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Anatomie externe des poissons
Catégorie : Santé, maladies, chimie, l'eau
Publié par ninine le 15/12/2006

Anatomie externe des poissons

 

Selon le dictionnaire Larousse (édition 2005), le terme poisson désigne un « vertébré aquatique généralement ovipare, à respiration branchiale, muni de nageoires paires (pectorales et pelviennes) et impaires (dorsales, caudale et anales), à la peau le plus souvent recouverte d’écailles ». 
En allant au delà de cette définition, nous pouvons mieux comprendre les poissons que nous souhaitons maintenir pendant de nombreuses années. 
 


Morphologie du poisson 

La morphologie des poissons peut varier d’une espèce à l’autre. Leur taille peut aller de 1 cm à 16 mètres pour le requin. Généralement révélatrice d’une adaptation/ mutation naturelle, elle nous renseigne sur le mode de vie et l’environnement d’origine du poisson :

Au-delà de l’allure générale du poisson, la bouche est un autre élément qui nous informe sur leur mode de vie. Nous aborderons ce sujet un peu plus bas (partie 6)

Malgré une grande diversité dans les formes, les organes de base d’un poisson restent identiques.


La peau du poisson 

Leur peau correspond à une superposition de deux couches : l’épiderme et le derme.
 

L’épiderme secrète un mucus visqueux et transparent qui est plus abondant chez les espèces à petites écailles. La plupart des poissons ont des écailles mais contrairement aux idées reçues, ces dernières sont de fines lames osseuses produites par le derme et prenant donc leur origine sous l’épiderme. Les écailles se recouvrent les unes sur les autres comme les tuiles d’un toit.
 

Le derme renferme les chromatophores. Ces cellules situées sous la peau contiennent des pigments qui offrent aux poissons une coloration permanente ou temporaire et offrent à notre regard une variété importante de couleurs. D’autres cellules contiennent des petits cristaux qui donnent un aspect métallique/ brillant par réfléchissement de la lumière.
Cette diversité de couleurs nous donne des indications sur l’age et le comportement du poisson qui échange des informations via leur coloration : agressivité, fuite, parade nuptiale, reproduction, camouflage, maladies… 

Les différents composants de la peau jouent un rôle important pour la santé des poissons mais aussi l’adaptation à leur environnement :
      • résistence à l’eau,
      • amélioration de l’aérodynamisme,
      • protection contre les maladies, parasites et agents toxiques,
      • support à certaines terminaisons nerveuses.


    La ligne latérale
     

    Plus ou moins visible en fonction des espèces, la ligne latérale est une série de pores alignés sur les 2 côtés des poissons. Arrivée de terminaisons nerveuses, elle leur permet de ressentir les vibrations de l’eau. Un influx nerveux part alors vers le cerveau et permet la transmission d’informations utiles telles que la vitesse, les mouvements aux alentours, les obstacles et se diriger dans l’obscurité. 



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    Les nageoires
     

    Les nageoires sont des membranes larges et plates tendues sur des rayons. Ces derniers sont dits « épineux » lorsqu’ils dépassent et sont blessants pour d’autres poissons ou les aquariophiles eux-mêmes. A l’opposé, des rayons non apparents seront appelés « rayons mous ».
    Les poissons contractent les muscles de chaque côté de la colonne vertébrale ce qui fait onduler leur corps de la tête à la nageoire caudale (nageoire arrière).
     

    Chaque nageoire a un rôle bien défini :

Parallèlement aux nageoires standards, certaines espèces développent des modifications de leur nageoire. Citons les guppys et platys (vivipares) qui voit la nageoire anale remplacée par le gonopode (organe reproducteur). Chez les gouramis, les nageoires pelviennes sont des filaments qui ont un rôle tactile.  


La tête chez les poissons
 

L’opercule, située derrière les yeux, protège les branchies. Son rôle est de permettre la circulation de l’eau et par extension de l’oxygène. Lorsque l’opercule est ouvert, la bouche du poisson est fermée.
 

Les yeux sont également adaptés à l’environnement d’origine. Leurs tailles varient en fonction de la luminosité et des habitudes alimentaires :

Le champ de vision du poisson peu aller jusqu’à 270° grâce à la position et à la mobilité des yeux (horizontale et verticale). Même si ils distinguent les formes et les déplacements à courtes distances, les poissons n’en sont pas moins myopes. Autres spécificités : les yeux n’ont pas de glandes lacrymales ni de paupières. Aussi donnent-ils l’impression de ne jamais dormir. 

Les narines sont au nombre de 2 ou 4. Situées avant les yeux, elles ont uniquement un rôle olfactif et non respiratoire. 

La bouche peut avoir une orientation variable en fonction des habitudes alimentaires. Les poissons de surface auront une bouche dont l’ouverture sera dirigée vers le haut afin d’attraper la nourriture ou les insectes flottant à la surface. Les poissons de font auront au contraire une bouche orientée vers le bas pour attraper la nourriture se déposant sur le sol. Souvent une des extrémités (voire les deux) sont pourvues de barbillons qui les aident à détecter les aliments. Leur rôle est essentiellement tactile et sensitif. La majorité des poissons ont une bouche orientée vers l’avant de la tête pour attraper la nourriture en nageant.
La bouche des poissons est pourvue de papilles gustatives qui leur permettent de reconnaître les goûts et de rejeter ce qu’ils n’aiment pas.
La dentition est un autre indicateur des habitudes alimentaires. Les poissons omnivores (cyprinidés) et herbivores auront des dents aplaties pour broyer les végétaux, … Les carnivores (Cichlidés, piranha) auront une bouches grandes et puissante pourvue de nombreuses dents. 
 

L’anatomie externe peut être affinée puisque certaines espèces ont développé des particularités par rapport au standard décrit ci-dessus.
La connaissance des poissons ne peut pas être complète sans une analyse de l’anatomie interne …

Caroline FOURREAU

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