L'écosystème, ce nom commun, qu'on emploie de plus en plus fréquemment, tant en aquariophilie des eaux douces qu'en aquariophilie marine, est bien souvent galvaudé. D'ailleurs, est-on certain de bien l'utiliser, d'en comprendre les subtilités ? Voici quelques explications sur la signification étendue de ce terme...
Brièvement, un écosystème est un ensemble constitué du milieu physico-chimique (le biotope) et des êtres vivants qui le peuplent (la biocénose). Reformulé à l'envers, c'est un ensemble structuré, constitué d'une biocénose (organismes vivants) et d'un biotope (environnement physique).
Son fonctionnement aboutit à la production de matières végétales (production primaire) et animales (production secondaire).
Il faut prendre conscience que le seul écosystème normalement concevable est celui de la biosphère à l'échelle de la Terre entière ! Pour la commodité de l’étude, on fragmente cet écosystème en unités fractionnées, correspondant à des aires géographiques restreintes et aussi indépendantes que possible des aires géographiques contigües. En définitive, on évoque essentiellement des sous-écosystèmes terrestres (ou aqueux).
Les peuplements animal et végétal de chaque écosystème ainsi défini sont liés par des dépendances réciproques.
Que recouvre la notion d’écosystème ?
Avec Nyns (1978) et Dajoz (1971), on peut admettre qu'un écosystème est caractérisé par sa stabilité et son homogénéité. On constate notamment :
+ La composition de la communauté biologique de l'écosystème. Les espèces organiques (végétaux, animaux, unicellulaires, bactéries) qui s'y trouvent sont bien définies tant sur le plan qualitatif que sur le plan quantitatif.
+ Les espèces se répartissent topographiquement et climatiquement selon un schéma défini. Par ailleurs, la communauté présente dans le temps un phénomène alternatif de vieillissement et de rajeunissement.
+ L'écosystème est capable d'autorégulation ! Il peut résister ou se reconstituer malgré une rupture occasionnelle d'équilibre (dans certaines limites au moins).
+ La communauté biologique, autonome, se répartit les taches dans le temps et entre ses membres. Elle accepte ou rejette une nouvelle espèce. Elle contrôle l'environnement de manière à établir un équilibre optimum.
+ La communauté biologique est basée sur un cycle nutritif. Elle se compose de producteurs primaires capables d'utiliser l'énergie lumineuse, d’herbivores et omnivores qui se nourrissent de plantes, de carnivores qui se nourrissent des précédents et de micro-organismes qui décomposent les tissus de plantes et d'animaux morts.
En définitive, la notion d'écosystème est simple par sa diversité.
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