Désigne un principe d'épuration de l'eau en aquarium d'eau de mer. Le principe se base essentiellement sur l'emploi de pierres vivantes conjointement à un écumeur, un brassage de l'eau qui force le passage vers les roches vivantes et un éclairage suffisamment intense pour faire croître les micro-algues sur les pierres.
Cette méthode complète les quelques méthodes exploitées en aquariophilie marine : méthode berlinoise, méthode Jaubert, méthode DSB. Le principal avantage avec la méthode berlinoise réside dans le fait qu'il n'y a ni gros écumage ni changements d'eau trop fréquents, et sa mise en route est accessible facilement sans connaissance.
L'écumeur est chargé de soutirer à l'eau des composés protéinés mais la composition de l'écume reste parfois assez mystérieuse. Les pierres vivantes dans l'aquarium servent à la fois de décor, de support à micro-algues mais abritent surtout des bactéries qui vont participer au aux différentes étapes de l'azote dans le cycle de l'azote. Le brassage de l'eau doit être, en débit horaire, d'au moins 10 fois le volume de l'aquarium.
La méthode berlinoise préconise initialement 5% de changement d'eau par semaine, pas plus pour ne pas apporter trop d'éléments perturbateurs dans son eau, parce qu'avec les changements d'eau, on en apporte aussi, des éléments indésirables, sauf à employer une eau osmosée pure et des sels dénués de phosphates et nitrates.
On ne peut pas dire qu'il existe une seule méthode berlinoise, car de nombreuses variantes existent : l'aquarium berlinois "bare bottom" (sans sable sur le fond, vitre nue), avec sable, avec 15 kg de pierres pour 100 litres, mais aussi 20 kg pour d'autres, un écumeur dont les performances sont valables mais sans faire intervenir les meilleurs matériels, etc.
Cette méthode galvaudée depuis que le club aquariophile de Berlin, sous la direction de Peter Wilkens, a publié cette méthode propose l'idée de base consistant à recréer, peu ou proue, un écosystème fermé dont le fonctionnement naturel calquait celui d'un récif corallien. On favorise ainsi la tendance (sorte de mode) qui pousse à exploiter une filtrationbiologique plus ou moins naturelle... Bien que ces systèmes sont appelés systèmes naturels, ils ne diffèrent de ceux décrits par Eng (1961) et Emmens (1986) qu'en incorporant les écumeurs dans leur conception.
Explications sur la méthode berlinoise
La méthode, dite de Berlin, préconise une filtration basée sur la diversité biologique pour maintenir un environnement propre et stable dans un aquarium d'eau salée, typiquement un aquarium récifal avec des coraux. Cette méthode repose sur l'utilisation de suffisamment de pierres vivantes (des roches avec des organismes marins vivants et des bactéries sur ou dans celles-ci). La théorie indique que les bactéries aérobies couvrant la surface de la roche poreuse vivent et vont convertir les déchets organiques depuis le très nocif ammoniac en nitrites, puis finalement en nitrates qui sont beaucoup moins dommageables pour les habitants d'un aquarium. Grâce au processus de diffusion, les nitrates se déplacent en profondeur dans la roche où ils sont transformés par des bactéries anaérobies afin de libérer l'azote gazeux. Les restes de nitrates sont évacués par des changements partiels réguliers d'eau (environ 5% par semaine mais jusque 10% aussi). Comme mesure supplémentaire, un écumeur de protéines est utilisé pour éliminer certains des composés organiques dissous avant qu'ils ne se décomposent en ammoniac et n'entrent dans les cycles : cycle de l'azote, cycle du phosphore, Carbone.html" title="cycle du carbone" class=mot>cycle du carbone.
La règle typique générale est d'utiliser de 0,15 à 0,25 kg de pierres vivantes par litre d'eau de l'aquarium en fonction de la densité de la roche : chaque origine géographique de roche vivante propose des porosités et des anfractuosités plus ou moins nombreuses (la colonisation bactérienne sur la surface et à l'intérieur est donc variable selon la roche utilisée). L'avantage d'utiliser la roche vivante est quadruple : d'abord, une pierre vivante ... vit comme un filtre biologique, en ajoutant des bactéries bénéfiques. Deuxièmement, elle introduit une abondance de vie marine dans l'aquarium que de nombreux poissons, invertébrés et coraux utiliseront pour leur alimentation. Troisièmement, cette méthode berlinoise offre un aspect naturel à la composition du récif corallien très artificiel en aquarium. Enfin, la roche aide également à équilibrer et stabiliser le pH dans l'aquarium (pouvoir tampon).
Les Calcium, magnésium, l'alcalinité (KH) et autres oligo\-éléments qui sont consommés par les coraux, sont remplacés par les changements d'eau (l'eau de mer naturelle ou d'un mélange de sel synthétique de qualité) ou l'utilisation d'un réacteur à calcaire, d'eau de chaux (eau de calcium) ou en deux parties de solution équilibrée (emploi de pompes péristaltiques pour injecter du calcium, ... : voir la méthode Balling).
Intégrer cette définition du portail d'aquariophilie de méthode berlinoise sur un site
Le dictionnaire biologie compte actuellement 12231 définitions.
Traduction en anglais
berlin method
Liste de mots (accès rapide) A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | Q | R | S | T | U | V | W | X | Y | Z | Tous