
Beaucoup d’aquariophiles se demandent (et demandent), si la durée de l’éclairage et son intensité, est ou non favorable à la croissance et au développement des alevins !
Cette question à fait l’objet de nombreux travaux scientifiques dans le domaine de… l’aquaculture, le but étant d’améliorer le taux de survie et la vitesse de croissance des alevins.
Une thèse, intitulée : Influence de facteurs abiotique, la photopériode et l’intensité lumineuse, sur la survie et la croissances de larves, post-larves et juvéniles de Perche commune Perca fluviatilis, soutenue publiquement le 9 novembre 1999 par Stéphane Jourdan, au Laboratoire des Sciences Animales de l’Institut National Polytechnique de Lorraine, Laboratoire basé au Muséum Aquarium de Nancy, en vue d’un Doctorat de l’INPL, fait le tour de la question … en Aquaculture !
Sans entrer dans les détails de cette thèse de 150 pages ! (avec bibliographie de 432 références, dont un très grand nombre traitent de l’influence des paramètres environnementaux étudiés sur le développement de la Perche), et sans vouloir extrapoler totalement aux Poissons d’Aquarium, on peut admettre, avec une majorité d’auteurs, et c’est également démontré par Stéphane Jourdan chez les larves, post-larves et juvéniles la Perche commune, élevés en eau recyclée à 23°C, que, d’une façon générale, l’augmentation de la durée du jour (photophase longue = durée de l’éclairement de 16 à 18h, allant même jusqu’à 24/24h) et le fractionnement de la ration, favorisent la capture des proies par les larves et donc une meilleure croissance, tout en limitant l’hétérogénéité de taille. Cette technique améliore également sensiblement la survie des alevins par diminution très nette du cannibalisme et limite les comportements agressifs !
Autres remarques dont les aquariophiles peuvent éventuellement s’inspirer : quand il y alternance nycthémérale (alternance jour – nuit), l’essentiel de la consommation alimentaire, à base de larves de Nauplii d’Artemia, est concentrée sur la première demi-heure suivant l’allumage, l’intensité lumineuse n’affectant pas, dans la gamme testée (10 - 400 lux), la survie, les performances alimentaires et la croissance des juvéniles.
Article écrit par notre ami Denis Terver : http://www.aquaportail.com/manuel-aquariologie-index.html
Note: INPL = Institut National Polytechnique de Lorraine.