tongataboo (la plus grande des Tonga), des Célèbes et de Vanicolo (Cuvier 1831). L'aire de répartition couvre tout l'indo-pacifique tropical, depuis la côte Est-africaine jusqu'à la Polynésie, aux Hawaï, la Basse-Californie, l'île Socorro et le récif corallien de l'île Jaltemba, à 1/2 mille seulement de la côte mexicaine et à 25 milles au sud de San Blas, les îles Clipperton, Cocos et le récif de l'île Gorgona à 50 km de la côte colombienne, 78'l 1'05 "0. Il atteint vers le nord Kominato, Préfecture de Chiba (Hondo), vers 35° lat. N; observé très occasionnellement à Moreton Bay et sur la côte des Nouvelles-Galles du Sud, de même en Afrique du Sud jusqu'à Knysma et Mossel Bay, vers 34° lat. S. Présent à Djibouti, Zanclus cornutus ne pénètre pas en mer Rouge.
Notes aquariologiques : Des Zanclus cornutus ont été principalement importés d'Afrique orientale (Kenya, Ile Maurice), de Sri Lanka, de Singapour et Djakarta, des Philippines et des îles Hawaï, avec des succès divers : 95% de réussite pour les Hawaï, 90% de pertes pour l'ensemble Manille, Singapour, Djakarta, et des valeurs intermédiaires (50-60%) pour les autres origines. Les raisons de ces différences sont obscures. La durée du transport paraît hors de cause, puisque l'expéditeur le plus lointain (Hawaï) obtient les meilleurs résultats ; il reste donc les méthodes de capture, de stockage et de conditionnement des envois, à moins de supposer que les populations de Zanclus cornutus ne soient intrinsèquement différentes et plus ou moins "prédisposées" aux conditions de manipulation et de captivité. E. Korthaus (1972, 1976) ayant comparé des spécimens de l'Océan indien (côte Est-africaine) à ceux de l'Océan pacifique (Philippines), estime qu'ils ne sont pas tout à fait identiques et note des différences dans la taille et le comportement : les africains seraient plus grands (jusqu'à 25 cm), plus craintifs et généralement en petite troupe ou par deux, tandis qu'aux Philippines on les trouve seuls ou par paire ; l'acclimatation et la prise de nourriture seraient plus aisées avec ces derniers. Elle ajoute même que des recherches plus poussées pourraient peut-être révéler une nouvelle sous\-espèce ou espèce. Il n'existe, à notre connaissance, aucune confirmation de ces remarques et de plus, les spécimens de Sri Lanka, Mombasa et Maurice qui sont parvenus à Nancy n'ont pas présenté de difficultés particulières lors de leur acclimatation.
En revanche, il est affirmé de diverses sources que les spécimens des Hawaï sont plus vivement colorés que les autres et facilement reconnaissables par comparaison directe. Elles seraient également plus adpatables à la vie en mésocosme.
Une diagnose d'après weber et de Beaufort, corrigée par Blot et Voruz (1975) : Le zancle cornu montre un corps très comprimé et élevé, ovale dorso-ventralement, couvert de minuscules écailles ciliées, presque invisibles à l'oeil nu. La ligne latérale est fortement arquée, concourante avec le profil dorsal, la tête est courte avec un museau tubulaire plus ou moins prolongé. Les y eux latéraux, situés très haut, sont avec ou sans une paire de protubérances interorbitaires en avant; les cavités orbitaires sont plus ou moins grandes. L'os du sommet de la tête est épais et solides, pouvant développer avec l'âge une corne antéromédiane plus ou moins grande. Le préorbitaire existe avec ou sans épine antérieure. La bouche est petite, terminale, non protractile, sans supramaxillaire. Les dents sétiformes sont plus ou moins concentrées dans la région antérieure. L'appareil operculaire n'est armé, plus ou moins complet. Quatre (ou cinq) rayons branchiostèges restent cachés. La nageoire dorsale continue, avec un bord postérieur assez largement concave ; deux ou trois aiguillons courts précèdent un très gros rayon épineux très allongé, lui-même suivi de trois ou quatre rayons épineux plus grêles et beaucoup moins longs. La nageoire anale comprend trois épines antérieures et une partie molle étendue à bord postérieur vertical ou convexe. Les pectorales sont courtes ou très courtes, arrondies ou subtriangulaires, insérées sur une ceinture scapulaire démesurément développée, subcirculaire ou subovalaire. Les pelviennes thoraciques comportent une épine et cinq rayons. La caudale est émargée ou à bord postérieur légèrement arrondi; seize rayons principaux dont quatorze segmentés et ramifiés. Le pédoncule caudal est non armé (au contraire des poissons-chirurgiens). Vingt-deux vertèbres, soit neuf abdominales et treize caudales.
Fiche de maintenance détaillée de Zanclus cornutus
Qualité de l'eau :
Les Zanclus cornutus restent encore rangés parmi les espèces très difficiles à conserver en aquarium, bien qu'une longévité de l'ordre de dix années ait été signalée. Aucun facteur physico-chimique particulier ne semble en cause dans les échecs. Les zancles cornus n'exigent pas une qualité d'eau exceptionnelle et il a été signalé leur présence dans les eaux peu claires et polluées du port de Colombo. Toutefois étant entendu que le taux de pollution d'un aquarium est généralement supérieur à celui d'un milieu ouvert, même mal situé, on ne négligera aucune des techniques éprouvées : tube germicide, goutte\-à\-goutte, saturation en Oxygène, écumeur et longue quarantaine. L'intolérance supposée aux traitements chimiques n'est pas démontrée et il a été constaté, au contraire, l'efficacité du sulfate de cuivre qui a permis de sauver des spécimens dont les téguments étaient en très mauvais état. On constate quelquefois des morts brutales, sans raison apparente, précédées de battements très rapides des opercules et de la bouche; le stress provoqué par la capture ou d'autres manipulations pourrait en être responsable. Comme pour toutes les espèces, y compris celles qui sont qualifiées de "faciles", le succès dépend dans une très large mesure de l'état des spécimens lors de l'acquisition. La proportion de 2/3, mentionnée plus haut dans le cas de juvéniles pris ensemble à Mombasa puis maintenus dans des conditions identiques, illustre l'importance du facteur individuel.Cohabitation et comportement :
Activité : Zanclus cornutus a une grande activité pendant la journée, à la recherche de la nourriture ou d'un congénère qui est attaqué ou au contraire accompagné. La locomotion du zancle cornu est tout à fait comparable à celle d'un Acanthuridé. Les déplacements nocturnes sont beaucoup plus calmes et lents. Un "clair de lune" éviterait l'affolement, les chocs et les blessures consécutives, constatés lorsque les animaux sont tenus dans le noir.Relations intraspécifiques : Généralement mauvaises, sauf éventuellement dans un très grand bassin abritant un groupe important au sein duquel les attaques sont divisées. Même dans 35 m3, deux individus d'un groupe de quatre ont été battus à mort par deux nouveaux venus qui ont pris leur place (D. Bougard, comm. pers.). Les combats ressemblent curieusement à ceux des Chelmon. Une lumière intense augmente considérablement l'agressivité et une solution serait donc de maintenir les groupes en lumière diffuse, ce qui est le cas dans la nature au voisinage des tombants à des profondeurs de 10 - 20 m.
Relations interspécifiques : Relativement lents et vulnérables par la grande surface du corps et des nageoires verticales, les Zanclus risquent d'être importunés ou blessés par des espèces agressives ou simplement plus actives qu'eux, surtout dans un espace restreint. Il est donc recommandé de les tenir en compagnie de petites espèces calmes avec lesquelles une concurrence alimentaire n'est pas à craindre (Anthiidés, Pseudochromidés, Apogonidés, petits Labridés juvéniles -Anampses ou Macropharyngodon-, Blenniidés, Callionymidés, Gobiidés). Malgré leur forme élevée et aplatie, ils ne sont pas à l'abri de prédateurs à bouche très déformable, tels que les Antennaires.
Alimentation et nourriture :
L'alimentation est un facteur essentiel de l'acclimatation des Zanclus cornutus et rien ne doit être négligé pour provoquer leur première prise de nourriture, aussi faut-il leur offrir un éventail d'aliments aussi variés que possible. A Nancy, les moules crues et les artémias congelées eurent beaucoup de succès dès les premiers jours; un peu plus tard, le zancle cornu accepte tubifex, néréis hachés et larves de chironomes furent également appréciés. Les algues et les Eponges sont broutées, ainsi que les substrats, sans doute à la recherche de micro\-organismes. Un apport végétal est recommandé comme source de caroténoïdes.L'introduction d'un Zanclus cornutus dans un bac d'invertébrés est en général favorable à son acclimatation, sauf en cas d'attaques parasitaires difficiles à combattre dans cet environnement. En revanche, divers organismes peuvent être endommagés, les panaches branchiaux des Vers tubicoles et les bras des crinoïdes en particulier.
Dans ce fil de discussion, à propos du zancle cornu, il est évoqué (en plus de photos et vidéos de poisson) que l'exemplaire actuellement au Muséum-aquarium de Nancy a 2 ans et se nourrit de granulés.
Protocole d'élevage et reproduction Zanclus cornutus :
Selon Thresher (1984), presque rien n'est connu sur la ponte ou les modalités de la reproduction. Il est probable que les oeufs soient pélagiques et que la ponte ait lieu à la nuit tombante, sur les pentes externes du récif. Comme les adultes se rencontrent par paire ou en petits groupes, on peut supposer que la ponte est exécutée en couple, plutôt que collectivement. Il est certain que les larves sont pélagiques, mais on ignore la durée de la vie larvaire; la très vaste répartition géographique de l'espèce suggère que la phase planctonique est longue. Les stades post-larvaires (13,4 et 16 mm LS), décrits par Strasburg (1962), sont très semblables aux "Acronurus" des Acanthuridés, mais les larves Zanclus cornutus s'en distinguent néanmoins par l'allongement du 3e rayon de la dorsale (plus de deux fois la longueur du corps) et l'épine de l'angle de la bouche, celle-ci subsistant jusqu'au dernier stade postlarvaire (canescens), après que le juvénile ait gagné le fond. Chlupaty (1977) a signalé, sans autre détail, des pontes dans un groupe de près de douze individus élevés dans le bac de 32 ml de K. Lorenz.Au Kenya, selon Allard (in litt. 6.12.87), c'est dans la deuxième ou la troisième semaine de février, aux marées de vives eaux, que les jeunes Zanclus cornutus font leur apparition dans la lagon de Mombasa. A la première marée, on en observe un de temps en temps, puis leur densité augmente progressivement au fil des marées qui sont de plus en plus fortes. Ils vivent alors par petits groupes (5 ou 6 individus) autour d'une tête de corail. Lorsqu'ils pénètrent dans le lagon, après avoir franchi (? passivement) le récif barrière, ils sont tous au dernier stade post-larvaire dit "canescens", mais dès la fin de février, on rencontre les premiers spécimens au stade "cornutus", issus sans doute d'individus arrivés les premiers dans le lagon ; fin mars-début avril, pratiquement tous sont au stade "cornutus" et poursuivront leur croissance jusqu'à une taille de 12-15 cm LT, atteinte vers la fin de l'été. La majorité des individus quitte le lagon vers la fin septembre pour gagner les pentes externes de la barrière, lieu de ponte probable.
Auteur: anemone-clown, le
Commentaires concernant ZANCLUS CORNUTUS :
